22 févr. 2014

Mortelle Saint Valentin

Film américain

Date de sortie: 27 juin 2001

Réalisé par: Jamie Blanks

Avec: David Boreanaz, Denise Richards, Marley Shellton, Jessica Capshaw etc.

Durée: 1h35

Genre: Thriller / Horreur / Slasher

Titre originale: Valentine

Synopsis: En 1988, durant le bal de la Saint-Valentin à San Francisco, les garçons tentent leur chance en invitant à danser les quelques filles encore sans cavalier. L'un d'eux est Adam Carr, le premier de la classe. Chacune de ses demandes est systématiquement repoussée. Un groupe de garçons le surprend en train d'insister auprès de Dorothy Wheeler. Ils le remettent alors rapidement à sa place en lui infligeant une bonne correction.
Tandis qu'il gémit couché sur le sol, un filet de sang coulant de son nez, les filles qui ont décliné ses avances viennent se moquer de lui. Ce sont Paige Prescott, Lily, Kate Davies, Shelley et Dorothy.

Une douzaine d'années se sont écoulées. Les cinq amies inséparables d'autrefois mènent aujourd'hui une vie d'adulte. Elles n'ont toutefois jamais eu de véritable succès en amour et se sentent bien seules lorsqu'arrive la Saint-Valentin. Il faut dire qu'elles sont toujours restées quelque peu superficielles.
Mais cette année, un prétendant inconnu leur a envoyé à chacune un cadeau. Shelley est alors retrouvée morte, assassinée. Un ancien amoureux a décidé de se venger à la venue du 14 février, et elles en feront toutes les frais s'il n'est pas arrêté à temps. Relaxe et confiant, le tueur masqué au smoking bleu attend patiemment sa dernière nuit d'amour avec ses anciennes flammes.



Dans la lignée des slashers post Scream, Mortelle St Valentin nous propose une histoire classique de vengeance à coups de meurtres au développement plat voire inexistant.

Hormis une première scène sympathique qui plante le décor du film en exposant les futures motivations du tueur, le reste est d’une médiocrité affligeante. Le scénario joue sur tous les clichés imaginables et possibles à commencer par les personnages, qu’il s’agisse du tueur ou des filles. Ces dernières ne sont que le pâle reflet de l’éternel stéréotype de la fille creuse et très belle qui ne parvient pourtant pas à réfléchir correctement, notamment quand elle est menacée de mort. Quant au tueur, on se retrouve dans le schéma constant de l’être bizuté, humilié durant sa jeunesse et qui après des années décide de se venger. On pourrait pardonner au scénariste de se contenter d’un tel tueur s’il avait seulement une once de charisme et de présence. Ce n’est pourtant pas le cas et on se retrouve avec un meurtrier portant un masque risible de chérubin qui empêche le spectateur de ressentir un quelconque frisson et qui le cantonne finalement à un rôle secondaire. Le manque de psychologie chez les personnages est hélas accompagné par un jeu d’acteurs quasi inexistant, excluant ainsi toute possibilité de développement de sympathie envers les victimes.

Outre le problème des personnages, c’est bel et bien le manque d’ambiance qui fait que ce film ressemble plus à une mauvaise comédie qu’à un réel film d’horreur. Les scènes s’enchaînent sans saveur et sans surprise, le tout étant grandement prévisible ; mais ce sont les scènes de meurtres qui restent les plus décevantes tant elles ne dégagent aucune tension ni angoisse. Si l’on peut reconnaître une recherche pour varier les tueries le problème est qu'on ne voit rien en général, ce qui est un peu le comble pour un film d'horreur. Le choix de garder les victimes hors champs pour la majorité des meurtres contribuent à ce sentiment de platitude qui traîne tout au long du film. La réalisation souffre elle aussi du manque de prises de risques et d’inventivité tant elle se repose sur du classique.

A part la scène d'introduction et la scène finale qui surprend un peu Mortelle Saint Valentin n'est vraiment pas un film mémorable. Entre lenteur, ennui et stéréotypes on est loin d'un vrai slasher, le réalisateur se contentant de nous offrir un pseudo thriller où le tueur est connu dès les premières minutes et où les incohérences fleurissent toutes les deux scènes. 



21 févr. 2014

Le Deuxième Eté

Auteur: Ann Brashares

Titre original: The Second Summer of the Sisterhood

Edition: Delacorte Press

Genre: Jeunesse

Date de parution: 2003

RésuméAu cours de ce deuxième été, les filles se réunissent de nouveau chez Gilda avant leur séparation. A la base, Bridget et Lena devaient chercher un petit boulot toutes les deux, mais Bridget, qui traverse une crise existentielle, décide de se rendre en Alabama pour voir sa grand-mère qu'elle n'a pas vue depuis sa toute petite enfance. Lena reste donc à Bethesda et elle travaille chez Basia, une boutique de mode. Carmen reste elle aussi à Bethesda, s'occupe en faisant du baby-sitting régulièrement et en gâchant la vie de sa mère. Tibby s'en va en Virginie, faire un stage d'études cinématographiques pour les deux mois d'été. Lena, quant a elle, son coeur est resté en Grèce.



