29 sept. 2013

Le lien maléfique

Auteur: Anne Rice

Titre original: The Witching Hour

Traducteur: Annick Granger de Scriba

Editions: Pocket

Genre: Fantastique

Date de parution: 2012 (date originale: 1990)

RésuméSous le porche dune vieille demeure à l'abandon de La Nouvelle-Orléans, une femme frêle et muette se balance dans un rocking-chair : Deirdre Mayfair est devenue folle depuis qu'on lui a retiré, à la naissance, sa fille Rowan pour l'envoyer vivre à San Francisco. Et derrière la grille du jardin, un homme, Aaron Lighter, surveille inlassablement Deirdre, comme d'autres avant lui, pendant des siècles, ont secrètement surveillé la famille Mayfair. Car ils savent que, de génération en génération, les femmes du clan se transmettent leurs maléfiques pouvoirs et que la terrifiante et fabuleuse histoire de cette lignée de sorcières ne fait que commencer...


Pour ma première incursion dans le monde d'Anne Rice, on m'a conseillé la saga des sorcières Mayfair. Premier livre de la trilogie, Le Lien Maléfique m’a fait découvrir une auteure de talent mais l’histoire ne m’a pourtant guère emballée et je suis ressortie de ma lecture avec un sentiment mitigé.

Le résumé est prometteur et l’histoire en elle-même reste intéressante dans son idée générale. Rice nous entraîne à la suite d’une famille de sorcières en laissant de côté chaudrons, balais et formules magiques, rendant le tout attrayant. Mais le problème de ce roman est qu’il est bien trop long. En effet, en plus de conter l’histoire de l’héroïne, Rowan Mayfair, le roman est scindé en deux avec le récit de l’histoire familiale, partant de la première sorcière en Ecosse jusqu’aux membres actuels. Si l’on comprend que connaître le passé est important pour la suite, il n’empêche que l’on est noyé dans des passages parfois peu attrayant ainsi que dans le flot des personnages incessant au point de se demander qui est qui. La lecture devient quelquefois difficile à continuer mais la plume d’Anne Rice, légère et malgré tout entraînante nous pousse à poursuivre : notre curiosité est soulevée au détriment de nombreux points dérangeants grâce notamment à l’histoire atypique de cette famille. On veut connaître la suite, découvrir qui est ce Lasher qui hante certaines femmes de la famille Mayfair.
Du côté des personnages, trop nombreux à apparaître ou simplement à être nommés, il est difficile de s’attacher réellement à eux. A part deux ou trois exceptions le côté particulier des membres de la famille fait qu’ils apparaissent trop éloignés, voire antipathiques pour certains, comme c’est le cas avec Rowan. Cette dernière possède un caractère des plus horripilants ; elle est autoritaire, capricieuse, hautaine et imbue de sa personne, ce qui la rend détestable et empêche de ressentir un quelconque attachement pour elle. Il en va de même pour Michael, autre personnage principal. S’il est différent de sa femme, sa gentillesse a plus tendance à le rendre niais. De plus, il ne semble pas avoir de réel caractère puisqu’il est complètement soumis aux caprices de Rowan, ayant plus tendance à ne pas agir.

Au final l’histoire possède un vrai potentiel qui n’est pas aussi bien exploité qu’il aurait pu l’être. Les longueurs dont souffre le récit cassent le rythme, nous empêchant d’être totalement embarqués dans l’histoire. Entre des passages inutiles comme l’introduction qui aurait très bien pu être supprimée, des moments longs et cet amour démesuré pour la maison qui est plus ennuyant qu’autre chose, on se sent à plusieurs reprises déconnecté de l’histoire. Il est également dommage de voir que tout devient prévisible une fois l’histoire des Mayfair découverte, mais Rice semble avoir quelques surprises sous le coude.
L'histoire a donc un gros potentiel, mais qui se perd dans des défauts qui sont assez embêtants. Je lirais bien sûr la suite, ma curiosité étant piquée, mais avec moins d'empressement que lorsque j'ai débuté cette lecture-ci.


26 sept. 2013

[News] Thor 2

Me revoilà avec une nouveauté: des images de Thor 2, attendu avec impatience.

