30 mars 2013

[News] Teaser pour l'animé Blood Lad

Le seinen fantastique de Yûki Kodama, Blood Lad, connaît lui aussi une déclinaison en animé qui avait été annoncée depuis un très long moment. La sortie au Japon de ce nouvel animé sera pour Juillet 2013, et un premier teaser a enfin été dévoilé sur le site officiel.
Le manga, en cours de publication, a débuté en 2009 dans le magazine Young Ace. Il y a aujourd'hui 7 tomes de parus au Japon, et 4 en France aux éditions Kurokawa.


Résumé (de Manga-News):

Loups-garous, zombies et autres créatures de la nuit ont toujours inspiré la terreur aux humains. Staz est un vampire, un vrai caïd qui règne sans partage sur un des quartiers des enfers. Mais plutôt que de jouer au suceur de sang, il préfère squatter sa console et collectionner les mangas. C’est un véritable Otaku, fan de la culture nippone ! Alors quand une jeune japonaise égarée débarque sur son territoire, il n’a plus qu’une idée en tête : en faire la pièce maîtresse de sa collection !




Voici le teaser, avec une musique entraînante:

[News] Once: Wonderland



Tandis que la saison 2 de la célèbre série d'ABC Once Upon a Time bat son plein et approche du final, son spin-off semble proche de voir le jour. Intitulé Once: Wonderland, il se focalisera, comme son nom l'indique, sur Alice aux Pays des Merveilles. Par ailleurs, l'actrice qui jouera le rôle de l'héroïne vient d'être attribué à Sophie Lowe, déjà vu dans RoadKill. Elle sera accompagnée de Michael Socha et de Peter Gadiot, qui incarneront respectivement le Valet de Coeur et Cyrus, l'amoureux d'Alice. L'histoire se déroulera avant la malédiction, du point de vue de la jeune fille.


Un teaser sera présenté en avril aux producteurs d'ABC, et si l'accord tombe, un pilote sera tourné durant l'été pour être présenté en septembre sur la chaîne, en complément de Once Upon a Time.

29 mars 2013

King's Game (Tome 1)

Auteur: Kanazawa Nobuaki (scénariste); Renda Hitori (dessin)

Type: Seinen

Genre: Drame, Mystère, Horreur, Thriller

Editions: Ki-oon

Publication: Terminé => 5 tomes

Résumé:  Nobuaki Kanazawa est un étudiant tout ce qu'il y a de plus banal : sa principal préoccupation est de se déclarer à la jeune fille qu'il aime.
Réveillé une nuit par un horrible cauchemar, il regarde son téléphone par réflexe : à l'intérieur, un étrange SMS demandant à ce que deux élèves de sa classe s'embrassent le lendemain, précisant que cet ordre émane d'un "roi" et que ses ordres sont absolus ! Croyant à un canular, Nobuaki ferme son portable et se rendort.
Le lendemain, lorsqu'il arrive en cours, ses camarades sont tout excités : tous ont reçus le message, et essaient de faire en sorte que les deux étudiants désignés la veille s'embrassent comme exigé par le roi.
)
Au début, tous se prennent au jeu, mais rapidement, les exigences du roi se font de plus en plus étranges et les 32 élèves de la classe se sentent de plus en plus oppressés. Cependant, il est déjà trop tard, le "King's Game" a commencé et ils ont 24h pour exécuter chacun de ses souhaits. Autrement, seule la mort les attend !

Une classe. 32 élèves. 24h pour obéir. Une seule sanction : la mort.

Telle est l’accroche prometteuse de l’une des dernières licences des éditions Ki-oon. Dans la lignée de certains thrillers déjà proposés par ces éditions, King’s Game est un seinen dont l’originalité n’est pas évidente. Entre Battle Royale, Enigma et Doubt, ce seinen s’inspire largement du meilleur de ces trois titres et crée une sorte d’œuvre hybride  qui fonctionne malgré tout. On retrouve le concept de lycéens pris au piège du jour au lendemain, qui n’ont d’autres choix que celui d’obéir. Comme pour Doubt et Enigma, la personne derrière tout ça n’est pas connue et se présente sous un pseudo, le Roi. Chaque jour à minuit chaque élève reçoit un mail de ce fameux Roi, qui leur donne un ordre. Les élèves concernés ont alors 24h pour obéir sous peine de mourir. Difficile de ne pas imaginer les élèves d’Enigma ou de Battle Royale avec ce compte à rebours qui ne laisse pas vraiment le choix aux adolescents.


