25 juin 2013

[Trailer] Insidious 2

2 ans après Insidious, voici la suite qui arrivera le 13 septembre sur les écrans américains. Avec une fin très bonne, on peut se demander ce que va nous réserver cette suite. En attendant, je vous laisse découvrir le trailer.


19 juin 2013

[Trailer] The World's End

Nouvelle bande annonce pour les compères de Shaun of the Dead et Hot Fuzz, qui nous promettent un bon film déluré comme ils savent en faire!


Le château d'Otrante

Auteur: Horace Walpole

Titre original: The Castle of Otranto, a Gothic Story

Traducteur: Francis Ledoux

Editions: Club français du livre

Genre: Gothique

Date de parution: 1964 (1764 date originale)

Résumé:  Le château d’Otrante est un drame plastique, la forme la plus amère, la plus rugueuse, mais aussi la mieux taillée du malheur en amour. Seuls immortels, les désirs vont leur chemin, malgré d’extraordinaires obstacles, malgré les rideaux du sang et les miroirs vides, la nature exclue, l’existence approximative, la vue inutile, les ancêtres vomis par l’Enfer, malgré la peur, l’héroïsme, la férocité, malgré le marbre des tombeaux et les squelettes, les désirs sans cesse au fil de la mort, cherchent à briser avec l’imaginaire.



Le Château d'Otrante, précurseur des romans gothiques, est un roman assez atypique à la lecture d'aujourd'hui. Walpole, outre d'utiliser pour la première fois des éléments littéraires qui deviendront les caractéristiques des romans gothiques, n'hésite pas à jouer avec plusieurs genres, dont la fable, le récit médiéval/chevalier et le drame Shakespearien (dont l'auteur fait mention dans son prologue), donnant au final un rendu particulier qui oscille dangereusement vers la farce. Ce côté farce est accentué par la prédominance des dialogues qui donnent l'impression de lire du théâtre, ainsi que par le grotesque de certaines situations. Notamment la mort dès le début de Conrad par la chute d'un heaume géant.

Le récit, lui, est simple, ponctué de quelques intrigues secondaires. Dynamique dans la forme, il s'accélère d'entrée, ne laissant guère de répit au lecteur qui doit suivre les différentes situations qui s'offrent à lui. Si le format court du livre permet une lecture rapide de l'histoire, le fait que tout s'enchaîne aussi rapidement démontre d'un côté brouillon dans l'écriture qui peut ennuyer ou perdre le lecteur. Le côté court rajoute également une autre faiblesse au récit: les personnages. Stéréotypés au possible, on ne parvient guère à éprouver de la sympathie, que ce soit pour les gentils trop gentils ou le père méchant. Ce dernier reste néanmoins le protagoniste le plus intéressant, car il casse la figure du père protecteur et aimant, mari fidèle. Bien au contraire, nous avons là le méchant égoïste, autoritaire et persécuteur, figure qui reviendra dans les romans gothiques qui suivront, en compagnie des femmes persécutées, du religieux, de l'amoureux transi ou de la belle.

Mais le personnage le plus important reste bien sûr le château: grand, large, oppressant, il possède de nombreuses tours, galeries, souterrains, ce qui le rend attirant et repoussant à la fois. Il est surtout le point crucial de l'histoire, puisqu'il est le théâtre des apparitions surnaturelles ainsi que l'enjeu majeur de l'histoire.

Outre ces précédentes caractéristiques gothiques, on retrouve donc la présence du surnaturel, ajouté par petites touches dans le récit et qui est lié au thème de la succession. Introduit par une prophétie, c'est ce thème majeur qui lance l'histoire, poussant les personnages à agir de telle façon.

Si la lecture du Château d'Otrante peut paraître difficile, laborieuse, ennuyeuse pour certains, elle n'en reste pas moins intéressante. On découvre les prémices des romans gothiques, avec les lieux et le décor (le château, le monastère, un pays exotique, des souterrains), les personnages stéréotypés (le méchant, la femme persécutée, la fille en péril, le jeune homme romantique à souhait, le religieux) et une intrigue qui mêle peur, horreur, romance, passion et mort.