L'action et le spectaculaire semble être encore au rendez-vous, l'attente se fait sentir. En attendant, bonne vidéo:


13 sept. 2013

Marmalade Boy (Tome 1)

Auteur: Yoshizumi Wataru

Type: Shojo

Genre: Romance

Editions: Glénat

Publication: Terminée => 8 tomes

RésuméDepuis que ses parents ont divorcé, la petite Miki vit désormais dans une maison où ces derniers font ménage à quatre avec ses beaux-parents. D'abord choquée par cette situation plutôt inhabituelle, Miki va se montrer plus tolérante, aidée en cela par l'arrivée du fils de ses beaux-parents, Yû, beau blondinet au charme ravageur. Miki va également devoir gérer les avances de Ginta, un vieil ami qui avait jadis refusé de sortir avec elle. Heureusement, notre héroïne peut toujours compter sur son amie Meiko pour partager ses doutes et ses secrets.


Marmalade Boy est un des premiers shojo que j’ai pu découvrir grâce à une amie qui m’avait prêté ses tomes à l’époque. Même si les shojos ne sont pas vraiment le type de manga que j’affectionne, je me suis laissée embarquée dans l’histoire.
Marmalade Boy débute de façon assez claironnante: le ton est donné dès les premières cases, l'humour et l'amour seront les vecteurs principaux de ce shojo. L'auteur frappe fort, étonnant à la fois le lecteur et l'héroïne qui subissent tous deux une nouvelle des plus étranges. Il est difficile de ne pas réagir face à l’annonce des parents qui se séparent pour se mettre avec un autre couple, les deux nouveaux couples ayant décidé de vivre également sous le même toit. Un bel imbroglio à l’horizon.
L'auteur semble vouloir aborder le thème de la famille, du divorce et de la tolérance, mais seulement en apparence. Il faut dire qu'il est difficile de comprendre le choix des parents. Même s'il est normal qu'ils fassent leur propre choix, on ne peut s'empêcher de les qualifier d'égoïstes puisqu'ils imposent leur nouvelle vie à leur fille, sans prendre en compte ses sentiments. Mais doivent-ils vivre seulement pour son bonheur à elle? Il y a une complexité très bien rendue au début, mais qui laisse peu à peu place à une banale histoire d'amour. Alors qu’au départ on avait un scénario intéressant, atypique, le tout se transforme rapidement en un récit basique, déjà vu des dizaines de fois.
Les personnages sont quant à eux guère surprenant, à part bien sûr les parents. Loin de leur rôle, ils sont différents, plutôt tête en l’air et insouciants. Miki et Yuu sont eux assez banals, restant accrochés au stéréotype des lycées de shojo. Ils sont bien sûr entourés par des personnages secondaires aux caractères communs, sans surprise et qui vont permettre à l’auteur de développer quelques sous intrigues plates et prévisibles.
Au final, on a un pur shojo classique, aux dessins basiques et guère poussés. Le graphisme n'est pas détaillé, les personnages sont peu charismatiques.
Mais l'histoire reste plaisante, on la lit facilement et rapidement.


Rituel de Chair

Auteur: Graham Masterton

Titre original: Ritual / Feast

Traducteur: Jean-Daniel Brèque

Editions: Pocket 

Genre: Terreur

Date de parution: 1992

RésuméRestaurant anthropophage
Mérite le détour.
Il est prudent de réserver.

Lorsqu'on est critique gastronomique et que, l'on a fini par se lasser de la cuisine médiocre que proposent les auberges américaines, on se sent plein d'appétit en apprenant l'existence, au fin fond du Connecticut, d'un restaurant français très fermé qui, attrait supplémentaire, ne figure sur aucun guide.
Aussi Charlie McLean n'aura-t-il de cesse de s'y faire admettre. Mais pour la secte qui tient le « Reposoir », la cuisine n'est pas seulement un art, c'est une véritable religion à laquelle on se dévoue.. corps et âmes.
Et chacun doit donner du sien.