La force de King’s Game provient avant tout de sa dynamique durant ce premier tome. En effet, dès les premières pages on entre directement dans le vif du sujet avant même d’avoir eu une quelconque présentation des personnages principaux. Alors que nous sommes plutôt habitués à découvrir les héros et leur environnement avant que ce dernier ne soit chamboulé, Nobuaki Kanazawa (qui porte étrangement le même nom que son héros) a pris le parti de commencer son histoire directement avec l’arrivée de ce jeu, préférant ainsi aller à l’essentiel.

On découvre alors une ambiance légère, très enfantine, avec des personnages qui ne prennent pas au sérieux ce mail étrange. Il est d’ailleurs difficile de faire autrement en voyant la nature de l’ordre. Pourtant rapidement les choses basculent et c’est un climat paranoïaque qui se met en place, transformant l’histoire en faux huit clos. Le doute s’immisce dans les esprits et il devient évident que le Roi en connaît trop pour ne pas faire partie de la classe. Qui et comment sont les deux questions primordiales qui viennent hanter les lycéens, et la découverte du Roi devient une question de vie et de mort. Kanazawa parvient ici à rendre ses personnages crédibles. En effet, on s’éloigne du héros qui tente par tous les moyens de sauver tout le monde et face à la tension des clans se forment ne laissant aucune place à une quelconque alliance. Manipulation devient alors le mot pour s’en sortir.


 Mais malgré ces bons points, King’s Game peine à développer une vraie intrigue psychologique, et l’histoire survole seulement les caractères des personnages sans les approfondir. De plus même si le manga est présenté comme un seinen, avec une couverture tendant bien vers le thriller, il s’avère que ce titre est bien trop porté shonen, que ce soit au niveau du traitement de l’histoire que du design. Le décor lycée renforce le côté shonen, avec notamment les ordres du Roi, portés hélas trop sur des sujets simplistes tel que X doit embrasser Y, ou U doit faire l’amour avec Z. Les ordres se succèdent trop rapidement, montrant un problème au niveau du développement concret de l’intrigue. Quant au design, dessiné par Hitori Renda, il est dans la lignée shonen, avec une forte ressemblance pour les personnages de Bakuman. Les lycéens sont nombreux à se ressembler et il est parfois difficile de les différencier. Renda use et abuse des gros plans ainsi que des traits noirs afin d’accentuer l’action ou simplement les émotions des personnages. Ajoutés à de nombreux dialogues, l’ensemble donne une impression de lourdeur qui entache l’évolution du manga. On note également l’absence de réaction de la part des professeurs et de la police, sûrement dû à cette idée de faux huit clos mais qui au final donne une sensation d’invraisemblance.



En résumé, ce premier tome de King’s Game lance bien les bases de l’histoire et arrive à entraîner le lecteur malgré un design parfois maladroit et certaines lourdeurs dans le scénario. Simple et efficace, la curiosité du lecteur est suscité et il reste à voir si les auteurs tiendront le suspense durant les 5 tomes qui composent le manga sans se disperser inutilement, et si l’histoire gagnera en profondeur.  

27 mars 2013

23 mars 2013

[News] Star Wars

Depuis l'annonce du septième film, les spéculations et rumeurs vont bon train quant à ce que sera l'histoire, et qui jouera dedans.

Mark Hamill (Luke Skywalker) a accordé une interview au site Entertainment Weekly dans laquelle il a expliqué que pour l'instant il n'y avait que des discussions sur les possibles retour des personnages de la première trilogie. George Lucas leur a spécifié que s'ils ne voulaient pas revenir, le scénario serait modifié afin que les personnages n'apparaissent pas dans les prochains films, plutôt que de prendre de nouveaux acteurs pour les rôles de Luke, Han Solo et Leia.