En plus d'instaurer ces mécanismes littéraires, Walpole parvient à développer des thèmes intéressants, tels que la place de la femme dans la famille, la relation père-fils ou le lien entre romance-réalisme-surnaturel. 



De part son écriture et une histoire rapide, Le Château d'Ortrante peut décevoir, donnant l'impression d'avoir mal vieilli. Mais pour les amoureux du genre gothique, les lecteurs qui savent prendre du recul, cette lecture sera au final plaisante sans être néanmoins la lecture du siècle.

17 juin 2013

[Trailer] The Wolf of Wall Street

Cinquième collaboration entre Martin Scorsese et Leonardo DiCaprio, Le Loup de Wall Street raconte l'histoire vraie de Jordan Belfort, un courtier en bourse qui passa vingt mois en prison pour avoir refusé de participer à une gigantesque arnaque, dévoilant la corruption et l'implication de la pègre qui sévit à Wall Street et au-delà des Etats-Unis.


Décapante, dynamique et surprenante notamment par le choix de la musique, cette bande-annonce annonce du très lourd pour la fin d'année (sortie: le 25 décembre).


Battle Royale (Tome 1)

Auteur: Takami Kôshun (scénario) Taguchi Masayuki (dessins)

Type: Seinen

Genres: Action, Suspense, Drame, Horreur

Editions: Soleil

Publication: Terminée => 15 tomes

Résumé: Une jeune classe de quarante deux élèves est envoyé dans une île déserte. Pensant faire un voyage scolaire, ces derniers sont surpris d'apprendre qu'ils sont en fait les protagonistes d'un jeu organisé par le gouvernement totalitaire, le Battle Royale. Tous les coups sont permis et il ne pourra en rester qu'un à la fin...!!!



Adapté du livre éponyme, Battle Royale rend bien compte de l'histoire terrifiante et horrible que nous sommes nombreux à avoir découverte avec le film du même titre.
Dans ce premier tome, l'intrigue est rapidement mise en place à travers une bonne présentation des personnages. On suit deux jeunes amis, orphelin, insouciant, joyeux dont la vie bascule quand ils sont emmenés sur une île pour faire partie du programme, un jeu de TV réalité qui pousse le vice à l'extrême: tuer ou être tué. Un seul restera à la fin.
L'histoire se développe de manière linéaire et plaisante, allant à l'essentiel en jouant parfois sur des flashbacks qui permettent de mieux cibler le caractère du héros Shuya Nanahara.
Le point fort de ce tome, outre une idée originale qui prend en héros des adolescents, et qui sera sûrement la marque du manga, c'est de tout montrer. Rien n'échappe à la plume du dessinateur, qui s'amuse à détailler les pires éléments dans la mort des gens.

Le point faible de l'histoire réside, lui, dans la psychologie des deux personnages principaux. On a hélas droit au stéréotype des gentils prêts à défendre tout le monde, qui ont malheureusement une mentalité un peu bisounours. Il est vrai que les passages en pleurs alourdissent et ralentissent l'intrigue, mais démontre de l'effet de tension dans laquelle se retrouve les protagonistes.
En ce qui concerne les dessins, on est loin d'un graphisme seinen. Au contraire, on se rapproche plus d'un style shojo qui contraste grandement avec l'histoire et qui perturbe quelque peu.

En résumé, ce 1er tome réussit très bien à poser une ambiance angoissante, entre horreur et sadisme. La personnalité des personnages apparait, démontrant de l'ignominie de l'être humain face à certaines situations.

La suite promet grandement.

15 juin 2013

Percy Jackson: le dernier olympien

Auteur: Rick Riordan

Titre original: The Last Olympian

Traducteur: Mona de Pracontal

Editions: Albin Michel

Genre: Fantasy urbaine

Date de parution:5 mai 2009

Résumé: Toute l'année, Percy et son armée de demi-dieux se sont préparés à affronter les Titans. L'heure est venue. Les troupes de Cronos avancent vers Manhattan où l'Olympe est en danger. Tandis que Percy et ses amis luttent, ils savent que le temps est compté. La prophétie va s'accomplir : Percy prendra une décision qui condamnera ou sauvera le monde...



