30 mai 2013

The House of the devil

Film américain

Date de sortie: 8 septembre 2010

Réalisé par: Ti West

Avec: Jocelin Donahue; Tom Noonan; Mary Woronov etc.

Durée: 1h33

Genre: Epouvante - Horreur

Titre français: /

Résumé: Samantha, une mignonne collégienne qui répond à une offre de gardienne d'enfants, question de ramasser de l'argent pour son nouvel appartement. Son amie sceptique Megan l'amène en voiture à travers les bois et la laisse devant une gigantesque maison victorienne ayant comme propriétaire un vieux couple étrange avec des plans particuliers pour célébrer un événement rare : une éclipse lunaire qui aura lieu plus tard dans la nuit. Ayant désespérément besoin d'argent, Samantha accepte de rester en leur compagnie même lorsqu'elle se rend compte qu'il n'y a pas de bébé...



Ces dernières années ont vu de nombreux films d’horreurs misant plutôt sur le gore pour tenter de faire peur à un public de plus en plus exigeant. Pourtant la nostalgie des films d’ambiance, qui fleurissaient durant les années 80, est présente, et le réalisateur Ti West a tenté de rendre hommage à ces films terrifiants avec The House of the Devil.

L’exercice de réalisation est réussi et l’on se retrouve plongé dans cette décennie. Dur de croire que le film a été réalisé en 2010 tant Ti West a porté un souci du détail jusque dans le grain de l’image et dans les titre et générique du film. Les décors eux-mêmes sont représentatifs d’une époque aujourd’hui révolue mais qui continue à en faire rêver certains. Adieu voitures derniers cris à la jante éclatante, téléphones portables, MP3, habits à moitié absents pour les filles. Place ici au bon vieux walkman, aux jeans presque pattes d’éléphant, à la vieille voiture cabossée ainsi qu’aux téléphones publics. Tout est là pour nous emmener dans les années 80.

Si l’esthétique du film est parfaitement aboutie, il n’en est pas de même du scénario. Ti West, dans sa quête de l’hommage, a voulu reprendre les ficelles des films d’ambiance de l’époque en prenant pour cela le temps de poser l’histoire et de faire monter la pression jusqu’à offrir un final horrifique. Sauf que la sauce ne monte pas et que le résultat est plus que plat. On reprend le bon vieux thème de la baby-sitter qui doit se rendre dans une maison un peu éloignée de la ville afin de garder, non pas un enfant, mais une vieille femme. Changement étrange, mais qui pourrait apporter justement un peu de fraîcheur. Si cela avait été exploité mieux que cela. Le problème, c’est que la mise en place est bien trop longue. Malgré une présentation du début sympathique, l’arrivée dans la maison sonne le début d’un long calvaire pour le spectateur en mal de frissons. Alors que l’on s’attend justement à ce qu’il se passe quelque chose dans cette maison, que l’on joue avec nos nerfs, on ne fait que suivre l’héroïne dans son exploration de la maison. Même si la photographie du film joue sur un clair-obscur, afin de donner une impression d’oppression, on n’est guère touché et on suit les pas de cette jeune fille qui attend sa pizza. En dépit d’une scène dans cette très longue séquence, qui prédit un tournant prochain dans le film, l’ennui s’empare rapidement de nous tellement il ne se passe rien, pas même un petit sursaut. Le dernier quart d’heure tente  de changer la donne, avec une partie un peu plus dynamique. On retrouve l’image de l’héroïne combattive, mais la peur n’est toujours pas là. Seule la dernière scène présente une petite surprise, mais c’est tout.




The House of The Devil nous promettait rien que par son titre une histoire intéressante, terrifiante. Le film échoue au final dans sa tentative de faire peur, étant bien loin d’un Rosemary’s Baby. On retiendra cependant, à défaut du scénario, l’intérêt porté à l’esthétisme années 80 qui nous renvoie dans le passé.

29 mai 2013

La machine à assassiner

Auteur: Gaston Leroux

Editions: Le Serpent à Plumes

Genre: Roman, Policier

Date de Parution: 2008 (parution originale: 1923)

Résumé: Après les aventures décrites dans La Poupée sanglante, la peur s'abat à nouveau sur Paris. Alors que le relieur d'art Bénédict Masson a été guillotiné pour avoir tué de nombreuses femmes, les mystères continuent. Bénédict Masson avait toujours clamé son innocence, qu'en est-il maintenant après sa mort ? La Machine à assassiner est la suite directe de La Poupée sanglante de Gaston Leroux. On y retrouve le même mélange d'aventures, d'intrigue policière, de fantastique que dans la première partie. Et le tout écrit avec la même poésie noire.