Si Rituel de Chair promet une histoire horrifique, le résultat n'est guère convaincant. Le thème abordé est intéressant en lui-même puisqu'il touche à un interdit et à une pratique terrible, mais son développement est inégal et finit par tomber dans le grotesque.
Le début commence bien et se focalise directement sur la relation père-fils, qui est assez compliquée. Masterton parvient à donner un vrai relief à cette relation tendue, montrant dès le départ que cette dernière aura une importance capitale dans son récit. Il n'hésite pas par ailleurs à également faire entrer une pointe de fantastique dès ces premières pages, nous plongeant ainsi dans une ambiance dérangeante, contribuée par un climat triste et pluvieux. On se rend compte rapidement que les personnages ne sont pas heureux. Le père, Charlie, est blasé par sa vie, il se laisse conduire par les évènements, ne prenant jamais d’initiatives ce qui énerve et laisse interloqué son fils. Les deux ont du mal à communiquer mais les choses empirent quelque peu à la suite de la mention d’un restaurant particulier. Entre les questionnements du père sur sa vie et sa relation avec son fils, on fait alors connaissance avec le mystérieux restaurant, où il faut absolument être convié ou être un membre pour y manger. Impossible d’imaginer un tel refus pour un critique gastronomique comme Charlie, qui d’un coup devient comme obsédé par le restaurant.
C’est alors que tout bascule, et l'histoire devient alors inégale. Entre moments rythmés et nerveux se déroulent des moments beaucoup plus lents, presque ennuyeux. L’écriture de Masterton est agréable, jonglant entre descriptions un peu longues et scènes très gores. Mais les dialogues sont quelques peu étranges, donnant parfois l'impression d'être décalés, non naturels.
Les personnages sont pas mal, le plus intéressant restant bien sûr le père, qui évolue au long de l'intrigue pour enfin trouver sa voie, lui qui n'avait aucun but dans sa vie. Il y a par contre un énorme problème avec Martin le fils : d’où provient sa soudaine envie de faire partie des Célestins ? Lui qui clamait à son père qu’il fallait s’éloigner du restaurant, qui semblait avoir peur de ce dernier, le voilà lobotomisé comme un brave mouton qui s’oppose à son père. Son comportement n’est absolument pas crédible, contribuant au côté inégal du récit. Les Célestins sont intrigants, mais incompréhensibles. Ils représentent bien les membres d’une secte, incapables de réfléchir par eux-mêmes, croyant à une interprétation loufoque de la Bible. Mais à travers ses personnages et celui de Martin se pose la question du rôle des parents: quel est-il? Notamment du point de vue spirituel. N'est-il pas celui de donner de l'esprit à leur progéniture? Si le propos de fond du roman est intelligent, il se perd à travers une sorte de road movie sanglant qui en choquera certains.

La fin reste le plus gros point négatif. Alors que jusque là le récit restait à peu près cohérent, Masterton a choisi d’introduire réellement du fantastique, transformant la résolution du récit en une fin grotesque et facile qui gâche tout. Quant à la dernière page, on se retrouve face à une scène ridicule qui tient de l’impossible et discrédite au final les aventures de Charlie. Il est dommage que Masterton ait basculé dans cette facilité, car l’histoire malgré ses points négatifs se laisse lire facilement.  

12 sept. 2013

Les disparus du Mississippi

Auteur: Gayle Wilson

Titre original: Wednesday's Child

Traducteur: ?

Editions: Harlequin

Genre: Thriller / Policier

Date de parution: 2009

RésuméII y a sept ans, le mari de Susan et sa petite fille Emma ont disparu. Depuis, Susan, qui a épuisé toutes les pistes pour les retrouver, tente de survivre... Et voilà qu'un coup de téléphone vient réveiller sa douleur. Le corps de son mari a été retrouvé, au fond d'une rivière, à Linton, Mississippi. Qu'est devenue Emma ? Partagée entre terreur et espoir, Susan se rend sur place et se heurte à l'hostilité incompréhensible des habitants de la ville. Nul ne semble se souvenir de l'homme et du bébé qui l'accompagnait. Pourtant, Susan sait que sa fille est vivante. Seule contre tous, elle entame des recherches. Seule... ou presque. Car un homme, Jeb Bedford, a été touché par le drame que vit Susan. Nouveau venu à Linton, Jeb vit dans la vieille demeure coloniale où elle a loué une chambre. Et il lui a promis de l'aider à retrouver sa petite fille perdue... "



