11 mars 2015

Japan Expo Sud 2015

Alors qu'elle était absente en 2014, la Japan Expo Sud est de retour cette année pour 3 jours de folie.
C'est avec grand plaisir et une curiosité de voir si quelque chose avait changé que j'ai pris le chemin de Marseille et du parc Chanot samedi matin. 

A peine arrivés sur le parking que le ton est donné: alors qu'auparavant il y a avait toujours des places avant 11h, ce n'était pas le cas cette fois-ci, au point que nous avons du nous garer comme nous pouvions. Qui dit parking plein dit donc beaucoup de monde et moi qui déteste les espaces trop remplis, j'ai été servie.

Qu'à cela ne tienne, je me suis engagée dans la foule vaillamment et mon ami et moi avons commencé notre petit tour d'horizon.
Pas de grande surprise au niveau de l'organisation: des invités, des conférences, des jeux et animations et des stands pour acheter des goodies qui s'étendaient sur deux halls. Rien de nouveau donc, si ce n'est un peu plus de diversités au niveau des goodies comparé à il y a deux ans. Et un peu plus de Sailor Moon: moi qui suis une grande fan j'ai failli craquer à plusieurs reprises devant des peluches (mon pêché mignon) et des figurines.



J'ai tenu bon et n'ai acheté que deux petites tasses, représentant une les Inner Senshi, et l'autre les Outer Senshi.



Durant la journée nous avons croisé de nombreux cosplayeurs dont certains étaient vraiment magnifiques. Je suis toujours agréablement surprise de voir l'ardeur que mettent les gens pour leur passion.  Nous nous sommes également souvent arrêtés au stand de l'AEUG (l'association pour l'essor de l'univers Gundam) qui présentait des gunpla (maquettes de Gundam à monter soi-même), un atelier gunpla et quelques animations autour de cet univers très prisé au Japon. Je me suis beaucoup amusée à écouter mon ami discourir de sa passion avec d'autres passionnés que lui.



Nous avons tenté par la suite d'assister à une conférence, celle du fossoyeur de film, youtubeur cinéphile. Malheureusement, toutes les places étant prises, les micros n'ayant qu'une faible portée, nous sommes repartis car nous n'entendions rien.



Petit bémol donc sur la gestion des conférences: un lieu fermé et un peu plus grand serait préférable plutôt qu'un espace au milieu du hall et donc du brouhaha des gens qui passent à côté.

Heureusement, si un des halls étaient bondés, l'autre était un peu plus calme et offrait des activités comme du sport (Takedo, Aïkido) ou des arts traditionnels (shogi, origami, jeu de go etc.) ainsi qu'un petit jardin au calme qui nous permettait de nous plonger un peu dans la culture japonaise.



Malgré la foule trop compacte, les poussettes qui ne servent qu'à boucher le passage et des pieds endoloris, nous avons passé une agréable journée. Je me suis fait plaisir et j'ai même eu droit à un très beau cadeau: mon premier gunpla que je me suis empressée de commencer. 

J'aimerai beaucoup aller à celle de Paris un jour, mais la Japan Expo Sud reste très agréable et permet une découverte intéressante du Japon et des mangas.


Je termine cet article par mes petits achats:


2 mars 2015

Et puis, Paulette...

 Auteur: Barbara Constantine 

Edition: Le Livre de Poche

Genre: Contemporain

Date de parution: 2013


Résumé: Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…



J’ai fait la découverte de Barbara  Constantine l’an passé avec son roman A Mélie A Mélo qui m’avait séduite de par son histoire et son écriture. Voulant réitérer l’expérience avec l’auteur, c’est vers Et puis, Paulette que je me suis cette fois-ci tournée.

A nouveau j’ai été conquise par cette histoire qui traite d’un sujet contemporain trop souvent ignoré malgré quelques tentatives de médiatisation : la solitude chez le 3ème âge. En dépit du sérieux de ce thème, Constantine ne tombe pas dans le pathos ou une condamnation gratuite envers les plus jeunes. Elle réussit au contraire, et avec brio, à nous transporter dans un récit agréable et empli d’espoir qui nous fait ressortir de la lecture le cœur plus léger. Car au-delà de la solitude, c’est surtout la solidarité et l’altruisme qui sont mis en avant : ou comment devant l’adversité on peut se serrer les coudes et réapprendre à vivre en communauté.

Au fil des pages on fait la connaissance de divers personnages qui, grâce à Fernand, un vieux monsieur dont la famille est partie il y a peu vivre en ville, se retrouvent à faire une sorte d’auberge espagnole tous ensemble. Il faut alors concilier les habitudes ainsi que les différents caractères de chacun pour pouvoir vivre en harmonie. Cela donne lieu à de jolies scénettes de vie qui mettent en avant les échanges humains. Mais sous couvert de légèreté, Constantine n’oublie pas d’aborder des thèmes durs et ce à sa façon. Ainsi les personnages doivent faire face à la maladie, la mort ou bien des difficultés amoureuses qui souvent sont des facteurs d’isolement. Cependant les protagonistes font front ensemble, et abordent leur nouvelle vie avec de nouvelles armes.

Chaque personnage est touchant à sa manière : on se prend d’affection facilement pour eux, on les suit avec plaisir dans leurs aventures. Grâce à l’écriture fluide, simple et légère de l’auteur, on parvient à les imaginer, on rit et pleure avec eux. On est entraîné dans cette ferme atypique qui déborde d’espoir face à la solitude.

Et puis, Paulette fait partie de ces romans qui font du bien quand on les lit.