Dernier tome des aventures de Percy Jackson, Le dernier Olympien clôt très bien la série, se faisant dynamique du début à la fin. Comme pour les tomes précédents l’intrigue débute après une ellipse de quelques mois ; si l’on est habitué, on peut rester néanmoins déçus par cette constance dans la facilité d’éluder des explications aux évènements qui surviennent au tome d’avant.

Heureusement la dynamique de l’histoire nous fait rapidement oublier ce début et nous plonge dans une intrigue qui s’est enfin noircie, donnant ainsi un vrai sens aux enjeux qui sont sur le point de se dérouler.  On sent vraiment le danger qui menace Olympe et les dieux ainsi que l'urgence de la grande bataille. L'action emplit les pages de ce dernier opus, en alternance avec les révélations qui sont nombreuses et bien amenées dans l'ensemble, notamment celle de Rachel. Riordan a parfaitement réussi à intégrer ce personnage très intéressant de manière crédible.

On peut distinguer deux parties distinctes dans ce livre. La première, qui tourne autour de Nic et Percy est tout simplement grandiose. La présence de Nico et les révélations autour de lui y sont pour beaucoup. En effet, il est plaisant de retrouver ce protagoniste, toujours aussi mûr et intelligent pour son âge. Intelligent, courageux, son caractère est plus poussé et plus intéressant que celui de Percy lui-même, ce qui en fait un grand héros. La deuxième partie se focalise bien sûr sur la bataille finale qui est réussie; bien décrite en général, elle montre une situation quasi désespérée avec de bonnes scènes. Tout s'enchaîne rapidement: malgré tout, on  s’aperçoit encore une fois que nos héros ne sont pas réellement en danger. Même si Annabeth est grièvement blessée, cela se sent qu'elle va s'en sortir, comme les amis de Percy. Riordan ne prend toujours pas de risques, ce qui est dommage. De plus il reste énormément dans la facilité, ce qui donne un rendu moins crédible que l'idée de base.

Les personnages ont pris en profondeur, ils sont un peu plus adultes. Il y a par contre de gros ratés au niveau des dieux: certes ce sont de grands enfants capricieux, mais les personnages de Demeter et Perséphone sont complètement incohérents par rapport aux mythes. Quelle est d'ailleurs leur utilité puisqu'elles ne font que parler de céréales? C'est vraiment dommage puisque Perséphone est connue pour aider les héros en tant ordinaire. Par ailleurs, le fait de rendre certains dieux des parents poules les dénature. Leur vraie personnalité est quelque peu occultée dans ce passage, pour les montrer tels des parents aimant, ce qui ne correspond pas vraiment à l'image des dieux telle qu’elle a pu être décrite dans la mythologie. Seule Hestia est remarquable et intéressante.
  

L'écriture de Riordan est toujours simple, fluide, sans réels efforts techniques. L'humour est quasi-présent, trop même car encore une fois il est mal distillé, notamment dans les scènes de combat. Cela n'entache pas pour autant la lecture, qui se fait rapidement et avec plaisir. Dommage que Riordan n'ait pas poussé plus loin son écriture et qu'il soit resté dans un schéma adolescent trop simple avec ce potentiel à portée de main.

14 juin 2013

Percy Jackson: la bataille du labyrinthe

Auteur: Rick Riordan

Titre original: The Battle of the Labyrinth

Traducteur: Mona de Pracontal

Editions: Albin Michel

Genre: Fantasy urbaine

Date de parution: 6 mai 2008

Résumé: Le grand combat va commencer... La vie de Percy est menacée. L'armée de Cronos s'apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l'enfer souterrain n'est pas aisé...surtoutquand le chemin est parsemé d'effroyables pièges.