Mark Hamill a émit le souhait de revenir, mais à certaines conditions:

- que ses camarades soient là (Harrison Ford, Carrie Fisher)

- que les films soient tournés dans le même genre que la première trilogie.






Gageons donc que les discussions entre acteurs et production vont continuer un moment.

Quant au 7ème film qui sera réalisé par J.J. Abrams, les rumeurs clament que l'histoire serait centrée sur les enfants des trois héros.


A quand pour une déclaration officiellle?

21 mars 2013

[News] Star Trek Into Darkness

Star Trek Into Darkness possède enfin sa bande annonce internationale, et ça décape!



Et deux nouvelles images:




[News] Divers

Ryan Gosling décide de faire une pause!



A l'affiche ces derniers temps de Gangster Squad et The Place Behyond the Pines, l'acteur Ryan Gosling vient de faire une annonce fracassante qui va sûrement dévaster ses fans dont certaines se lamentent déjà sur internet. En effet, à l'instar de Leonardo DiCaprio, la star a décidé de faire une pause dans sa carrière. ll a déclaré à l'Associated Press qu'il avait besoin de temps pour se ressourcer et surtout pour retrouver les raisons qui l'ont poussé à faire ce métier, trouvant qu'il avait perdu cette ligne directrice en faisant trop de films.

Souhaitons lui bon repos et espérons qu'il revienne gonflé à bloc et ressourcé.




Jane Got a Gun



Le prochain projet de Natalie Portman, le western Jane Got a Gun, semble mal parti. Alors que la réalisatrice Lynne Ramsey ne daignait pas mettre les pieds sur les plateaux de tournage lors de la première journée et quittait donc le bateau, c'est aujourd'hui Jude Law qui quitte le projet. L'acteur, qui remplaçait Michael Fassbender qui avait également déserté le projet il y a 15 jours, n'est pas content de devoir travailler avec le remplaçant de Ramsey, Gavin O'Connor (Warrior). Rien à voir avec une mauvaise entente entre les deux hommes, simplement Jude Law ayant signé pour tourner sous la direction de Lynne Ramsey, il se refuse à laisser tomber la réalisatrice.

La question est de savoir si le film va réussir à voir le jour, où si l'on va avoir droit à un nouveau Don Quichotte?



James Bond 24 en salle en 2014



Après le succès de Skyfall, la société de production MGM n'a pas envie d'attendre trop longtemps avant le prochain James Bond. Ainsi, un scénario est en cours d'écriture et l'on devrait découvrir bientôt qui sera le nouveau réalisation de ce prochain opus avec pour l'avant-dernière fois dans le rôle de l'agent 007 Daniel Craig.





Monte-Cristo Rises!


Le scénariste des trois Batman de Nolan a décidé de passer derrière la caméra pour réaliser une nouvelle adaptation du roman de Dumas, Le Comte de Monte-Cristo. David S. Goyer mettra en scène le scénario de Michael Robert Johnson (Sherlock Holmes, Pompeii).

Et il ne restera que poussière

Auteur: Patricia Cornwell

Titre original: All That Remains

Traducteur: Gilles Berton

Edition: Le Masque

Genre: Policier, Thriller

Date de parution: 1992

Résumé: En deux ans, quatre couples ont disparu dans la région de Williamsburg. On a retrouvé leurs voitures, et, plusieurs semaines après, leurs restes... Trop peu de choses en vérité pour que madame le médecin légiste, Kay Scarpetta - déjà bien connue des nombreux lecteurs de Mémoires mortes -, puisse déterminer les causes du décès. Mais, cette fois, tout va changer : l'étudiante qui circulait avec son petit ami à bord d'une Jeep Cherokee est la fille d'une des femmes les plus puissantes des Etats-Unis, numéro un de la lutte antidrogue, qui est bien décidée à remuer ciel et terre pour élucider cette disparition, entraînant Kay Scarpetta dans son sillage.



Et il ne restera que poussière est le troisième roman mettant en scène le médecin légiste Kay Scarpetta, personnage créé par Patricia Cornwell.