Premier roman de cet auteur, je ne suis absolument pas déçue. Ce thriller est bon, bien mené, et joue à la fois sur le temps, qu’il soit passé ou manquant et sur les sentiments d'une mère.
L'intrigue est construite de manière impeccable, laissant une place importante au suspense qui accompagne chaque nouvelle révélation, nous amenant à la suite d'une recherche qui semble à la fois désespérée et inévitable. On est pris dans cet engrenage de poursuite de la vérité, on se pose les mêmes questions que l'héroïne.
La force du récit tient dans le fait que l'auteur ne tombe pas dans la facilité et parvient parfaitement à retranscrire des actions et des sentiments sans tomber dans les stéréotypes. Il avance sûrement dans l'écriture, réussissant à dérouler les ficelles de l'intrigue de manière convaincante et réfléchie. Loin de descriptions lourdes et inutiles, l'écriture est bonne, efficace et réussi à nous faire imaginer les lieux et les personnages. On va à l'essentiel sans se perdre dans des détails superflus: tout est propice à faire avancer l'histoire.

Les personnages sont eux aussi parfaitement réussis. Susan est une excellente surprise. Alors que l'auteur aurait pu tomber dans la facilité en dépeignant une femme faible, bien trop fragilisée par son passé et blessée, il en fait une combattante résignée mais pleine d'espoir, qui est pleinement consciente de ses illusions ou de l'irrationalité dont elle peut faire preuve. Seule contre tous, elle continue malgré tout à se battre et c'est ce qui fait sa force et que l'on s'attache à elle. Humaine avec ses défauts et ses faiblesses qu'elle ne se cache pas, elle incarne la femme prête à tout pour retrouver son enfant.
Jeb est lui aussi un personnage des plus réalistes. Sa psychologie est pertinente, on comprend ses réactions, on assiste à son évolution qui se fait doucement mais logiquement. Qui plus est, son passé et sa formation empêche de faire croire à l'heureux sauveur qui devient un super héros par hasard à la fin.
Les autres personnages sont également intéressants, de par leur position et leurs choix. Ils répondent à un comportement expliqué de façon presque académique mais qui relève d'une bonne analyse psychologique des être humains.


Le seul bémol serait la fin, un peu trop rapide dans son dénouement et peut être un peu trop bisounours à mon goût. Mais mes attentes en matière de thriller ont été pleinement satisfaites grâce à ce roman que je recommande fortement. 

11 sept. 2013

[News] Les trois frères le retour

Nos comparses les Inconnus nous offrent quelques minutes de leur film, Les Trois Frères le retour, sorti prévue en 2014.

Il semblerait qu'il y ait eu des petits soucis entre les frères, mais fait très curieux, leur mère semble être morte une deuxième fois... 

Voici les extraits:


Les Trois Frères, le retourmySkreen : Replay TV

[News] Jurassic World



Le titre du quatrième volet de la saga Jurassic Park a été dévoilé, et il s'agit de Jurassic World. Ce film est annoncé pour le 12 juin 2015 aux USA.

En ce qui concerne l'histoire, il semblerait que les personnages se retrouvent sur une île qui serait transformée en parc aquatique. De quoi donner de nouvelles idées à l'équipe du film pour nous offrir de beaux concurrents au T-Rex. 

Attendons maintenant une confirmation du scénario et du casting. 

10 sept. 2013

Un monde idéal où c'est la fin

Auteur: J. Heska

Edtions: Seconde Chance

Genre: Nouvelles; Science-fiction

Date de parution: 2013

Résumé: Bienvenue dans un monde idéal !

Un monde idéal où la civilisation telle que nous la connaissons n’existe plus. Dérèglement du temps ? Avènement de la magie ? Crise climatique irréversible ? Épidémie mondiale de mort subite ? Extra-terrestres maladroits ? Invasion de poireaux découpeurs de cervelles ? Crise de déprime globale ? Robots hors de contrôle ? Zombies entreprenants ?
Découvrez 100 histoires drôles, émouvantes, tragiques ou absurdes qui mènent à notre perte  
Mais c’est quoi Un monde idéal ? C’est une collection de livres reposant sur un concept tout simple qui a fait le succès du site Internet www.jheska.fr : des textes courts et percutants relatant des histoires basées sur des « et si » ?
Un livre parfait pour un petit moment de détente égoïste, dans le bus, à la pause déjeuner, le soir avant de se coucher ou à la plage !