Avec ce quatrième tome des aventures de Percy Jackson, Rick Riordan nous offre à nouveau une bonne relecture de la mythologie grecque, avec en particulier celle du personnage de Dédale. L'histoire s'approfondie enfin mais peine à se noircir, tandis que les enjeux sont un peu lâchés de façon brouillonne. L'intrigue est parfois noyée dans un lot de monstres qui se sont multipliés considérablement, donnant un aspect trop répétitif à l'histoire. Si le concept de reprendre le labyrinthe de Dédale est très intéressant et très bien remis au goût du jour, Riordan joue encore et toujours sur la facilité et reste parfois trop dans le superficiel. En effet, cet endroit des plus particuliers et dangereux offrait de grandes possibilités qui ne sont malheureusement pas exploitées entièrement. C’est également le cas avec la scène la plus importante du livre, la fameuse bataille qui oppose pour la première fois la colonie des Sang-Mêlés aux troupes de Cronos. Même si elle reste intéressante, elle peine à entraîner réellement le lecteur dans un flot de peur et d'appréhension. Cela est du au fait que Riordan ne se mouille pas vraiment avec les personnages, ne les mettant que partiellement en danger. Seuls des personnages inconnus meurent, les héros étant sauvés in extremis à chaque fois. Le plus perturbant reste toutefois l’arrivée de deux protagonistes dont le changement d’avis par rapport à leur implication dans cette bataille est bancal et surtout fortuit. L’explication donnée reste à nouveau simpliste et très peu crédible.

L'histoire reste quand même agréable et se dévore toujours malgré tout. Riordan offre également ici une autre vision des dieux, plus négative, qui se rapproche de celle des mythes. Il explique ainsi les motivations de certains à se détourner de leurs parents pour s'allier à Cronos. Ce dernier joue d’ailleurs beaucoup sur ça pour tenter de semer le doute chez Percy. Mais si cela ne fonctionne pas, il n’en reste pas moins que les dieux sont bel et bien remis en question, et si les demi-dieux ne se détournent pas d’eux, c’est avant tout pour défendre leur propre vie, la civilisation et la terre.

Les personnages se développent un peu: Percy évolue légèrement, Annabeth apparaît très antipathique entre sa jalousie disproportionnée et mal venue et son comportement par rapport à Luke. Le personnage de Rachel est très intéressant et bien amené. Simple, nature on se sent assez proche d’elle. Mais le mieux réussi reste Nico, qui a mûri grâce ou à cause de ses pouvoirs. On sent ses faiblesses, ses émotions qui sont très bien dépeintes. Contrairement aux autres, il est moins caricatural et on sent un vrai travail fait sur lui.




Au final, ce tome, bien rythmé, avec beaucoup d'actions, ne donne pas tout son potentiel. Il faut attendre la fin pour que les choses deviennent plus noires et se rapprochent d'un vrai combat entre les deux camps opposés. Avec la nouvelle forme de Cronos, Riordan promet malgré tout un tome 5 qui devrait être épique dans sa conclusion.

12 juin 2013

Percy Jackson: le sort du titan

Auteur: Rick Riordan

Titre Original: The Titan's Curse

Traducteur: Mona de Pracontal

Editions: Albin Michel

Genre: Fantasy urbaine

Date de parution: 1er mai 2007

Résumé: Percy et ses amis Annabeth, Grover et Thalia se retrouvent face à un horrible manticore, ils n'ont la vie sauve que grâce à l'intervention de la déesse Artémis et de ses Chasseresses. Mais, lorsque Annabeth, puis Artémis disparaissent, une nouvelle quête semée d'embûches s'annonce : Percy devra plus que jamais se méfier des manipulations et des pièges de Cronos, le Seigneur des Titans.



Le Sort du Titan se présente au premier abord comme les deux premiers tomes de la série, avec le même schéma narratif qui ne permet plus de réel effet de surprise dans la lecture, ainsi qu’une introduction légèrement déstabilisante. On retrouve Percy et ses amis quelques mois après la fin de La Mer des Monstres, à la recherche de deux nouveaux Sang-Mêlés. Cette ellipse de temps entre les deux tomes est contrariante et démontre de la facilité dans laquelle tombe hélas trop souvent l’auteur. Après nous avoir laissé avec une fin extra, Riordan préfère éluder les explications, mettant ainsi le lecteur mal à l’aise puisqu’il ne comprend pas tout.