L’auteur nous montre encore une fois qu’elle parvient à trouver des idées originales qui emportent le lecteur dans la folie meurtrière d’un tueur dont l’identité n’est découverte qu’à la toute fin.

Comme pour sa première œuvre, Cornwell développe une histoire autour d’un tueur en série. Cela fait deux ans qu’il sévit dans la région de Richmond, s’en prenant à des couples dont les corps ne sont retrouvés que plusieurs mois après leur disparition, dans des forêts. L’état de grande décomposition des corps ne laisse à chaque fois que des os, ce qui rend impossible d’identifier la cause de la mort. C’est une énigme de taille pour Scarpetta et les agences de polices et du FBI qui sont tenus en échec depuis tout ce temps. Et voilà qu’un 5ème couple disparaît. La donne change car la fille n’est autre que celle de Pat Harvey, la directrice du programme national de lutte contre la drogue, pressentie pour le poste de vice-présidente. La pression monte d’un cran et sera le vecteur principal de l’ambiance du livre, accompagnant les personnages dans une paranoïa grandissante.

On retrouve le même schéma narratif perçu déjà dans Mémoires Mortes et Postmortem : un début qui plonge le lecteur directement dans l’action, une intrigue qui finit par stagner, ponctuée par de nombreuses pistes inutiles et des gens qui en veulent à Scarpetta, pour finir par une fin précipitée et bâclée. Néanmoins, l’avancée de l’intrigue diffère des fois précédentes, et on apprécie un peu plus le déroulement qui démontre avec efficacité différents points réels. On retrouve par exemple ces problèmes de communication entre les différents services, la pression mise sur Scarpetta pour qu’elle retarde la conclusion de ses résultats mais également la folie journalistique lancée sur Pat Harvey et sa famille. L’importance de la notoriété de ce personnage occulte les autres disparus, rendant futiles leurs morts comme si seule celle de la jeune Harvey avait de l’importance. Les journalistes ressemblent plus à des vautours cherchant le scoop de l’année, se moquant du mal qu’ils peuvent engendrer.

La direction que prend l’enquête est intéressante au départ, avec cette idée sous-jacente de chasse (qui m’a fait penser au Silence des Agneaux) mais comme auparavant, Cornwell préfère se lancer sur une autre piste, ce qui fait affaiblit grandement la fin. Il est regrettable de voir que ce sont le hasard et l’intuition de Scarpetta qui la conduisent à la découverte du tueur, et que tous les indices techniques si souvent mis en avant dans ses livres n’aident aucunement à la résolution de l’enquête. De plus, on suppose encore une fois des intentions du tueur et le fait de ne pas connaître sa façon réelle de choisir ses victimes (à part le fait que ce soit des couples) et de les aborder m’a fait rester sur ma faim.

Quant aux personnages, ils n’ont pas plus évolués qu’au départ et restent stéréotypés. On s’habitue à l’inutilité du profiler Wesley, à la rudesse de Marino mais ça n’en reste pas moins frustrant. Il est dur de s’attacher à eux, encore plus à Scarpetta qui est énervante entre ses crises existentielles et sa perpétuelle colère.


Malgré des personnages peu attachants, ce troisième volet de la série Scarpetta propose une histoire intéressante, mieux menée montrant une Cornwell plus à l’aise dans l’écriture. Pourtant les points négatifs déjà vu auparavant sont hélas récurrents et le manque d’évolution chez ses personnages trop clichés empêchent l’histoire d’être meilleure.

19 mars 2013

Mémoires mortes

Auteur: Patricia Cornwell

Titre original: Body Of Evidence

Traducteur: Gilles Berton

Edition: Le Masque

Genre: Policier, Thriller

Date de parution: 1991

Résumé: Beryl Madison, romancière à succès, a fui l'homme qui la harcèle depuis des mois pour se terrer à Key West. Le manque d'argent la contraint à rentrer à Richmond, le temps qui lui est nécessaire pour vendre sa maison. Juste assez de temps pour ouvrir sa porte, juste assez de temps pour se faire violer et égorger.
Kay Scarpetta est perturbée : des témoignages incohérents, des rencontres déplaisantes troublent ses recherches. Au fond, elle le sait, ni son ancien amant, qui resurgit sous un bien piètre prétexte, ni cet homme de main qu'elle surprend fouillant dans les bureaux de la morgue ne la mettront sur la bonne piste. En revanche, cette multitude de fibres étranges qu'elle découvre sur le corps ensanglanté de Beryl est cruciale. Des fibres si inhabituelles qu'elle aura du mal à percer leur mystère, mais Kay Scarpetta s'emploie à les faire parler.