Quelle ne fut pas ma surprise, fin août, de recevoir un message des Editions Seconde Chance qui me proposaient de découvrir le dernier livre de leur auteur, J. Heska. Moi qui ne lis pas beaucoup d’auteurs français, j’ai sauté sur cette occasion et je dois dire que je ne regrette absolument pas cette délicieuse découverte.

Dans un recueil de 100 nouvelles de longueurs variées (de plusieurs pages à quelques lignes), J. Heska dépeint de manières diverses et très drôles différentes version de la fin de notre monde tel que nous le connaissons. A travers des thèmes et faits actuels, il nous entraîne dans son univers farfelu et déjanté où l’humour est le maître mot. OGM, religion, nucléaire, économie, politique ou encore les technologies, rien n’est laissé de côté. A première vue les histoires ne semblent guère innovantes puisqu’on retrouve un fond commun à d’autres romans/films déjà connus : invasion extra-terrestre ou zombies, guerres nucléaires etc. Pourtant ces histoires restent malgré tout originales dans leur traitement, et ce grâce notamment à la plume légère et agréable de l’auteur. En effet, que ce soit au niveau dialogue ou description, on est entraîné avec une facilité déconcertante dans ce monde de folie où rien ne va plus. En cela le format nouvelle est un excellent choix puisqu’il permet de rester centrer sur une scène en particulier, même si parfois la frustration de ne pas avoir plus se fait ressentir.

Outre de belles idées bien rendues, on se délecte également des superbes références dont nous abreuve Heska. Harry Potter, Matrix, Starcraft, Stargate SG1, Batman, Avengers, Retour vers le futur, Alien : la liste est encore longue mais redécouvrir une version différente de ces œuvres est un pur régal. On se retrouve plongé tantôt dans un monde de science-fiction avec des robots, des voyages dans le temps, tantôt dans le fantastique avec la magie, les vampires, les loups-garous etc. La variété des thèmes démontre de l’imagination débordante de l’auteur qui parvient à toucher un public très large.

Mais ce qui est réellement intéressant dans ce recueil c’est la manière dont Heska nous fait réfléchir, sans en avoir l’air, sur notre monde actuel et les dangers qu’amène notre comportement, cela sans tomber dans la lourdeur ou la psychologie de café. Au contraire, il se complait dans l’humour noir et le cynisme, amenant à chaque récit une chute particulière et intrigante. On peut reprocher à l’auteur la différence dont il fait preuve pour certaines nouvelles un peu trop courtes, mais son sarcasme et sa légèreté de ton font qu’on laisse de côté ce traitement de défaveur et qu’on poursuit avec rapidité la lecture.

Si la lecture de nouvelles n’est pas forcément commune, chacun peut trouver son compte dans le mélange offert par Heska, qui donne un résultat plaisant, parfait pour une pause détente.


Au final, cette découverte a été un pur régal : frais, drôle, intelligent, j’ai dévoré ce recueil qui mérite d’être lu, et compte bien découvrir les autres oeuvres d'Heska. Je le déconseille par contre aux gens dénués de second degré qui passeraient alors à côté des récits, mais le recommande fortement aux adeptes des chats, poireaux vengeurs et autres monstres sanguinaires. 

5 sept. 2013

Challenge Sherlock Holmes



Ce challenge est proposé par Lavinia.
Le principe est simple, il suffit de lire des romans mettant en scène le célèbre détective. Petite particularité, on ne se cantonne pas aux oeuvres de Conan Doyle mais pouvons lire n'importe quel livre où apparaît Holmes. Je m'inscris dans la catégorie Sherlock, c'est à dire que je dois lire plus de 6 livre.

Les titres que je compte lire, de Conan Doyle:

Une étude en rouge,
Le Signe des quatre,
Les Aventures de Sherlock Holmes, 
Les Mémoires de Sherlock Holmes, 
Le Chien des Baskerville, 
Le Retour de Sherlock Holmes, 
La Vallée de la peur, 
Son dernier coup d’archet, 

Les Archives de Sherlock Holmes, 

Challenge Mangas

Comme j'adore les mangas, je me plonge dans un nouveau challenge! Il est illimité dans le temps, et est proposé par Setsuka sur Livraddict. 