Suite de La Poupée Sanglante, La Machine à Assassiner reprend l’histoire à la suite des évènements qui clôturaient le livre précédent. Si l’on avait trois intrigues avant, le récit se focalise ici pour la plus grande partie sur la famille de l’Ile Saint Louis et son étrange secret qu’est Gabriel. Alors que la vérité éclate petit à petit, on suit les aventures de Gabriel, surnommé la poupée sanglante, dans sa tentative de fuite. Les interrogations soulevées dans La Poupée Sanglante sont révélées petit à petit, au fur et à mesure que l’on se rapproche de Gabriel. L’intrigue principale finit par retrouver celles du premier roman et l’on découvre enfin la vérité sur les meurtres commis à la campagne et sur l’identité du marquis, soit disant un vampire selon les dires de sa femme.

Mais le grand changement de ce roman provient de l’écriture de Gaston Leroux, qui retrouve son ancien métier en transformant l’histoire en grand récit journalistique. Ainsi nous suivons les protagonistes principaux à travers les témoignages de personnages secondaires qui sont soit entrés en contacts avec Gabriel et cie ou qui ont tout simplement un rapport avec la police. Le fait de découvrir les évènements à travers des yeux extérieurs donne un aspect particulier à la lecture, mais permet de détailler autrement la terreur vécue par ces gens. On retrouve alors ces croyances qui s’opposent à la science, séparant ainsi la populace lambda du scientifique érudit. Bien que les explications scientifiques affluent et que le fantastique soit moins présent, la peur de l’inconnu reste présente. On retrouve également avec plaisir les références de Dracula, Frankenstein, Pygmalion, mais le mythe est dépoussiéré pour répondre à une attente du début du 20ème siècle.



Le seul point négatif est qu'il reste quelques questions en suspens à la fin du livre, mais Leroux parvient à nouveau à nous entraîner à la suite d'un monstre, démontrant que l'habit ne fait pas le moine à travers l'effroyable pouvoir de la presse et des croyances populaires.

23 mai 2013

La poupée sanglante

Auteur: Gaston Leroux

Titre Original: /

Traducteur: /

Editions: Le Serpent à Plumes

Genre: Roman, Fantastique, policier

Date de Parution: 2007 (1923 à l'origine)

Résumé: Au moment où Leroux compose La Poupée sanglante (1923), la France est encore sous le choc du procès d'Henri Landru, qui sert de déclic à la genèse du roman. Mais se contenter d'un héros devenu tueur en série par simple cupidité aurait été indigne de l'imagination de Leroux. Il a donc fait du relieur Masson l'instrument d'un grand dessein qui le dépasse: le mystère de la vie et de la mort. Leroux dépoussière les vieux mythes de Dracula et Frankenstein, les débarrasse de leurs artifices gothiques et les modernise grâce à un habillage scientifique. Benedict Masson ne proclame-t-il pas: " De nos jours le vampirisme ne peut être que scientifique...



Premier volet d'une histoire en deux livres, La Poupée Sanglante présente un récit entre réalisme et surnaturel. Reprenant ce qu’il sait faire le mieux, Gaston Leroux nous dépeint le tournant étrange dans la vie d’un simple relieur de Paris, Bénédict Masson, tellement laid qu’il en devient repoussant. Cette maigre description n’est pas sans rappeler le thème du monstre, déjà vu dans Le Fantôme de l’Opéra auquel La Poupée Sanglante emprunte son atmosphère fantastique et mystérieuse.

Si le fantastique tarde un peu à arriver, le lecteur est plongé d’entrée de jeu dans le mystère qui entoure la famille voisine de Masson. Par le biais de ce héros atypique, on découvre une situation étrange, qui conduit à un drame qui n’en est, finalement, pas réellement un. Christine, fille de ce voisin horloger, est fiancée à son cousin et scientifique Jacques Cotentin. Pourtant elle voit un autre homme à la beauté fulgurante, nommé Gabriel, et qui semble sortir d’un placard. Un soir, le couple est surpris et l’horloger bat à mort le jeune homme. Du moins c’est qui semble à Masson, qui pourtant revoit le garçon en bonne santé quelques jours plus tard. Que s’est-il réellement passé ? La curiosité du lecteur est soulevée, au même titre que celle de Masson. Mais Gaston Leroux ne s'arrête pas là et n'hésite pas à faire entrer en scène deux autres intrigues, qui relèvent l'une du policier, l'autre du fantastique. Entre la disparition de jeunes femmes qui ont travaillé pour Masson et une marquise qui prétend que son mari est un vampire, le quotidien du relieur bascule peu à peu.

En mélangeant différents genres, Leroux offre une oeuvre singulière mais réussie car le suspense est toujours présent, du début à la fin. Les personnages sont approfondis et chacun réagit selon ses émotions mais également ses croyances. On assiste à travers le récit à une dualité science/surnaturel, rationalité/croyance qui est très bien dépeinte à travers les références dont s'inspire l'auteur: Dracula ou Pygmalion, mais aussi à travers les personnages eux-mêmes : Jacques le scientifique, les villageois superstitieux etc. 