Second volet de la saga Scarpetta de Patricia Cornwell, le roman policier Mémoires Mortes nous présente cette fois-ci le meurtre sordide et brutal d’une jeune écrivaine, Beryl Madison. Harcelée depuis des mois, la jeune femme s’était enfuie à Key West, en Floride, d’où elle écrivait des lettres dans lesquelles elle racontait sa terreur d’être retrouvée par son harceleur. C’est d’ailleurs par une de ses lettres que débute le roman, jouant ainsi sur le « Je » d’ordinaire spécifique à Scarpetta, mettant quelque peu le doute au lecteur sur l’identité de l’auteur de la lettre. Mais ce doute est bien vite effacé et on retrouve le médecin légiste qui enquête sur la mort de la jeune, affublée du lieutenant Pete Marino.

Comme pour Postmortem, l’intrigue est bien pensée et on est plongé directement dans l’ambiance thriller, à la suite d’un tueur invisible et cruel. De plus, Cornwell ajoute une énigme qui fait redoubler l’intérêt du lecteur pour l’enquête : Beryl qui avait peur pour sa vie, semble avoir délibérément fait entrer son tueur chez elle, pourquoi ? Cela implique-t-il qu’elle connaissait la personne ? C’est l’explication qui semble la plus logique, et telle est la direction que prend tout d’abord l’enquête. Pourtant, malgré une bonne idée de départ, on retrouve les faiblesses du premier roman. Ainsi les longueurs et les fausses pistes sont de retour, même si la plus invraisemblable se révèle n’être pas si loufoque que ça. Les termes techniques peuvent déranger certains, même s’ils reflètent la réalité. Le développement de l’histoire semble être à deux vitesses, pris entre l’enquête qui stagne en toute logique, et des intrigues secondaires qui envoient sur des pistes qui finissent par se révéler fausses. Mais ces faiblesses de narration sont moins présentes que pour Postmortem et on sent que l’auteur prend de l’assurance dans son écriture, toujours aussi fluide et simple.

Par ailleurs, le personnage de Kay Scarpetta prend un peu plus de profondeur, avec des révélations sur son passé, l’encrant comme un être à part entière et non seulement un médecin légiste. La part psychologique est ainsi plus développée, se focalisant souvent sur les émotions à vifs de Scarpetta, notamment sur ses sentiments envers un ancien amant qui a refait surface. Certains trouveront leur bonheur avec cette partie psychologique, ce qui n’est hélas pas mon cas. Les passages incluant ce Mark ou la simple pensée de cet amant sont lassant, inutiles et prolongent futilement une histoire qui, à mon sens n’a pas besoin de plus de diversions. De plus, les réactions de Kay souvent trop impulsives, trop dans la colère me rendent ce personnage antipathique et difficile à suivre, mais ceci reste une impression personnelle et donc subjective. Par contre, on notera qu’à part le fait que Marino et Kay soient devenus amis, à contrario du premier volet, le lieutenant n’en reste pas moins stéréotypé sans grande avancée dans son personnage.

L’auteur nous offre un final intéressant, mais qui hélas est encore une fois trop précipité et quelque peu bâclé. On aura fort heureusement quelques explications sur les motivations du tueur, acceptables, mais pas assez poussée selon moi.


Avec Mémoires Mortes, Patricia Cornwell renforce son style, qui oscille entre psychologique et thriller, prenant plus confiance dans son écriture. Malgré quelques points négatifs, l’histoire est prenante (on notera en particulier la nature des meurtres) mais il semble qu’un schéma narratif se profile, qui pourrait soit renforcer l’écriture de l’auteur, soit rendre les différents romans trop ressemblant les uns des autres et rendre ainsi la lecture ennuyeuse. A voir avec le troisième livre.