Passé une introduction certes remplie de rebondissements mais quelque peu redondante, on entre dans une deuxième partie qui devient vraiment intéressante et qui prend en profondeur. Il faut dire que l'arrivée de nouveaux personnages apporte de la fraîcheur ainsi que quelques changements. L'intrigue est prenante, le rythme haletant et on ne s'ennuie guère. La contextualisation de la mythologie est à nouveau réussie, avec la présentation de nouveaux dieux qui est assez convaincante, à l'exception d'Aphrodite qui apparaît comme un personnage aussi détestable que son amant Arès. Au rang des personnages difficiles à apprécier vient également Thalia. Si elle possède de nombreux points en commun avec Percy, elle est pourtant bien plus pète sec et autoritaire que lui. A toujours vouloir se prendre pour la chef, elle fatigue quelque peu. On notera par ailleurs qu’à travers ce personnage et ceux des Chasseuses se dévoile un discours un peu trop féministe, qui tient d’ailleurs plus de la misandrie, discours à la longue fatiguant et parfois déplacé.

Le livre offre enfin quelques émotions: on sent que l'histoire mûrit, à défaut de certains personnages, en offrant des passages plus adultes que dans les premiers tomes. Cela reste malgré tout minime, puisque l'on reste bien dans une écriture pour adolescents, ce qui est dommage au vu de l'intrigue.

Les personnages restent donc les mêmes, sans grands changements notoires à part Grover, dont la disparition de Pan et sa recherche le rendent plus mâture. L’absence d’Annabeth se fait sentir, mais ne fait pourtant pas baisser l’histoire en intensité, bien au contraire. Les nouveaux protagonistes sont eux intéressants et bien amenés.

Du côté de l’écriture, Riordan n’a pas changé : dans un style toujours adolescent, il décrit les aventures de son héros assez simplement, de manière fluide. L’humour est toujours présent, pas toujours bien distillé mais cela n’est pas très dérangeant. 

Quant à la fin, on peut simplement dire qu'elle est magistrale car Riordan réussi un beau cliffhanger. Cette dernière révélation promet une suite exceptionnelle et pleine de surprise.

11 juin 2013

[Trailer] The Desolation of Smaug



Après un premier film épic, Peter Jackson nous offre enfin la bande annonce d'une suite qui promet encore de belles aventures dans la Terre du Milieu, avec notre petit groupe des plus atypique.


7 juin 2013

Percy Jackson: la mer des monstres

Auteur: Rick Riordan

Titre Original: The Sea of Monsters

Traducteur: Mona de Pracontal

Editions:Albin Michel

Genre:Fantasy urbaine

Date de parution: 21 mars 2006

Résumé: L'année s'est déroulée sans incidents notables pour Percy qui attend avec impatience les vacances d'été pour retrouver ses amis, tous descendants des dieux de l'Olympe, à la Colonie des Sang-Mêlé. C'est compter sans l'intrusion de monstres sanguinaires dans une partie de foot au collège qui marque le début de nouvelles aventures pour le jeune héros. Les frontières magiques de la Colonie des Sang-Mêlé ont été empoisonnées et Chéron renvoyé. Grover, quant à lui est prisonnier de Polyphème, cyclope redoutable. Pour sauver la colonie il faut retrouver la toison d'or que Polyphème garde précieusement. Cette quête est confiée à Clarisse mais encouragés par Hermès, Percy part également avec Annabeth et Tyson, son nouvel ami qui se révèle être un cyclope et est reconnu comme son demi frère par Poséidon.



Second tome de la série Percy Jackson, La Mer des Monstres est dans la lignée du premier tome, offrant une suite assez sympathique. On entre dans l’histoire facilement, on dévore le livre rapidement. Pourtant, l’effet de surprise qu’avait su susciter Le Voleur de Foudre s’est atténué car Riordan reprend le même schéma pour l’intrigue. On retrouve Percy qui se fait attaquer à son école, et qui s’enfuit vers la colonie des Sangs-Mêlés, accompagné par un nouveau compagnon et Annabeth. Si un nouveau personnage fait son apparition, un autre disparaît, emprisonné quelque part au milieu de la mer des monstres. Et c’est partie pour une nouvelle quête, cette fois-ci destinée à un autre demi-dieu.