L'auteur joue également sur les genres d'écriture, passant d'un journal intime et donc d'un point de vue interne à une écriture journalistique et un point de vue général, auxquels s'entremêlent quelques poèmes. Le tout donne un rendu particulier, passant des pensées, actes et ressentis de Masson à un narrateur qui à travers son papier porte un jugement sur le relieur. La lecture n’en reste pas moins plaisante et le changement de point de vue donne une nouvelle dynamique à l’histoire qui reste assez mystérieuse, même à la fin.

Il est donc temps de lire la suite, La Machine à Assassiner.

19 mai 2013

SuperBad

Film Américain

Date de sortie: 31 octobre 2007

Réalisé par: Greg Mottola

Avec: Jonah Hill, Michael Cera, Christopher Mintz-Plasse, Bill Hader, Chelsey, Dailey, Emma Stone etc.

Durée: 1h52

Genre: Comédie

Titre français: Supergrave

Synopsis: Evan et Seth sont deux amis pas très futés qui ne peuvent pas se passer l'un de l'autre. Pourtant, il va bien falloir qu'ils apprennent, parce que cette année, ils sont inscrits dans deux universités différentes ! Evan est craquant, plutôt intelligent et constamment terrifié par la vie - et les filles en particulier. De son côté, Seth parle trop, ne tient pas en place et s'intéresse vraiment beaucoup à tous les aspects de la reproduction humaine...  Pour ces deux-là, il est temps d'affronter l'existence, les filles et leur destin, mais pour cela, ils doivent d'abord survivre à cette nuit fatidique, leur première nuit, celle qui vous excite, vous terrifie et dont vous vous souviendrez toute votre vie !



Comédie déjantée, Superbad (Supergrave en français) s’inscrit dans la lignée des teen movies du genre American Pie. Produit par Judd Apatow à qui l’on doit entre autre En Cloque, mode d’emploi et 40 toujours puceau, ce film s’attarde une nouvelle fois sur les losers, mais du point de vue de l’adolescent cette fois-ci. On suit donc trois losers qui, comme tout adolescent à leur âge n’est-ce pas, n’ont d’autres buts que de vouloir perdre leur virginité. Pas facile quand on voit le portrait de chacun dans une première partie qui plante assez bien l’ambiance et le décor. Entre le petit gros grossier et obsédé (Seth), le nerd gentillet mais effacé (Evan) et le simplet chanceux (Fogell), on a un trio gagnant des plus atypiques, décalé, mais qui représente en même temps assez bien cette catégorie de jeunes souvent mis à l’écart. Pour la première fois ils se retrouvent invités à une soirée, qui devient pour eux l'occasion de s'envoyer en l'air avant la fin de l'année (scénario qui ressemble ici énormément à American Pie). Comme il faut absolument passer pour le cool de service, nos lascars se retrouvent avec le devoir d’amener l’alcool. Mission assez compliquée étant donné qu’ils n’ont pas l’âge requis pour s’en payer. C’est sans compter notre ami Fogell qui parvient à avoir une fausse carte d’identité: cette dernière promet déjà de bons moments, au vue de sa "crédibilité".

C’est alors que débute une seconde partie très dynamique, qui joue énormément sur les quiproquos, donnant des scènes délirantes. On doit notamment ces moments de plaisir à Fogell devenu McLover qui est lancé dans une aventure qui tiendrait presque de l’irréel. Les délires s’enchaînent mêlant stupidité et irresponsabilité. Accompagné de deux policiers qui semblent avoir pris sous leurs ailes le jeune homme, ce dernier se retrouve embarqué dans des situations totalement loufoques qui laissent à penser qu'il est en voie d'apprentissage. En effet les deux policiers ne sont que l'échos des losers, version adulte et ils semblent conduire McLover vers la voie des hommes à travers des scènes qui tiennent du rite initiatique.

Malgré ses scènes farfelues, le film est assez réaliste et intelligent dans sa manière de dépeindre une certaine partie de l'adolescence. Nos trois héros tentent avant tout ici de s'intégrer aux autres, et le seul moyen sera de passer pour le sauveur de la soirée qui ramène l'alcool et par extension de s'envoyer la fille de ses rêves. L'amitié a elle aussi une place importante, puisque celle entre Seth et Evan sera mis à mal durant leurs parcours.


Si Superbad ressemble à un teen movie uniquement basé sur le cul, le film fait malgré tout preuve d'esprit et d'humour acéré qui montre un travail brillant. Lourd, cru, grossier, rien n’échappe au vulgaire de Seth. Malgré une fin un peu trop longue, on passe un agréable moment en compagnie de ces losers qui prouvent que malgré tout, on peut parvenir à son but, ou du moins s’en rapprocher grandement en restant au final naturel. Petite réussite pour les productions Apatow,  qui ouvrent un peu plus la porte aux héros/losers tels qu’on pourra les retrouver par exemple dans la série British The Inbetweeners.  