Le principe est simple : il faut lire des mangas ! Ca peut sembler simple, mais voilà, j'ai instauré trois défis dans ce challenge, que vous devez relever.
Vous pouvez participer à un seul défi, en faire deux ou les trois !
Voici donc en quoi ça consiste :

*Défi Libre => Vous lisez n'importe quel genre de mangas (shojo, shonen, horreur, fantastique, etc, et même des mangas érotiques si ça vous chante), mais vous en devez en lire cinq maximum.
A noter que vous lisez plus d'un volume d'une même série, il ne comptera que pour un seul billet !
Un exemple : si vous lisez les 5 premiers tomes de "Sailor Moon" et que vous rédigez un billet, il ne comptera que pour une seule série !!!

*Défi "Les 100 séries indispensables" => Il existe un ouvrage "Le Guide des mangas, les 100 séries indispensables". Dans ce livre, les auteurs proposent 100 mangas à avoir dans sa bibliothèque. Le principe de ce défi : parmi les 100 ouvrages proposés, vous vous engagez à lire un certain nombre que vous déciderez de lire ! Ainsi, si vous choisissez de lire 20 mangas, vous devrez mettre vos 20 billets sur votre blog...

*Défi Mangas VS Animés => Ici, vous devez lire aussi 5 mangas, au maximum, mais aussi réaliser un billet comparatif entre la version papier et l'adaptation animée !. Le genre est libre, également.

Je me lance dans le défi les 100 séries indispensables, puisque j'ai déjà fait des billets sur les animés, sans faire de comparaison. Je ne me vois pas tout reprendre pour l'instant. Je n'ai par contre pas l'intention de lire les 100 titres proposés, car certains ne me tentent pas. Je vais en tout cas tenter d'en lire le plus possible. 

- Livres lus
- Livres à lire
- Livres que je lirais peut être

Voici donc la liste des mangas:

*Card Captor Sakura de CLAMP
*Fushigi Yugi de Yuu Watase
*Sailor Moon de Naoko Takeuchi
*Elle et lui de Masami Tsuda
*Fruits Basket deNatsuki Takaya
*Gokinjo, une vie de quartier d' Ai Yazawa
*Hana Dori Yango de Yoko Kamio
*Please Save my Earth - Réincarnations de Saki Hiwatari
*La Rose de Versailles de Riyoko Ikeda
*Banana Fish de Akimi Yoshida
*Déclic amoureux de Mai Okazaki
*Hot Gimmick de Miki Aihara
*Mars de Fuyumi Soryo
*Nana d'Ai Yazawa
*Peach Girl de Miwa Ueda
*Subaru, dans vers les étoiles de Masahito Soda
*Tokyo Babylon de CLAMP
*Vitamine de Keiko Suenobu
*X Day de Setona Mizushiro
*Manga Science de Yoshitoh Asari
*Dragon Ball d'Akira Toriyama
*L'école emportée de Kazuo Umezu
*One Piece de Eiichiro Oda
*Les Chevaliers du Zodiaque de Masami Kurumada
*Black Jack d'Osamu Tezuka
*Bleach de Tite Kubo
*Détective Conan de Gosho Aoyama
*Fullmetal Alchemist de Hiromu Arakawa
*Gen d'Hiroshima de Keiji Nakazawa
*Hikaru no Go de Yumi Hotta, Takeshi Obata et Yukari Umezawa
*Huntex X Hunter de Yoshihiro Togashi
*Karacuri Circus de Kazuhiro Fujita
*Naruto de Masashi Kishimoto
*Yakitate !! Ja-pan, un pain c'est tout de Takashi Hashiguchi
*Akira de Katsushiro Ôtomo
*Azumanga Daioh de Kiyohiko Azuma
*Beck de Harold Sakuishi
*Blame ! de Tsutomu Nihei
*City Hunter de Tsukasa Hojo
*Dragon Head de Minetarô Mochizuki
*GTO de Tôru Fujisawa
*Gunnm de Yukito Kishiro
*Inu Yasha de Rumiko Takahashi
*Katsu ! de Mitsuru Adachi
*Niji-Iro Tohgarashi de Mitsuru Adachi
*Ping Pong de Taiyou Matsumoto
*Slam Dunk de Takehiko Inoue
*Video Girl Aï de Masakazu Katsura
*Au temps de Botchan de Natsuo Sekikawa et Jirô Taniguchi
*Ayako d'Osamu Tezuka
*Bersek de Kentarô Miura
*Blue de Kiriko Nananan
*Body & Soul de Erica Sakurazawa et Takumi Terakado
*Coq de combat de Izo Hashimoto et Akio Tanaka
*Dômu - Rêves d'enfants de Katsuhiro Ôtomo
*Eagle de Kaiji Kawaguchi
*Eden de Hiroki Endo
*Ghost in the Shell de Masamune Shirow
*Gogo Monster de Taiyou Matsumoto
*Gunsmith Cats de Ken'ichi Sonoda
*Happy Mania de Moyoco Anno
*L'histoire des 3 Adolf d'Osamu Tezuka
*Homunculus de Hideo Yamamoto
*Ikkyû de Hisashi Sakaguchi
*Imbéciles heureux ! de Eishô Shaku
*Indigo Blue de Ebine Yamaji
*Initiation de Haruko Kashiwagi
*Jeux d'enfant de Q-ta Minami
*Jinbé de Mitsuru Adachi
*Ki-Itchi !! de Hideki Arai
*Kimi Wa Pet - Au pied chéri ! de Yayoi Ogawa
*Kinderbook de Kan Takahama
*Maison Ikkoku de Rumiko Takahashi
*Monster de Naoki Urasawa
*MPD-Psycho de Sho-u Tajima et Eiji Ôtsuka
*Nausicaä de la vallée du vent de Hayao Miyazaki
*Parasite de Hitoshi Iwaaki
*Phénix, l'oiseau de feu d'Osamu Tezuka
*Piece of cake de George Asakura
*Planètes de Makoto Yukimura
*Quartier Lointain de Jirô Taniguchi
*Satsuma, l'honneur de ses samouraïs de Hiroshi Hirata
*Say hello to Black Jack de Syuho Sato
*Shin-Chan de Yoshito Usui
*Le Sommet des Dieux de Jirô Taniguchi et Baku Yumemakura
*Spirale de Junji Ito
*Stairway to Heaven de Makoto Kobayashi
*Stratège de Hideki Mori, Kenichi Sakemi et Sentaro Kubota
*20th Century Boys de Naoki Urasawa 
*Vagabond de Takehiko Inoue
*Zipang de Kaiji Kawaguchi
*Cornigule de Takashi Kurihara
*Coups d'éclat de Yoshihiro Tatsumi
*Dans la prison de Kazuichi Hanawa
*L'homme sans talent de Yoshiharu Tsuge
*Le Livre Jaune de Fumiko Takano
*La jeune fille aux camélias de Suehiro Maruo
*Panorama de l'enfer de Hideshi Hino
*Hanashippanashi (Patati Patata) de Daisuke Igarashi
*Un été andalou et autres aubergines de Iô Kuroda

Je ferais un billet sur chacun dès que possible. 

Maniac

Film français

Date de sortie: 2 janvier 2013

Réalisé par: Franck Khalfoun

Avec: Elijah Wood; Nora Arnezeder; America Olivo

Durée: 1h29

Genre: Horreur, Thriller

SynopsisDans les rues qu'on croyait tranquilles, un tueur en série en quête de scalps se remet en chasse. Frank est le timide propriétaire d'une boutique de mannequins. Sa vie prend un nouveau tournant quand Anna, une jeune artiste, vient lui demander de l'aide pour sa nouvelle exposition. Alors que leurs liens se font plus forts, Frank commence à développer une véritable obsession pour la jeune fille. Au point de donner libre cours à une pulsion trop longtemps réfrénée - celle qui le pousse à traquer pour tuer.






