26 févr. 2013

[News] Gillian Anderson


Ceux qui me connaissent savent que je suis une fan de The X-Files, et que par conséquent j'adore Gillian Anderson, l'agent Dana Scully. Depuis la fin de la série, elle vit en Angleterre, où elle a joué en grande partie dans des pièces de théâtre.

Dernièrement on a pu la voir dans Moby Dick, The Great Expectations ou Johnny English le Retour. Elle semble revenir peu à peu vers le petit et le grand écran, pour mon plus grand bonheur.

En début de mois sortait Shadow Dancer, film dans lequel elle donne la réplique à Clive Owen. Mais 2013 semble celui de ses projets, car en plus d'être l'héroïne de la nouvelle mini série anglaise The Fall, dans laquelle elle joue une supérintendante de la police britannique, elle va interprêter la thérapeute du plus célèbre cannibale dans la série Hannibal. Elle va également tourner le pilote d'une nouvelle série pour NBC, en collaboration avec Rachael Taylor. Elles joueront deux soeurs partageant un secret et qui se retrouveront prises dans un complot international. 

Elle apparaîtra également dans trois films:

- I'll Follow you Down, un film de science-fiction où elle donnera la réplique à Haley Joel Osment;

- Mr Morgan's Last Love, une comédie dramatique avec Michael Caine;

- The Curse of the Buxon Strumpet, une comédie avec des zombies qui se déroule au 18ème siècle, avec Ian McKellen.

  

Voici donc de beaux projets en perspective, que j'ai hâte de découvrir.  


22 févr. 2013

Grave Encounters

Film américain

Date de sortie: 2011

Réalisé par: The Vicious Brothers

Avec: Sean Rogerson, Juan Riedinger, Ashleigh Gryzko etc.

Durée: 1h32

Genre: Horreur

Synopsis : Lance Preston et l’équipe de l’émission "Grave Encounters", une télé-réalité autour de la chasse aux fantômes, tournent un épisode dans l’hôpital psychiatrique abandonné de Collingwood où, chaque année, surviennent des événements inexpliqués. Soucieuse de pimenter son émission, l’équipe se laisse volontairement enfermer pour la nuit et débute, caméra à la main, son enquête paranormale. Tous vont vite réaliser que le bâtiment n’est pas seulement hanté, mais qu’il a sa vie propre, et aucune intention de les laisser en sortir.




Depuis Blair Witch Project et surtout Paranormal Activity, de nombreux films d’horreur s’emploient à utiliser le genre du found footage. Il est vrai que cette pratique est intéressante, puisqu’elle permet aux spectateurs de se mettre dans la peau des personnages, ainsi qu’user de  certaines techniques pour tenter de faire peur. Malgré tout, les innovations restent rares et les bases des différents scénarii se ressemblent souvent. C’est le cas pour Grave Encounters : même si le film semble promettre un projet intéressant, il finit par se présenter comme un mélange entre Blair Witch, Rec, Paranormal Activity et Silent Hill.

L’histoire est simple et exploite une idée largement présente à la TV américaine, mais qui reste très rare chez nous : le concept des chasseurs de fantômes qui n’hésitent pas à passer des nuits dans des lieux supposés hantés afin de démontrer aux spectateurs que les esprits existent bel et bien. Quoi de mieux pour se lancer dans un film d’horreur. On suit donc l’équipe de "Grave Encounters" qui a décidé de filmer son prochain épisode dans un hôpital psychiatrique. Enfermés à l’intérieur du bâtiment, sans électricité, ils vont devoir trouver des traces de manifestations paranormales. Le début est long, très long, présentant en plus des personnages les lieux qui, on le devine tout de suite, seront les théâtres des apparitions. Le point intéressant dans cette longueur, c’est la découverte de l’envers du décor de l’émission ainsi que la manipulation des présentateurs. Le film débute réellement avec l’emprisonnement volontaire de l’équipe dans l’hôpital ainsi que le déambulement de certains dans les couloirs sombres, seulement éclairés par les caméras. Une ambiance qui se veut oppressante se met petit à petit en place.

La réalisation joue avec les caméras, alternant entre prise de vue sur l’épaule et prise de vue fixe, grâce aux caméras posées aux endroits supposés hantés afin de mieux créer une angoisse chez le spectateur. Le film repose sur l’attente : va-t-il se passer quelque chose ? A-t-on vu quelque chose, là, au fond ou est-ce notre imagination ? Les codes des films d’horreur sont repris sans surprise : une porte et un fauteuil qui bougent, une fenêtre qui s’ouvre, un bruit dans le fond etc. La caméra sur l’épaule permet de jouer avec nos nerfs : quelque chose va-t-il surgir d’un coup dans la pièce filmée ? Ou quand le cameraman refait un tour d'horizon ?

L’horreur finit par s’installer pour de bon et le film bascule dans une pseudo réplique de Silent Hill avec la distorsion de l’espace. Les membres de l’équipe commencent alors à perdre pieds, la réalité n’est plus. L’aliénation s’empare d’eux tandis qu’ils s’aventurent dans un labyrinthe de couloirs, pris au piège et poursuivis par des monstres. L’action s’accélère, ponctué par le rythme haché de la réalisation found footage, se calmant légèrement avant d’offrir une fin correcte mais peu surprenante.


On retiendra du film son efficacité à plonger le spectateur dans la peur, du moins si ce dernier a su rentrer dans l’histoire. Malgré une prestation limite des acteurs, et une réalisation chevrotante au début, donnant l’impression que le caméraman de l’équipe est atteint de Parkinson, on passe un bon moment.