Angelfall

Auteur: Susan Ee

Titre Original: Angelfall

Traducteur: /

Editions: Feral Dream

Genre: Fantastique, Dystopie, Young Adult

Date de parution: 2011

Résumé: It’s been six weeks since angels of the apocalypse descended to demolish the modern world. Street gangs rule the day while fear and superstition rule the night. When warrior angels fly away with a helpless little girl, her seventeen-year-old sister Penryn will do anything to get her back. Anything, including making a deal with an enemy angel. Raffe is a warrior who lies broken and wingless on the street. After eons of fighting his own battles, he finds himself being rescued from a desperate situation by a half-starved teenage girl.Traveling through a dark and twisted Northern California, they have only each other to rely on for survival. Together, they journey toward the angels’ stronghold in San Francisco where she’ll risk everything to rescue her sister and he’ll put himself at the mercy of his greatest enemies for the chance to be made whole again.



Enorme coup de cœur pour ce roman qui a su me plonger dans son univers magique, envoûtant par bien des aspects. Il est impossible de ne pas succomber à la plume ensorceleuse de Susan Ee, qui parvient ici à jongler entre littérature Young Adult, Fantastique et dystopie. Présenté comme le nouveau Hunger Games, Angelfall n’a rien à envier à la série à succès, réussissant au contraire à se démarquer par les thèmes abordés. Il est par contre impossible de ne pas faire le parallèle entre Katniss et Penryn. On découvre Penryn sur le point de sortir dans la rue avec sa sœur handicapée et sa mère attente de schizophrénie paranoïde. Une jeune fille qui protège sa petite sœur et qui prend soin de sa mère malade mentale : déjà vu. Mais la ressemblance s’arrête ici, car le monde de Penryn n’a rien à voir avec celui d’Hunger Games.

Six semaines plus tôt les anges ont débarqué sur terre et ont commencé à ravager les villes. Alors que Penryn choisi de partir pour se mettre à l’abri ailleurs avec sa famille, zigzaguant entre les carcasses des voitures, elles assistent toutes trois à une bataille entre anges. L’un d’eux a ses ailes arrachées, mais c’est alors que les trois femmes sont remarquées ; afin de permettre à sa mère et sa sœur de pouvoir s’enfuir, Penryn se précipite au secours de l’ange sans ailes. Le chef des anges, énervés, s’emparent alors de la petite sœur et s’envole au loin avec elle. Désespérée, Penryn sait que sa seule chance de retrouver sa sœur est de soigner l’ange et de le forcer à lui donner des réponses. C’est ainsi que commence son aventure étrange, riche en émotions et en rebondissements.

Que ce soit au niveau de l'intrigue ou des personnages, tout est développé à bon escient, sans que l'on tombe dans le cliché ou le grotesque.
Certes on retrouve le duo de la jeune fille téméraire et du "beau gosse" que tout oppose (humaine/ange) mais qui sont obligés de voyager ensemble pour certaines raisons. Mais le cliché s'arrête là. Ces personnages ont un caractère propre, agissent suivant un but qui est égoïste. Il n'y a rien d'héroïque dans cette démarche et c'est ce qui les rend proche de nous d'une certaine façon. L'auteur réussi à les rendre touchants, et parvient également à rendre crédible certains aspects chez Penryn qui aurait pu apparaître comme fortuits, grâce au personnage de la mère, bel exemple du protagoniste atypique mais sympathique.

L'histoire quant à elle pourrait paraître banale aux premiers abords: un monde post-apocalyptique, des anges méchants, la quête de la recherche de la soeur... Sauf que rien n'est comme cela semble être. Le livre est imprévisible, jouant sur plusieurs tableaux sans que l'on soit perdu, dans une parfaite continuité. Susan Ee dépeint un monde en perdition avec justesse, notamment les différentes réactions/ordres humain(e)s qui ont suivi le chaos, mais surtout la psychologie des personnages. Que ce soit au niveau des dialogues, des pensées et ressentis de Penryn, tout est authentique et sonne vrai.

On se retrouve plongé dans une ambiance électrique, très prenante. L'écriture de l'auteur est fluide, belle et possède une légèreté qui nous fait suivre l'intrigue comme si nous étions réellement à la suite de Penryn. La lecture ne souffre d'aucun temps mort et le suspense reste présent du début à la fin, du à ces nombreux moments imprévisibles qui ajoutent de nouveaux éléments à l'histoire sans l'alourdir. Tout est continuité dans Angelfall, et on se laisse prendre au jeu.