16 mars 2013

Postmortem

Auteur: Patricia Cornwell

Titre original: Postmortem

Traducteur: Gilles Berton

Edition: Le Masque

Genre: Policer, Thriller

Date de parution: 1990

Résumé: Richmond, Virginie. Quatre femmes ont été torturées, violées, égorgées. Une femme noire et trois blanches. Rien, pas le moindre indice ne les relie entre elles, si ce n'est précisément l'assassin. Le docteur Scarpetta s'acharne à traquer le tueur en série. Il est intelligent, rusé et ne semble commettre aucune faute qui pourrait mettre les enquêteurs sur la voie. Elle sait qu'il n'arrêtera pas. Si elle ne trouve pas très vite une piste pour remonter jusqu'à lui, une autre femme va mourir. Tout semble se liguer contre la police et Kay pour favoriser le tueur. Peu à peu, Kay Scarpetta commence à se sentir menacée.



Premier roman de Patricia Cornwell, Postmortem introduit l’héroïne la plus célèbre de l’auteur et pose les bases de la saga Kay Scarpetta dont le succès ne semble plus être à démontrer.

Médecin expert général de l’Etat de  Virginie, Kay Scarpetta est une femme d’une quarantaine d’année évoluant dans un monde d’homme. Elle est la narratrice des histoires contant ses enquêtes, permettant au lecteur de suivre en temps réel ses actes, pensées et émotions. On apprend rapidement à la connaître dès le début de Postmortem, qui commence assez bien avec une introduction abrupte mais rapide de l’intrigue. Ainsi on suit Scarpetta sur les lieux d’un meurtre qui est le quatrième d’une série sordide, découvrant le métier particulier de cette femme. On se retrouve plongé dans une ambiance glauque où l’horreur et la peur ont déjà pris possession de la ville de Richmond. Malgré un début prometteur, l’action retombe rapidement et durant un bon moment on jongle entre informations médicales très détaillées et spéculations à foisons. Le souci de réalisme de l’auteur, qui a côtoyé le monde des légistes, est un attrait de l’écriture, mais le problème réside dans les termes bien trop spécifiques qui peuvent perdre le lecteur non initié à ce jargon. Même si de nos jours on a pris l’habitude d’entendre des termes médicaux et techniques à moitié incompréhensibles dans les séries TV, il n’en reste pas moins que le lecteur lambda peut vite avoir envie de sauter des lignes.  Le côté réalisme de l’enquête est intéressant au départ : en effet, dans un cas de meurtres en séries, les hypothèses vont bon train, les inspecteurs tentant de trouver une piste avec les indices qu’ils possèdent. Mais ici cela rend l’histoire bien trop longue, lui faisant perdre légèrement de l’intérêt.

Si l’intrigue parait fort attrayante, il n’en reste pas moins que de nombreux aspects négatifs apparaissent tout au long de la lecture. Que ce soit au niveau des hypothèses émises par les enquêteurs ou bien des personnages, certaines choses peuvent déranger. L’exemple le plus flagrant reste l’obsession d’un des protagonistes pour un suspect, obsession qui disparait comme par enchantement sans qu’on ait une quelconque explication. Du côté des personnages, il est dommage de s’apercevoir que Cornwell joue sur les stéréotypes déjà existant, et ne tente de donner de la profondeur qu’à Scarpetta, par le biais de l’utilisation de la première personne du singulier. En effet, on a droit à l’héroïne forte, stoïque, indépendante qui évolue dans un monde dangereux et a qui l’ont met toujours des bâtons dans les roues car c’est une femme. Il n’est de cesse de rappeler au lecteur ce combat éternel entre la femme oppressée et ces requins d’hommes. Comme bien souvent dans les histoires policières, Scarpetta travaille en collaboration avec un policier qui ne pouvait être plus stéréotypé. Pete Marino est présenté comme le macho de service, qui n’aime bien sûr pas Kay car c’est une femme. En plus de cela, il est également raciste, homophobe, grossier, bourru, qui aime la bière et l’alcool et qui adore manger gras, d’où son embonpoint. Il joue bien entendu le rôle du méchant flic, et même s’il passe pour un être stupide, il ne fait que jouer la comédie. On a donc droit à l’habituel duo de personnages opposés, qui finiront tôt ou tard par devenir amis. Mais dans Postmortem, on fait également la connaissance de personnages qui reviendront par la suite, comme par exemple l’agent du FBI Benton Wesley ou la nièce de Kay, Lucy. Ces deux protagonistes ne servent malheureusement pas à grand-chose, à part pour Lucy, qui, déjà férue d’informatique à 10 ans, aide sa tante pour un problème d’ordinateur. Quant à Wesley, qui est profiler, on doute de ses capacités : en effet, alors qu’il donne quelques idées sur le tueur, comme par exemple la tranche d’âge, le fait qu’il n’ait pas de casier judiciaire car il agit comme un être normal, il ajoute trois lignes après que le tueur peut être plus âgé, faire tel métier et avoir été en prison. Quel est le but de ce profil à part montrer qu’au final on ne sait rien ?