Un an s’est écoulé depuis la fin du premier tome. Un nouvel été débute et on retrouve Tibby, Bee, Carmen et Lena pour des vacances qui semblent au départ être ordinaires. Bien sûr les choses vont se passer différemment sinon il n’y aurait rien à raconter.

Comme pour le premier tome on suit les filles indépendamment des autres, sans aucun ordre particulier. Chaque histoire est différente, suivant le fil du caractère des héroïnes mais offrant ainsi à nouveau des récits inégaux. Les thèmes abordés sont pourtant intéressant dans leur ensemble mais j’ai moins apprécié la façon dont ils étaient développés.

Contrairement au livre précédent, c’est l’histoire de Bee qui m’a le plus touchée. Alors que l’été d’avant elle m’avait fait l’effet de n’être qu’un cliché de la fille dragueuse qui ne cherche qu’à se faire voir et m’avait quelque peu énervée, son caractère est ici plus développée. A travers son mal être et sa tentative de renouer avec un passé oublié on découvre une jeune fille plus fragile qu’au premier abord, plus proche de sa mère qu’elle ne l’aurait cru. Il se dégage beaucoup de nostalgie et d’émotions dans cette découverte et on sent que ce retour aux sources va lui permettre de se retrouver et d’avancer. C’est notamment la façon atypique qu’elle a d’aborder son passé et de se remettre sur pieds qui fait sa force et qui fait que l’on s’attache à elle. Le seul bémol à son récit est le fait qu’on ne sache pas vraiment pourquoi elle s’est retranchée de la sorte. On devine vaguement une cause venant du premier tome sans que rien ne soit totalement expliqué, ce qui reste frustrant.

Les autres filles sont par contre bien fades comparées à Bee. Lena n’évolue toujours pas, elle se contente de vivre sur des souvenirs et une décision qu’elle regrette. Le parallèle fait avec sa mère n’est pas réellement convaincant et on se contente de revivre des regrets sans que cela n’apporte concrètement quelque chose au personnage. Tibby quant à elle stagne sur sa rencontre avec Bailey, ce qui est assez compréhensible. On sent que cette rencontre a fortement marquée la jeune fille mais comme pour Lena, il ne se passe pas grand-chose pour elle durant cet été et on se lasse rapidement des passages où elle apparaît. Carmen est celle qui m’a le plus déçue. Si auparavant j’avais pu comprendre sa réaction envers son père, son comportement dans ce second tome est risible et incompréhensible. On se retrouve face à une enfant capricieuse qui n’hésite pas à agir de manière détestable afin que son quotidien ne soit pas chamboulé, ce qui donne un récit plat malgré la volonté de l’auteur de rajouter de l’émotion.

Au final ce tome est moins bon que le premier. Le plaisir de retrouver les quatre amis s’efface devant la platitude de la plupart des histoires et la stagnation de certains personnages. Les thèmes abordés qui sont pourtant intéressants le sont de façon maladroite et il est difficile de s’attacher complètement aux héroïnes. La lecture se révèle moins passionnante même si elle reste facile.

Lu dans le cadre du challenge Read in English:


13 févr. 2014

Quatre filles et un jean, Tome 1: Le Premier Eté

Auteur: Ann Brashares

Titre original: The Sisterhood of the Traveling Pants

Editions: Ember

Genre: Jeunesse

Date de parution: 2005 (première publication: 2001)


Résumé: Un jean acheté dans une boutique d'occasion va devenir le lien entre quatre adolescentes. Carmen est brune et un peu ronde, elle parle sans détour et a un problème avec son père divorcé qui lui réserve une drôle de surprise. Tibby est un garçon manqué et ne fait pas son âge. Bridget, la troisième, est blonde, superbe et sportive, volontaire jusqu'à l'erreur... La dernière est Lena la brune, très introvertie, et grecque jusque dans ses sentiments. Chacune va se retrouver séparée pour les vacances, et ce jean magique sera leur lien indéfectible, source de fidélité. Il sera témoin de la découverte pour chacune d'entre elles de la profondeur de l'amour. Que ce soit l'amitié d'une petite leucémique ou la révélation de l'amour paternel pour certaines, ou bien la rencontre du premier amour, authentique ou source d'une amère déception pour l'autre.



