30 juil. 2016

Le Gollem d'Hollywood

Auteur: Jonathan Kellerman, Jesse Kellerman

Titre original:  The Gollem Of Hollywood

Edition: G.P. Putnam's Sons

Genre: Policier

Date de parution: 2014

Résumé: Jacob Lev, un inspecteur de Los Angeles marqué par un père rabbin et une mère sculptrice, enquête sur la découverte d'une tête, séparée du corps, dans la cuisine d'une habitation désaffectée de la colline d'Hollywood. Ses investigations le plongent au coeur de mythes juifs du XVIe siècle autour d'un créature humanoïde, reliant cette affaire à celle d'un tueur en série de Prague.



The Golem of Hollywood est le troisième roman que je lis de Jonathan Kellerman, et alors que le résumé m’avait fortement intriguée, la lecture s’est au final révélée être laborieuse et décevante.

Tandis que le début nous lançait dans un récit prometteur, avec une scène intéressante à Prague et l’apparition d’une créature des plus étranges, la suite plonge rapidement dans un rythme plus lent, qui, s’il convient parfaitement bien à la mise en place de l’histoire et à la présentation du personnage principal, n’en devient que plus lourd et pénible par la suite. En effet, ce rythme donne la désagréable impression qu’il ne se passe pas grand-chose, et ce en dépit même d’une tentative intéressante mais peu concluante de mélanger deux récits en un. L’alternance récit religieux et enquête actuelle aurait pu donner quelque chose de plus attrayant si le premier ne s’en trouvait pas rallongé. Certes, on nous explique par ce procédé la provenance du golem, mais la longueur des passages  n’en alourdit que plus un récit qui aurait plutôt besoin d’un rythme plus soutenu.

Les personnages sont malheureusement à l’image de l’histoire : fades et peu attrayants. Qu’il s’agisse du héros ou bien des protagonistes secondaires, aucun n’est réellement sympathique et on a du mal à se sentir proches d’eux.


Au final, malgré une idée intéressante de mêler le religieux à une enquête moderne, la lenteur et les longueurs des récits font que ce roman devient pénible à lire et terminer. 


15 juil. 2016

Aldara, un amour de femme

Auteur: Dominique Simon

Edition: Z4

Genre: Drame

Date de parution: 2016


Résumé: Aldara s’était aperçue dès l’enfance que seules les personnes de son sexe l’attiraient, et n’imaginait trouver jouissance qu’auprès du féminin.
Arrivée à l’âge d’être mariée, elle est poussée par les siens à épouser le prétendant qu’ils lui ont choisi.
Aldara hésite sur la conduite à tenir. Partagée entre le goût insatiable qu’elle a pour le corps des filles et l’existence d’épouse qu’on lui propose. Pourtant, il faut choisir ! Suivre le vrai de sa nature ou abdiquer, céder à la pression familiale… Si ce texte relate de façon parfois crue les circonstances et les évènements qui finiront par conduire l’héroïne à suivre son chemin, il met aussi en lumière les mécanismes étranges qui président à notre destinée. Comme si nous n’étions comptable que des itinéraires que nous choisissons d’emprunter, l’essentiel étant déjà ourdi…



C’est dans le cadre d’un partenariat avec l’auteur que j’ai fait la découverte de cette lecture, bien loin de ce que je peux lire d’habitude. Malgré un résumé qui en dit déjà trop sur le récit, ma curiosité avait été piquée à vif et j’ai eu envie de faire la connaissance d’Aldara et de sa découverte d’elle-même.

Si j’ai débuté ma lecture avec intérêt, ce dernier a fini malheureusement par déchanter au fur et à mesure que je tournais les pages. En effet, alors que je m’attendais à vraiment suivre les doutes et questionnements du personnage principal, l’auteur s’est plutôt focalisé sur des flashbacks mettant en lumière des protagonistes secondaires. Le récit alterne alors entre passé et présent et entre les personnages, pas toujours de manière très fluide, et il devient parfois difficile de voir où tout cela va mener. On pourrait dire que ce choix d’écriture s’apparente à une tentative d’expliquer la personnalité d’Aldara - notamment la partie avec sa tante et son penchant pour les fessées qui ont attisé les envies de la jeune fille – mais cette personnalité est au final si peu montrée qu’on continue à s’interroger sur cette mise en page.

Ces longs passages concernant d’autres personnages ressemblent donc plus à des digressions rendues lourdes par une longueur trop étendue, qui n’apportent au final pas tant de choses au récit. La curiosité et l’envie reviennent vers la fin, plus plaisante puisqu’Aldara revient au cœur du récit; on la retrouve enfin comme décrite dans le résumé : hésitante sur sa conduite à tenir face à ses sentiments envers la gente féminine. Son dilemme est palpable, on commence à s’attacher à elle et on en voudrait même plus.

L’écriture est bonne, mais l’auteur use souvent de descriptions à rallonge ou de tournures parfois alambiquées. Cela n’entrave pas la lecture pour autant, même si il faut s’y habituer au départ.

Pour conclure, l’idée de base est intéressante, mais le développement de l’histoire ne permet pas vraiment de s’attacher aux personnages, ni de comprendre réellement qui est Aldara. J’aurai aimé plus de passages sur ses doutes, même si la fin me satisfait.

1 juil. 2016

Petites Surprises

Lorsque l'on commence un blog, on n'imagine jamais les rencontres que l'on peut faire à travers cet outil.
Ecrire sur des lectures est avant tout un plaisir, celui de faire partager. Et ce plaisir devient plus grand quand un auteur nous fait confiance et se tourne vers nous pour chroniquer son nouveau récit. 
Par deux fois Hélène Louise m'a proposée des lectures, qui ont fait mouche à chaque fois.
Entre Filigranes et Les Silences de Thalès, j'ai été chaque fois transportée dans un univers convaincant et attirant.

Mais outre ses deux romans, cette auteure m'a fait parvenir de beaux cadeaux touchants, qui rappellent à quel point la lecture est plus qu'un échange.
Voici ces belles surprises qui ravissent toujours. 



Moi qui adore les papillons, je suis plus qu'enchantée par ces magnifiques cadeaux.