L’intrigue en elle-même est intéressante, Riordan réussissant à contextualiser à nouveau les mythes de façon remarquable, même si cela aurait pu être un peu plus poussé. Pour les connaisseurs, il est plaisant de voir l’Odyssée d’Ulysse et de retrouver les monstres qui avaient croisé son chemin. S’il est agréable de redécouvrir ce mythe grec, il n’en reste pas moins que l’auteur joue sur la facilité : on reprend ce qui existe pour l’adapter simplement. Le côté voyage casse la dynamique existante dans le premier tome. L’histoire alterne entre moments plats ou temps morts et actions qui sont néanmoins bien rythmées.

Comme pour le Voleur de Foudre, on déplore une trop grande prévisibilité, ainsi que ce rapprochement avec Harry Potter qui est encore très présent. D’autres aspects de l’intrigue sont également assez maladroits, mal menés et négatifs, comme par exemple la révélation sur le personnage de Tyson, qui ne fait pas vraiment réagir les gens comme cela aurait du être le cas. Encore une fois, on se retrouve avec quelque chose d’éludé un peu trop facilement. Les personnages n’ont guère évolué, et ce malgré leurs premières aventures et l’ellipse de temps entre les deux tomes. C’est assez décevant, notamment pour le personnage de Percy, qui reste toujours trop enfant.  Le personnage de Clarisse est l’exception, elle apparaît plus humaine qu’au premier abord et devient presque sympathique.

L’écriture est toujours aussi simple, du à l’emploi de la 1ère personne, avec quelques touches d’humour, et permet une lecture très rapide.


Dans l'ensemble, La Mer des Monstres est bien, même si on reste toujours dans la simplicité d'un livre pour adolescent. La fin révèle une excellente surprise qui donne envie de lire la suite.

2 juin 2013

Percy Jackson: le voleur de foudre

Auteur: Rick Riordan

Titre Original: The Lightning Thief

Traducteur: Mona de Pracontal

Editions: Albin Michel

Genre: Fantaisy urbaine

Date de parution: 26 décembre 2005

Résumé: Être un demi-dieu, ça peut être mortel...
Attaqué par sa prof de maths qui est en fait un monstre mythologique, injustement renvoyé de son collège et poursuivi par un minotaure enragé, Percy Jackson se retrouve en plus accusé d'avoir dérobé l'éclair de Zeus!
Pour rester en vie, s'innocenter et découvrir l'identité du dieu qui l'a engendré, il devra accomplir sa quête au prix de mille dangers.



Au vu des articles sur le blog, il n’est pas compliqué de comprendre que je suis fan des genres policier/thriller/horreur. Mais il est bon parfois de savoir se diversifier et de changer quelque peu d’horizon. Me voilà donc plongée dans la lecture de la saga Percy Jackson, dont le second film sort prochainement au cinéma.

Le premier tome, intitulé Percy Jackson et le Voleur de Foudre, fait très bien son rôle de livre introducteur en présentant l'univers et les personnages. On suit les pas de Percy, jeune adolescent de 12 ans à la vie un peu compliquée puisqu’il en est à son 7ème établissement scolaire, s’étant fait virer des six précédents. Dyslexique, présentant des troubles de l’attention avec hyperactivité, il réussit toujours à se mettre dans de beaux draps. Mais pour la première fois de sa vie, il se retrouve avec un ami, Grover et il a bien l’intention de rester dans sa nouvelle école. Mais tout est chamboulé quand il apprend par un hasard cauchemardesque qu’il est le fils du dieu de la mer Poséidon. Il découvre alors une vérité insoupçonnée : les dieux grecs sont bel et bien réels et vivent aux Etats-Unis. Ainsi débutent les aventures de ce demi-dieu, qui, accompagné de ces nouveaux amis, va devoir empêcher une guerre d’éclater.