Lors de mon inscription très tardive au Big Challenge Livraddict 2013 j’ai découvert une série dont le titre m’a attiré pour son originalité. Il faut dire que le résumé m’a convaincue que j’allais lire un livre jeunesse, sans prise de tête et assez drôle et c’est là que je me suis légèrement trompée. Jeunesse, le livre l’est indéniablement, mais il n’est pas que drôle et touche finalement à des sujets sérieux qui sont intéressants dans la manière dont l’auteure Ann Brashares les a traités.

L’idée de départ est sympathique et comique avec cette paire de jeans qui miraculeusement sied à quatre jeunes amies de stature différente qui, pour la première fois de leur vie, vont passer un été loin les unes des autres. Mais au-delà de cet aspect c’est un constat un peu amère que l’on peut percevoir dans le fait qu’en grandissant et vieillissant la vie nous amène à être séparés. Et c’est dès le départ que ce jeans prend toute son importance en étant le symbole du lien qui unit ces quatre amies.

Ce n’est pas une histoire que l’on suit, mais quatre, chacune différente qui va amener son lot d’aventures aux filles. Ann Brasheres se débrouille assez bien dans l’alternance des récits, se concentrant tantôt sur l’une, tantôt sur l’autre sans qu’il n’y ait de schéma prédéfini. Cela confère une forme déstructurée au roman lui apportant de la fraîcheur. L’écriture reste par contre dans la lignée d’un livre jeunesse et ne se démarque aucunement. L’auteur reste simple et alterne entre dialogues, descriptions et pensées des personnages en restant dans la légèreté et évitant de tomber dans le piège du trop plein. Les aventures des héroïnes sont bien rendues mais sont par contre inégales entre elles. On peut séparer d’un côté la découverte de l’amour avec Bee et Lena et de l’autre une plongée difficile dans la réalité de la vie avec Tibby et Carmen. Ce sont ces deux dernières histoires qui sont les plus intéressantes puisqu’à travers cette confrontation complexe et douloureuse à la vie on aperçoit une évolution dans le caractère des deux personnages. L’aventure de Carmen est intéressante car elle rend compte d’une situation dans laquelle de nombreux adolescents pourraient faire face. Sa réaction vive, qui peut sembler disproportionnée à certains, témoigne d’un mal être que l’on ressentirait tous si l’un de nos parents agissait comme le fait son père. On se sent proche d’elle en ce sens où une nouvelle vie débute et qu’elle doit apprendre à y trouver ses marques, ce qui n’est jamais évident. Il en va de même pour Tibby qui fait une rencontre qui bouleverse son été. Cette fois-ci, c’est le thème de la maladie qui est abordé, sujet grave qui apporte malgré tout une certaine lueur d’espoir.

Du côté des « romances », la déception est présente. Alors que d’un côté on a des sujets importants qui sont bien traités, ici on se retrouve avec deux histoires différentes mais basiques comme en retrouve de partout. D’un côté il y a Bee, qui fait sa charmeuse à tout prix. Son personnage devient lassant devant cette répétition de séduction qui n’apporte pas grand-chose au récit. De plus, son comportement changeant à la fin sans qu’on ait une explication véritable laisse perplexe et semble n’être qu’un prétexte pour dresser un parallèle entre elle et sa mère qui était dépressive. De l’autre côté il y a Lena et son amour de vacances grec. On tombe ici dans le cliché du « je te fuis mais te cours ensuite après » qui, comme pour Bee, est banal et lassant.



 4 Filles et 1 jean est donc un livre qui se laisse lire facilement et qui sous couvert de l’amitié et des vacances va parler de sujets sérieux. Le caractère différent de chacune des héroïnes permet aux lecteurs de s’identifier à elles et d’offrir ainsi une diversité intéressante. On regrettera cependant le manque de profondeur dans certaines histoires et l’inégalité du roman même si la lecture reste plaisante.

Lu dans le cadre du challenge Read in English:


12 févr. 2014

Bilan de Janvier 2014

Un peu en retard, voici mon bilan du mois de janvier qui est pas mal dans l'ensemble malgré l'absence d'articles sur le blog. Ce fut une bonne rentrée, même si le rythme a déjà changé, hélas.