Ce livre, premier tome d’une série, est captivant d’un bout à l’autre et il est impossible de le refermer une fois la lecture commencée. Pour l’instant pas encore traduit, il reste pourtant très facile à comprendre. Que vous soyez adeptes de la lecture en anglais ou simple novice, n’ayez pas peur de foncer, vous ne le regretterez pas.

18 mai 2013

[Trailer 2] Pacific Rim

Le film de Guillermo del Toro se dote d'une nouvelle bande annonce où l'on constate encore une fois les nombreuses références dont s'est inspiré le réalisateur: Evangélion, Gundam, Godzilla etc...


L'hôtel hanté

Auteur: Wilkie Collins

Titre Original: The Haunted Hotel

Traducteur: Henry Dallemagne

Editions: Librairie Hachette & cie

Genre: Mystère

Date de Parution: 1878

Résumé: Au grand dam de sa famille, lord Montbarry décide de rompre ses fiançailles avec une honorable jeune fille pour épouser la sulfureuse comtesse Narona. Fuyant l'Angleterre victorienne du XIXe siècle, les jeunes époux partent s'installer dans les brumes d'un lugubre palais vénitien, où Montbarry décédera dans d'étranges circonstances. Transformé en hôtel, le palais deviendra alors le théâtre d'autres phénomènes inexpliqués...



J’ai découvert pour la première fois l’auteur Wilkie Collins, contemporain et ami de Charles Dickens, avec L’hôtel Hanté, roman qui mêle mystère et fantastique. On se retrouve plongé dans une histoire prenante qui fait naître la curiosité chez le lecteur dès le départ.

L’intrigue débute d’une manière déroutante, amenant déjà quelque peu du mystère à travers le personnage de la comtesse Narona et sa visite à un médecin. Leur conversation permet de mettre en place les bases de l’histoire et d’amener une présentation des personnages au lecteur, qui sera un peu plus abordée au club du médecin. Ainsi on découvre que la comtesse, au passé tumultueux, va épouser Lord Montbarry, précédemment fiancé à sa cousine Alice. Le nouveau couple accompagné du frère de la comtesse partent en voyage de noces en Europe, pour finir par s’établir quelques temps dans un vieux palais à Venise.

Le récit est mené de façon singulière, suivant trois personnages l’un après l’autre au fur et à mesure que l’intrigue avance, découpant ainsi l’histoire en trois parties distinctes mais linéaires. Après la présentation avec le médecin, c’est à travers le personnage d’Alice que l’on découvre les nouveaux rebondissements qui se déroulent à Venise : disparition, mort, tout cela est-il lié ou est-ce le fruit du hasard ? La dernière partie se déroule à Venise même, dans le palais transformé en hôtel, où l’on suit les pas cette fois-ci du frère du défunt Lord Montbarry.  Ce changement de perspective est intéressant, car il permet de s'attarder sur trois personnalités différentes, ainsi que d'avoir une vision différente de l'histoire à différents moments. Alors qu'au départ on a une approche extérieure des amours de la comtesse et de Lord Montbarry, on finit par se retrouver au niveau le plus intime à travers les aventures du frère, rentrant par là-même au plus près du coeur du drame.

Collins parvient à créer un suspense omniprésent, qui monte crescendo vers la fin. Il joue avec le lecteur grâce aux indices distillés au long du récit, s'amusant du mystère qui entoure les personnages: qui est la comtesse, victime ou bourreau? qui est son frère le baron? qu'est-il arrivé à Venise? Tandis qu'on approche de la fin, le fantastique fait son apparition. On oscille alors entre résolution rationnelle et surnaturelle.


Les personnages présentés sont assez bien représentatifs de l’époque victorienne, mais restent selon moi trop stéréotypés, pas assez approfondis. Cela est du en partie à cause de l’écriture qui met l’accent sur les émotions des protagonistes, laissant ainsi de côté leur psychologie. Les descriptions ont aussi la part belle, caractéristique de cette époque. Malgré une écriture qui diffère de la notre, la plume de Collins est légère et permet une lecture rapide et plaisante. On sent par ailleurs les prémices des romans policiers et à suspense à travers ce livre, qui a su révéler une intrigue très bien menée et maîtrisée.

13 mai 2013

La voix des ténèbres

Auteur: Dean R. Koontz

Titre Original: The Voice of the Night

Traducteur: Isabel Glasberg

Editions: Pocket

Genre: Horreur / Terreur

Date de parution: 1989

Résumé: Le pacte était scellé : ils étaient « frères de sang ». Mais l'expression n'avait pas tout à fait la même signification pour Colin et pour Roy. Pour Roy, tuer c'est l'« éclate ». Mieux que les filles, mieux que le football, mieux que tout. Quoique encore adolescent, il a déjà plusieurs crimes parfaits à son actif. Mais il se sent seul. Il voudrait bien avoir un ami sûr avec qui partager sa passion. Colin ferait l'affaire, Roy lui confie son secret. Mais il refuse tout d'abord de le croire puis recule bêtement devant un meurtre pourtant sans risque. Qu'importe : Roy est obstiné et tient en réserve un argument décisif... 