L’intrigue est alléchante, elle attise la curiosité du lecteur par le simple fait qu’elle reprend la mythologie grecque. Il est rare de voir transposés ces récits classiques de nos jours, et Rick Riordan y parvient très bien. Il reprend les mythes des dieux, les créatures et réussi à expliquer de manière assez satisfaisante la présence de ces êtres aux Etats-Unis ainsi que la raison qui fait que les humains ne puissent pas les voir. L’auteur réussi un lourd travail de transposition tout en gardant les caractéristiques de ces protagonistes atypiques. On retiendra notamment les descriptions des dieux, qui sont toujours aussi imparfaits : colériques, prétentieux, belliqueux, haineux, égoïstes etc., ils n’ont presque pas changé. Il en va de même pour les monstres, qui correspondent à leurs mythes. Mais qui dit transposition dit contextualisation et certains aspects discréditent au final quelques scènes et quelques personnages eux-mêmes.

Les héros sont quant à eux assez bien présentés, et leurs personnalités sont bien dépeintes. Le personnage de Percy est intéressant car les lecteurs de son âge peuvent facilement s’apparenter à lui : des difficultés à s’intégrer, à l’école, une famille recomposée, on est loin du héros à la vie parfaite. Il en va de même avec ses amis et compagnons, qui sont tous différents. Pourtant, malgré une belle esquisse, les personnages ne sont pas plus développés que ça et surfent à la limite du stéréotype. Cela s’explique notamment par le fait que le livre se destine à un public jeune : il ne faut donc pas s’attendre à y trouver de la psychologie, ce qui est quand même bien dommage. 

Si sur le fond l'intrigue est intéressante, la forme reste trop classique et adolescente. Malgré une bonne action, tout est prévisible à l'avance, encore plus quand on connaît les mythes. Mais là où le bât blesse c'est cette énorme ressemblance avec Harry Potter. Même si Percy Jackson a su créer son propre monde, les similitudes entre les deux sagas sont plus que flagrantes et peuvent entacher la lecture de certains lecteurs un minimum exigeants. On retrouve donc un héros en marge de la société, qui découvre un nouvel univers. Il se fait deux amis : un garçon parfois peureux et une fille très intelligente. Il y a bien sûr un gros méchant, battu il y a longtemps, mais qui tente de se reformer pour revenir détruire le monde tel qu’il est. Les ressemblances sont bien plus nombreuses et sont le gros point négatif du livre, qui devient ainsi moins authentique. 

Du côté de l'écriture, Riordan a choisi d'écrire à la 1ère personne du singulier, donnant un côté actif et dynamique à la lecture. On accroche tout de suite au personnage de Percy, grâce notamment à l'humour et l'autodérision dont il fait preuve pour nous compter ses aventures. On se sent en quelque sorte proche de lui. Cependant le fait d’écrire comme parle un adolescent enlève du cachet à l’écriture. On se retrouve avec des phrases très simples, sans effet dans les tournures employées. Cela permet une lecture rapide mais reste enfantin. On notera également un manque majeur de descriptions dans les ressentis des personnages, l’ambiance des lieux qui fait qu’on n’entre pas totalement dans l’histoire.


Au final, Percy Jackson est un livre pour ados assez sympathique, qui se laisse dévorer car l'histoire est prenante. Mais on se rend compte que le tout n'est pas assez développé, qu'on reste parfois un peu trop dans le simplisme et le superficiel alors que pourtant le potentiel est là. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne passe pas un excellent moment, bien au contraire.

1 juin 2013

Les openings in real life

Les génériques ont toujours eu une part importante dans les animés. On reconnaitra le soin qu'emploient les japonais pour offrir des openings dynamiques à chaque fois.

Mais qu'advient-il quand des gens se mettent dans la peau des personnages et réalisent un opening en version réelle?
Ouvrez vos yeux et vous allez rire:




Captain Tsubasa (Olive et Tom)

Lucky Star




Sailor Moon




CardCaptor Sakura