Enième remake à fleurir sur nos écrans, Maniac remet au goût du jour le film du même titre sorti en 1980, réalisé à l’époque par William Lustig. Produit par Alexandre Aja qui semble s’être spécialisé dans les remakes et réalisé par Franck Khalfoun, ce film d’horreur présente une histoire au résumé intéressant puisque l’on suit ici les pas d’un tueur en série pendant sa descente aux enfers et sa chasse aux scalps.
Cette nouvelle version de Maniac s’éloigne de l’original par bien des points, avec notamment un acteur inattendu dans le rôle de Franck, psychopathe à ses heures perdues puisqu’il s’agit d’Elijah Wood. Chétif, petit, il est l’opposé du premier Franck incarné par Joe Spinell. Ce choix a d’ailleurs fait hurler certaines personnes, en ravissant d’autres. Loin d’être le meilleur rôle de Wood, ce dernier parvient néanmoins à rendre crédible la folie de Franck malgré ses rares apparitions. Le contraste entre son apparence chétive et ses actes l’ancrent dans une réalité trompeuse où le diable revêt le visage d’un ange.


Autre changement majeur : la réalisation. Pour mieux immerger le spectateur, Khalfoun a choisi un moyen assez particulier en utilisant la vision subjective. Si on est totalement pris au dépourvu dans les premières minutes du film, cette technique, pour aussi intéressante qu’elle soit, finit par lasser et ce pour au moins deux raisons. La première est qu’être totalement immergé dans la peau du tueur peut mettre mal à l’aise voire dégoûter le spectateur qui n’a d’autre échappatoire que celle de vivre et subir la folie du personnage. La seconde est tout simplement que ce procédé empêche le film d’avoir une réelle ambiance stressante et horrifique puisqu’aucun effet de surprise ou de tension n’est possible. Le lieu de l’action contribue également à étouffer un possible sentiment de stress ou peur. On se retrouve dans un Los Angeles pratiquement vide, de jour comme de nuit, qui reste une banale ville sans mystère ou inquiétude.
Du côté du scénario, ça reste basique, linéaire, le tout dans la violence des meurtres. A part une réalisation peut être trop audacieuse, le reste est prévisible, parfois lourd. Les flashbacks qui laissent deviner la cause des maux de Franck ne sont guère intéressants et appauvrissent un récit déjà léger.


Au final, Maniac est étrange, il perturbe mais ne parvient pas à embarquer réellement le spectateur à sa suite. On se retrouve avec un film moyen au potentiel laissé de côté. 

Challenge Read in English


Etant férue d'anglais, je me lance dans un nouveau challenge, proposé par Avalon sur Livreaddict

L'objectif : lire le maximum de livres en anglais pendant un an, tout en se faisant plaisir.  Pour rendre également ce challenge un peu plus vivant et aussi pour nous motiver à lire un peu plus en anglais, une lecture commune sera proposée tous les trois mois.

Modalités du challenge :

Les dates : d'octobre 2013 à octobre 2014

Les nouvelles sont comptabilisées et les trilogies, par exemple, comptent pour trois livres.


Je mettrais ci-dessous mes avancées.


1The Mystery of the blue train (Agatha Christie)

2- The Mystery of the Seven Dials (Agatha Christie)

3- Artemis Fowl (Eoin Colfer)

4- Pride and Prejudice (Jane Austen)

5- Murder at the Vicarage (Agatha Christie)

6- Artemis Fowl, the Artic Incident (Eoin Colfer)

7- Through the Looking Glass (Lewis Carroll)

8- Poirot Investigates (Agatha Christie)

9- Artemis Fowl, the Eternity Code (Eoin Colfer)

10- Artemis Fowl, the Opal Deception (Eoin Colfer)

11- The Sittaford Mystery (Agatha Christie)

12- Lady Audley's Secret (M.A Braddon)

13- Partners in Crime (Agatha Christie)

14- Peril at End House (Agatha Christie)

15- Lord Edgware Dies (Agatha Christie)

16- The Sisterhood of the Traveling Pants (Ann Brashares)

17- The Second Summer of the Sisterhood (Ann Brashares)

18- The Third Summer of the Sisterhood (Ann Brashares)

19- The Fourth Summer of the Sisterhood (Ann Brashares)

20- Sisterhood Everlasting (Ann Brashares)

21- Murder on the Orient-Express (Agatha Christie)

22- The Mysterious Mr Quin (Agatha Christie)

23- The Thirteen Problems (Agatha Christie)

24- Artemis Fowl and the Lost Colony (Eoin Colfer)

25- Artemis Fowl and the Time Paradox (Eoin Colfer)

26- Artemis Fowl and the Atlantis Complex (Eoin Colfer)

27- Artemis Fowl and the Last Guardian (Eoin Colfer)