Catalogué comme roman d’horreur, La Voix des Ténèbres n’offre pourtant aucun frisson, aucune terreur mais bien une certaine déception à la fin de la lecture, comme cela avait déjà été le cas pour Fièvre de Glace du même auteur.

Malgré un résumé assez sympathique, l’histoire ne décolle que rarement. Alors que Koontz dissémine quelques indices qui tendraient à faire penser que le fantastique va apparaître, il finit par rester parfaitement ancré dans le réel, préférant se focaliser sur une certaine désillusion de la jeunesse à travers les personnages des deux héros. Colin et Roy sont deux ados de 14 ans, à l’opposé total l’un de l’autre. Le premier a une personnalité effacée, solitaire, qui suit plutôt que de mener ; l’autre a un caractère fort, est manipulateur et surtout dérangé. Cependant quelque chose les rapproche : c’est la solitude qui les entoure. L’un sans ami, l’autre ayant choisi de rester seul, des parents absents pour les deux. Cela se traduit notamment par l’utilisation des noms pour les parents, rarement qualifiés de « papa » ou « maman », mais également par le fait que la mère de Colin soit vue comme de la chair à baiser par Roy. La figure parentale telle qu’elle devrait être n’existe plus, ce qui conduit inexorablement à des drames. Tout comme Stephen King l’a déjà fait dans nombreux de ses romans, Koontz s’attarde sur le passage de l’enfance à l’adulte, mais réussit moins bien que le maître de l’horreur.

On retient bien évidemment le caractère particulier de Roy, pour qui l’éclate est de tuer, voire pourquoi pas de violer. Un esprit dérangé dans un corps de jeune garçon. Pourtant, cette folie latente aurait pu donner quelque chose de bien plus terrible, mais l’auteur se contente de surfer sur les dialogues, ne poussant pas assez la psychologie des enfants. On se contente au final de suivre de manière trop linéaire les actes de chacun, entrecoupés par de trop nombreux dialogues qui sont parfois amenés de façon impromptue. Le récit en lui-même possède de nombreuses longueurs qui alourdissent la lecture. De temps en temps apparait une pointe de suspense, qui disparait rapidement. Quant à la fin, cette dernière est bâclée, totalement prévisible.



La Voix de Ténèbres ne révèle finalement aucune surprise et n’arrive pas réellement à porter le lecteur à sa suite. Entre horreur inexistante et thriller psychologique raté, ce roman se contente au final de reprendre le concept du gentil contre le méchant, version enfants. Le résultat est assez moyen, et si le livre se lit rapidement et facilement, il s’oublie tout aussi vite.  

12 mai 2013

J'ai épousé un inconnu

Auteur: Patricia MacDonald

Titre Original: Married to a Stranger

Traducteur: Nicole Hibert

Editions: Le Livre de Poche

Genre: Policier / Thriller

Date de Parution: 2008

Résumé: Emma et David se connaissent depuis quelques mois. Ils ont eu le coup de foudre. Aujourd'hui, ils se marient. C'est le plus beau jour de la vie d'Emma.
Son beau rêve s'écroule lorsqu'elle est agressée, dans le chalet de l'oncle de David, où les jeunes mariés passent leur lune de miel. La police soupçonne aussitôt David, qui n'était pas là lors de l'agression, et qu'on a retrouvé dans les bois, peu après.



Suite au petit divertissement que m’avait procuré La Fille Sans Visage, je me suis laissée tenter par un autre roman de Patricia MacDonald : J’ai épousé un inconnu. Force est de constater que l’auteur utilise ici les mêmes ficelles que dans La Fille Sans Visage, nous livrant à nouveau un roman de gare assez conventionnel dans la forme et le fond.

Une fois de plus, MacDonald choisit de privilégier le côté psychologique des personnages, en particulier celui d’Emma, l’héroïne qui a échappé à la mort le soir de sa lune de miel au fond des bois. On oublie donc l’enquête policière et ses travers pour se focaliser sur les états d’âme de l’héroïne. L’idée est intéressante, mais encore une fois, pas assez développée, nous offrant ainsi un résultat superficiel. Cela provient du fait que l’auteur ne sait pas donner de la profondeur aux protagonistes, jouant simplement avec des stéréotypes. Il est flagrant, en enchaînant la lecture des deux romans de voir à quel point Nina (La Fille Sans Visage) et Emma sont pareilles : gentilles, le cœur sur la main, prêtes à aider, mais niaises et crédules, ce qui fait que l’on a du mal à s’identifier à elles. Le même sort est réservé aux rôles secondaires, dont le plus raté reste celui de David, cet homme suspecté de vouloir tuer sa femme pour sa fortune, qui finit par faire office de faire valoir. De plus en plus antipathique à chaque nouvelle apparition, on n’est pourtant pas dupe. Si MacDonald tente de reprendre ce vieux concept prisé dans les livres policiers, à savoir  semer le doute sur l’innocence des gens, elle n’y parvient absolument pas. A trop vouloir nous montrer que David est le coupable idéal, le lecteur n’est pas dupe et comprend dès le départ qu’il faut chercher la réponse ailleurs.