Le dernier point négatif reste la fin, trop précipitée et bâclée à mon goût. On n’apprend rien des motivations du tueur, ce qui est quand même un comble pour un livre policier.


Malgré ces aspects qui m’ont dérangée, l’écriture fluide et simple (hormis les termes techniques bien sûr) contribue à rendre la lecture rapide et presque agréable. La présence fantôme de ce tueur et les petits rebondissements dans l’histoire font que l’on ne repose pas le livre avant de l’avoir terminé. Sans être exceptionnel ni trop mauvais, Postmortem reste correct.

15 mars 2013

[News] Jurassic Park 4

La célèbre saga qui a su raviver les dinosaures va revenir pour un quatrième opus. Aux commandes, ce sera le réalisateur Colin Trevorrow (Safety Not Guaranteed) qui aura le privilège de mettre en scène le scénario écrit par Rick Jaffa (La Planète des Singes: les Origines: telle est la nouvelle qu'a annoncé aujourd'hui Universal. Le film est annoncé sur les écrans américains pour le 13 juin 2014.


En attendant, on pourra retrouver le premier volet de la saga en 3D dans les salles françaises dès le 1er mai.

12 mars 2013

Angel Beats!

Studios: P.A Works, Key, Aniplex

Année de production: 2010

Genres: Action, Fantastique, Mythe, Amitié

Nombre d'épisodes: 13 (24 min)

Synopsis: Amnésique, Yuzuru se réveille dans un lieu qui lui est inconnu. À peine conscient, une jeune fille nommée Yuri lui annonce de but en blanc qu’il est mort et qu’il se trouve dans l’au-delà. Cette dernière se présente comme le chef d’un groupe d’opposants tentant de défier les dieux par les armes afin de se venger des souffrances qu’ils ont endurées dans leur vie antérieure. Bien que sceptique au premier abord, Yuzuru découvrira qu’il ne peut mourir dans ce nouveau monde et que le conflit virulent confrontant l’équipe de Yuri à un ange est bel et bien réel. En quête de ses souvenirs, il s’engagera alors dans cette bataille qui paraît sans fin.



L’histoire se concentre autour du sujet de la mort et surtout cette question de ce qu’il y a après. C’est ainsi qu’on retrouve un jeune homme, Otonashi, qui s’éveille en pleine nuit dans ce qui semble être un lycée. On découvre en même temps que lui qu’il est mort et que ce lycée n’est autre que le purgatoire. Il est recruté par un groupe qui combat l’Ange, la représentante des élèves qui veille au bon fonctionnement du lieu, et s’opposent par extension à Dieu. En effet, dans cet endroit, les nouveaux morts vivent une vie de lycéen modèle, les conduisant à disparaître pour semble-t-il se réincarner. Et les rebelles refusent farouchement d’être encore le jouet de Dieu.