Films vus:

- Moi, moche et méchant
- Moi, moche et méchant 2
- Monstres Academy
- Bad GrandPa
- American Hustle
- Benjamin Gates et le livre des secrets
- The Croods
- Le Loup de Wall Street
- La Vie Rêvée de Walter Mitty
- 10 bonnes raisons de te larguer
- Les garçons et Guillaume, à table!
- La Stratégie Ender
- Sex Friends
- Sexe entre amis
- Hunger Games 2
-7 ans de mariage
- Suspiria
- L'armée des 12 singes
- Les Incorruptibles

Séries vues:
- American Dad: 2
- Cowboy Bebop: 1
- HIMYM: 2
- Grimm: 2
- Sherlock: 3
- TBBT: 2
- The Crazy Ones: 2
- The Michael J. Fox Show: 3
- Détective Conan: 2
- Agatha Christie's Poirot: 3

Livres lus:
- La Quête d'Ewilan T.2: Les Frontières de Glace (Pierre Bottero)
- La Quête d'Ewilan T.3: L'île du Destin (Pierre Bottero)
- Letters From Father Christmas (J.R.R Tolkien)
- Les Mondes d'Ewilan T1: La Forêt des Captifs (Pierre Bottero)
- Les Mondes d'Ewilan T.2: L'oeil d'Otolep (Pierre Bottero)
- Les Mondes d'Ewilan T.3 Les Tentacules du Mal (Pierre Bottero)
- La Purulente (Eric Beauvillain)
- Meurtres pour Rédemption (Karine Giebel)
- The Mysterious Mr Quin (Agatha Christie)
- The Thirteen Problems (Agatha Christie)
- Artemis Fowl T.5 Colonie Perdue (Eoin Colfer)

2 févr. 2014

La Purulente

Auteur: Eric Beauvillain

Edition: Kindle Edition

Genre: Science-Fiction

Date de parution: 2014

Résumé: Dans la Section H27 se trouve un quartier nommé la Purulente. Sale, dangereux, repaire de brigands et d’activités illégales, il est l’opposé du reste de la Section ; un monde effroyable dont on ne ressort pas si on a le malheur d’y entrer. C’est dans la Purulente qu’a disparu un dignitaire ganymédien. Et c’est dans ce quartier effroyable que devra s’enfoncer un agent pour le retrouver. Un agent qui n’était absolument pas préparé à cela.



Parmi les bonnes rencontres du net, certaines peuvent se révéler être d’excellentes surprises. C’est ainsi qu’au détour d’une conversation banale je me suis retrouvée face à un auteur qui a eu la gentillesse de penser à moi pour chroniquer sa nouvelle de Science-Fiction. C’est avec plaisir et beaucoup de curiosité par rapport au titre que je me suis plongée dans la quarantaine de pages du récit. Moi qui ne suis absolument pas familière du genre SF, je dois avouer m’être régalée avec cette narration certes courte mais complète dans ce qu’elle veut raconter.

            Dès les premières pages on est entraînés dans un récit intéressant qui va se révéler très captivante avec une histoire intrigante qui dévoile rapidement ses tenants sans pour autant tomber dans une sorte d’introduction ou de préambule indigeste. Bien au contraire, l’auteur a choisi de se limiter aux simples informations nécessaires à l’aventure qui va suivre, choix judicieux qui permet au lecteur de rentrer assez vite dans l’histoire sans se perdre avec des détails inutiles. C’est ainsi que l’on suit le héros, qui n’est autre que le narrateur, dans une aventure surprenante qui va nous faire découvrir un monde inconnu et déroutant. On est plongé dans un univers futuriste qui tient de la dystopie, dans une société à deux vitesses qui est à la fois en décalage et ressemble à la notre. Malgré ce parallèle que l’on pourrait faire et qui peut être intéressant de relever, le propos de la nouvelle reste bel et bien porté sur l’aventure qui se déroule à ce moment là et non sur une hypothétique critique de notre société et c’est cela qui fait tout le charme de l’histoire, en plus de son écriture.

Cette dernière est prenante, dynamique et très visuelle. Le récit se dote de nombreuses descriptions qui permettent facilement d’imaginer les scènes sans néanmoins alourdir le texte. Les dialogues sont justes, on reste dans la vraisemblance du monde imaginé. Le rythme est soutenu, tout s’enchaîne assez vite sans que le lecteur ne soit cependant perdu ou l’histoire hachée. Le choix de la première personne est bien approprié au récit qui nous est conté : en effet, ainsi nous nous retrouvons au même niveau que le personnage et découvrons en même temps que lui, à travers ses propres yeux et pensées la Purulente, nous permettant par là-même de nous attacher quelque peu à lui.

Au final on a une nouvelle qui dépeint parfaitement une aventure assez courte mais suffisamment détaillée pour nous permettre de l’imaginer telle une scène tiré d’un film. Le cynisme du personnage apporte une touche d’humour et de fraîcheur au récit, faisant reculer ce sentiment de drame qui semble poindre. Outre une histoire excellente, c’est surtout la fin qui nous prend au dépourvu de par son retournement qui nous prend par surprise. Malgré notre étonnement, le tout reste parfaitement crédible, cela grâce aux détails et indices déjà mis présents depuis le début.

La Purulente est donc une très bonne nouvelle à découvrir.