Le scénario est de prime abord intéressant mais le fait de faire prévaloir les sentiments sur le déroulement de l’histoire l’affaiblit, sans compter les nombreuses invraisemblances qui apparaissent au fil de la lecture. Notamment à la fin, où la révélation n’est ni crédible ni intense, mais fait au contraire se soulever des questions sur le côté illogique des évènements. On a d’ailleurs droit une nouvelle fois à des personnages plats et stéréotypés qui cassent un potentiel moment fort. Le suspense est quand même au rendez-vous, même si c’est de manière minime.


Encore une fois on se retrouve avec un roman plus que classique qui ne parvient pas à nous faire frissonner un seul instant. La lecture reste simple, rapide et sympathique malgré tout, du moins si l’on prend ce livre pour un simple divertissement et non un vrai thriller.

10 mai 2013

La Fille sans visage

Auteur: Patricia MacDonald

Titre Original: The Girl Next Door

Traducteur: Nicole Hibert

Editions: Albin Michel

Genre: Policier

Date de Parution: 2005

Résumé: Hoffman, New Jersey, une petite ville paisible, une communauté bourgeoise. Lorsque l'on apprend que le très estimé et séduisant docteur Avery a poignardé sa femme, c'est la stupeur. Rejeté par ses deux fils, il ne trouve de soutien qu'auprès de Nina, sa fille de seize ans, convaincue de son innocence. Quinze ans plus tard, libéré sur parole et décidé à retrouver le coupable, il revient à Hoffman. Mais la ville est-elle prête à l'accueillir, à lui pardonner ? Armée de ses seules certitudes, Nina n'a d'autre choix pour aider son père que d'explorer un passé familial douloureux. Tandis que la jeune femme s'approche de la vérité, les secrets du voisinage se dévoilent un à un. Et la mort frappe à nouveau.



Après les déceptions répétées avec les romans de Patricia Cornwell, je me suis décidée à tester une nouvelle Patricia, MacDonald celle-ci, avec son roman La Fille Sans Visage. Si l’on est loin des désillusions de la saga Scarpetta, on n’approche pourtant pas d’un très bon policier contrairement à ce que la réputation de l’auteur laissait entendre. 

L’histoire débute bien et nous plonge directement au milieu d’une famille éclatée qui devient complètement brisée à la suite de l’assassinat de la mère. On retrouve ces mêmes personnages 15 ans plus tard, alors que le père, inculpé pour le meurtre de sa femme, est relâché. Seule sa fille Nina est là pour le soutenir, elle qui a toujours cru en l’innocence de son père, contrairement à ses frères. Doucement l’intrigue se met en place, se focalisant sur Nina et ses états d’âme.

Tandis que le père retourne dans la ville qui a causé son malheur et commence à enquêter afin de trouver le meurtrier de sa femme, l’auteur s’éloigne de l’enquête policière basique pour se focaliser uniquement sur le côté psychologique des personnages. Choix que l’on finit par déplorer au vu du manque d’épaisseur des protagonistes. Nina, sur qui MacDonald s’est le plus penchée, reste la petite fille sage, retranchée, gentille, fidèle et qui fait tampon. Elle ne prend guère d’initiative, subissant plutôt les diatribes de ses frères, se contentant également de mettre en place tous les indices qui lui tombent miraculeusement dessus. Ses frères au potentiel plus élevés se contentent de faire tapisserie. Le récit, lui, reste très simple, linéaire, avec quelques touches de suspense, notamment à la fin avec une résolution surprenante. Mais malgré un rythme régulier, le roman ne dépasse pas le stade du thriller correct. Rapide et facile à lire, on regrette cependant ce manque de profondeur dans l’intrigue ainsi que dans la psychologie des personnages. Quant au titre qui m’a poussé à la lecture, on se demande à quoi il se réfère puisqu’il n’est pas lié à l’histoire.


En résumé, La Fille Sans Visage est un roman de gare, bon pour la lecture à la plage, mais qui n’est pas assez travaillé. Même si la lecture reste plaisante les fans de vrais polars n’y trouveront pas forcément leur compte.

8 mai 2013

[Trailer] The World's End

Après l'affiche dévoilée lundi, les comparses de Shaun of The Dead et Hot Fuzz nous présente le premier trailer de leur prochain film, The Wold's End.