On se pose rapidement des questions comme le choix d’un lycée, pourquoi seuls de jeunes adultes se retrouvent ici, quel est le rôle de l’Ange ? Au fur et à mesure que l’on avance dans l’histoire, les réponses sont données et offrent une vision de l’intrigue plus étoffée que celle que l’on pouvait avoir à première vue. Si au début il semble que le récit se concentre autour de combats entre les résistants (SSS) et l’Ange, l’histoire évolue pour amener chaque partie à se comprendre, à expliquer les rouages du purgatoire, reléguant ainsi les scènes de combat au second plan. Ce qui transparaît à travers les comportements des uns et des autres n’est autre qu’une ode à la vie, celle de pouvoir avoir une seconde chance de vivre une vie meilleure que la précédente. C’est pourquoi les membres du SSS se rebellent contre Dieu, qu’ils considèrent comme étant le responsable de leurs malheurs quand ils étaient en vie. 


Le groupe de résistant est attachant, drôle et surtout stupide. Si certains personnages sont bien approfondis, il est dommage que le reste des membres restent de simples seconds rôles, à la limite de la caricature. Leurs caractères différents auraient pu apporter plus de diversité à l’histoire.

La force d’Angel Beats !, c’est de poser la question mystique de la vie après la mort, tout en faisant passer les spectateurs par toutes les émotions. Entre le clan des résistants abrutis et les révélations sur leurs passés, on jongle entre humour et tristesse. Les moments forts, touchants sont très présents, en particulier à la fin qui nous offre un dénouement formidable et juste, qui ne laisse pas indifférent. Aidé par une réalisation haute en couleur et une BO magnifique, cet animé touche facilement le spectateur et on a du mal à l’oublier.

8 mars 2013

[News] The X-Files, le retour

La nouvelle fait le tour d'internet et fait de nombreux heureux! The X-Files, la série culte des 90's revient pour une 10ème saison... sous format comics comme cela avait été fait pour Buffy.



Terminée en 2002, la série finissait en queue de poisson, laissant plus de questions que de réponses. Le film de 2008, qui ne sert pas à grand chose, avait laissé de côté la mythologie de la série pour se focaliser sur un traffic d'organes (on est loin d'un scénario x-filien). Cette nouvelle saison est donc l'occasion rêvée pour revenir à la source du succès et répondre aux questions laissées en suspens.



Le premier questionnement que l'on peut avoir provient du temps de l'action. Rappelons que nous avions quitté les deux agents en pleine fuite, alors qu'ils venaient de découvrir que la colonisation par les aliens se feraient en 2012 pour les retrouver 6 ans plus tard vivant en fugitifs. Le comics se situera après I Want to Believe, mais quand exactement, là est la question. Certaines rumeurs placeraient l'action en 2013, ce qui poserait un léger souci de cohérance par rapport à la colonisation.

L'action en elle-même replonge au coeur de ce qui a fait le succès de la série. L'intention de la saison va être de faire revivre le complot extra-terrestre et de le rendre bien plus noir, plus terrible qu'il ne l'était auparavant. Cela va passer par la disparition de tous ceux ayant eu un rapport avec les X-Files, aujourd'hui clos au FBI. Gageons que nous allons enfin revoir les agents Doggett et Reyes, les grands absents du film de 2008, ainsi que Skinner. D'autres seconds rôles feront sûrement leur réapparition, mais ne nous voilons pas la face, il y a de grandes chances pour que certains disparaissent rapidement. (cf les morts de la saison 9.) Cette intrigue sera ponctuée par des "Monstres de la semaine", comme dans la série.



Qu'en sera-t-il de la relation Mulder/Scully? N'oublions pas que le succès de la série tenait également par la relation particulière entre les deux agents. Ensemble à la fin de la série et dans I Want to Believe, on les retrouvera vivant ensemble mais sous des identités secrètes au début de cette saison 10. Le plus intéressant relèvera de la teneur de leur relation, comment vivent-ils en couple 'normal'.


Voici donc quelques informations qui donnent l'eau à la bouche.


La sortie du premier tome se fera le 19 juin 2013. Joe Harris, Michael Walsh et Jordie Bellaire sont les artistes travaillant sur ce projet, tandis que Chris Carter, producteur exécutif, les conseillera pour rester dans la lignée de la série.