Trailer:




6 mai 2013

L'île infernale

Auteur: Yusuke Ochiai 

Type: Seinen 

Genres: Action, Drame, Suspense, Thriller

Editions: Kumikko

Publication: Terminé => 3 tomes

Résumé: La peine de mort n’existe plus au Japon. La peine ultime qui la remplace est l’exil sur une île coupée de tout. C’est là qu’arrive Ei Mikoshiba après s’être fait intentionnellement condamné. Son but : retrouver l’assassin de sa famille, son ancien ami, Sasaki. L’île-pénitencier se révèle un véritable enfer sur terre, une jungle sans pitié où les prisonniers, livrés à eux-mêmes, ont constitué une société d’une violence inouïe dans laquelle seuls les forts peuvent survivre. Ei semble taillé pour cet environnement hostile, mais réussira-t-il à accomplir sa vengeance ?



Pour leur première publication les éditions Komikku réussissent un joli coup en présentant le seinen L’île infernale, efficace tant par sont récit que par son graphisme. Production courte avec seulement trois tomes, ce manga n’a pas la prétention d’innover mais plutôt d’offrir un divertissement pour les fans de violence, ce qu’il réussit parfaitement. Yusuko Ochiai reprend pour cela un thème déjà vu et revu et qui semble être une réflexion importante pour les japonais : la réformation du système judiciaire. La peine de mort n’existe donc plus, et les pires criminels sont expédiés à la place sur une île au loin du Japon où ils sont livrés à eux-mêmes. C’est là qu’est envoyé le héros, Ei Mikoshiba, à la suite du meurtre de cinq personnes. Ses motivations sont connues du lecteur dès le départ, ne laissant place à aucun questionnement possible : la vengeance est ce qui l’a poussé à commettre ses actes, lui permettant ainsi de se retrouver sur l’île où le tueur de sa famille a été envoyé quelques années auparavant. Si l’on peut se demander au départ si la vengeance est un moteur suffisant pour justifier des meurtres, on suit malgré tout et avec plaisir l’arrivée d’Ei dans ce nouvel enfer qu’est l’île. Car on se rend compte rapidement que l’île n’a rien de paradisiaque et que le système établi dessus ressemble étrangement à une dictature, faisant prévaloir une forme de religion mais également l’idée du plus fort supérieur aux faibles qui n’ont d’autre rôle que celui de serfs. Au-delà de ce premières découvertes c’est une horreur innommable qui est mise à jour, engendrée par l’appât du gain et du pouvoir, dévoilant à nouveau une facette plus que terrible de l’humanité.


Le récit est simple, linéaire et quelque peu prévisible, mais il est bon. Notamment grâce à son format court, qui permet d’aller à l’essentiel sans s’éterniser et se perdre dans des détails qui rendraient la lecture ennuyeuse. Le mangaka parvient habilement à jongler entre flashbacks et moment présent, ne montrant encore une fois que les scènes les plus pertinentes qui éclaircissent l’histoire. Le graphisme est lui aussi superbe : brut, anguleux, il sert à bon escient l'intrigue intense et bien rythmée, et colle parfaitement à l’atmosphère sombre du récit, rendant cette impression de violence omniprésente.


Sorte de huit clos, L'Ile infernale se veut avant tout sauvage, agressive: on est loin d'un manga psychologique. Ici, c'est le divertissement brutal qui prime, et les amateurs de ce genre devraient trouver leur compte.

2 mai 2013

[News] Daniel Radcliff



Depuis la fin de la saga Harry Potter, l'acteur Daniel Radcliffe s'était fait rare sur le grand écran, avec un film en 2012. Il a malgré tout plusieurs projets, dont Kill Your Darlings qui sortira initialement le 17 octobre 2013.


Il sera également la star de Tokyo Vice, un thriller basé sur les mémoires d'un journaliste d'investigation, Jake Adelstein, qui avait enquêté sur le leader yakuza Tadamasa Goto. Le jeune homme incarnera ce journaliste sous la réalisation de Anthony Mandler et le scénario de J.T Rogers.




On le verra aussi  dans le film d'horreur Horns (en octobre 2013 aux States) et la comédie romantique The F Word.

1 mai 2013

[News] Trailer The Fall



Enfin, la série The Fall, créée en 2012 par Alan Cubitt devrait enfin apparaître sur les écrans British prochainement. En attendant de découvrir les 5 premiers épisodes déjà tournés, voilà une bande annonce intéressante, montrant une Gillian Anderson sur le retour suivant un tueur. Les fans de Once Upon a Time seront ravis de retrouver Jamie Dornan, le regretté sherif de Storybrook.




Synopsis: Lorsque les investigations de la police nord irlandaise sur une série de meurtres n'avancent pas, une enquêtrice est envoyée à Belfast pour suivre l'affaire de plus près.