17 févr. 2013

[Série] Hannibal

Quel ne fut pas mon choc en apprenant qu'une série sur un de mes héros préférés allait voir le jour d'ici peu. Hannibal, comme son nom l'indique, racontera la vie du célèbre cannibal et psychiatre Hannibal Lecter, bien avant son arrestation. La série va mettre en scène la rencontre entre le tueur et Will Graham, agent du FBI, ainsi que l'enquête sur laquelle travaille l'agent qui demandera de l'aide au psychiatre.



Même si ce projet me paraît sympathique, je ne vois pas comment il pourrait durer longtemps. En effet, le tueur que pourchasse Will avec l'aide d'Hannibal, n'est autre qu'Hannibal lui-même (cf Dragon Rouge), ce qui peut limiter grandement l'exploitation de l'histoire.

De plus, il va être compliqué de passer après le superbe jeu d'Anthony Hopkins. Mads Mekkelsen, qui joue le cannibal, va devoir faire preuve de beaucoup de talent pour nous faire oublier l'Hannibal des films. Le rôle de Will Graham sera quant à lui joué par Hugh Dancy. On retrouvera aussi Laurence Fishburne en Jack Crawford. Petit plus personnel: Gillian Anderson (The X-Files) sera la psychiatre de Lecter. 


La série offre du beau monde, espérons qu'elle tienne la route. Les américains pourront la découvrir à partir du 4 avril. Chez nous, ça sera sur Canal+ qui s'est précipité dessus, mais on ne sait pas encore quand.










Premier trailer:


16 févr. 2013

[News] Sin City 2

Cela faisait 8 ans qu'on attendait cette suite tant de fois annoncée au cinéma, mais qui n'arrivait jamais.

Franck Miller et Robert Rodriguez se sont enfin décidés à remettre le couvert, et les voici en plein tournage pour une suite, qui, espérons le, égalera le volet précédent.



Le titre sera: Sin City 2: A Dame to Kill For (J'ai tué pour elle, moins classe en français tout de même).

Histoire: Dans les ruelles obscures de Sin City, Dwight cherche à se venger de la femme qui l'a trahi, Ava Lord, tandis que Nancy tente de se remettre de la mort de Hartigan.

On y retrouve encore une fois une palette d'acteurs intéressante, qui fait quand même bien saliver.

La liste est longue, et ne cesse de s'agrandir semble-t-il. On peut compter sur les anciens comme Jessica Alba, Mickey Rourke, Rosario Dawson, Bruce Willis, Jaime King, ainsi que sur les petits nouveaux: Eva Green, Joseph Gordon-Levitt, Jamie Chung, Ray Liotta, Juno Temple, Stacey Keach, Dennis Haysbert, Christopher Meloni, Jeremy Piven et Josh Brolin (qui remplace Clive Owen).

Même si le tournage a débuté il y a un moment, la production continue les castings. Du monde va-t-il encore débarquer?


Quoi qu'il en soit, le film a sa date de sortie prévue depuis belle lurette, ça sera le 4 octobre 2013 aux States. Il sera en 3D, et le réalisateur nous promet une nouvelle découverte de l'utilisation de la 3D. En attendant, il vient de publier une première photo du tournage avec Josh Brolin, histoire de faire patienter les fans.




Pas de soucis à avoir pour le changement d'acteur: A Dame to Kill For se situe avant l'histoire de Dwight du premier Sin City, intitulé The Big Fat Kill, avant que le personnage ne change de visage.

[News] Le retour de Michael Mann

On n'avait plus de nouvelles de Mann depuis Public Enemies il y a quatre ans. Pour cause, il a écrit durant un an le scénario de son prochain film, en partenariat avec Morgan Davis Foehl. Le film, qui n'a pas encore de titre, sera produit par Legendary Pictures, et aura pour pour tête d'affiche Chris Hemsworth (Thor).


Ce thriller sera centré sur la cyber-sécurité.


14 févr. 2013

Kaamelott

Série française

Genre: Comédie, Historique

Durée: 7 min environ

Créée par: Alexandre Astier, Alain Kappauf, Jean-Yves Robin

Production: en hiatus: 6 saison (459 épisodes)

Avec: Alexandre Astier, Lionel Astier, Thomas Cousseau, Jean-Christophe Hembert, Franck Pitiot, Anne Girouard, Joëlle Sevilla, Simon Astier, Jacques Chambon etc.




Dans la famille des séries françaises, rares sont celles possédant un fort potentiel attrayant. Entre les productions policières de mauvaise prestation, les feuilletons au scénario tellement crédible qu’on se demande d’où ça sort et les mauvaises comédies qui donnent envie d’aller se coucher à 21h, on est bien mal lotis. Malgré tout, les dernières productions sorties laissent à penser que le niveau des séries frenchie pourrait remonter la pente, avec notamment les créations Canal +, ou autres  mini séries humoristiques. Et dans les séries qui sortent du lot, il y a Kaamelott.


Kaamelott, c’est la légende du roi Arthur revisitée à la sauce Alexandre Astier. Découpée en 6 Livres, la série nous présente tous les personnages de la légende mais sous un jour nouveau puisque la plupart d’entre eux sont totalement loufoques ou en décalage complet avec la réalité des choses. C’est d’ailleurs ce décalage qui fait l’attrait des personnages et qui permet également des dialogues drôles dont la finesse ont rendu certaines répliques cultes.  Mais Kaamelott, ce n’est pas seulement un mélange d’échanges comiques alliés à des situations cocasses, c’est avant tout un projet : celui de raconter la légende d’Arthur. Et cela passe évidement par une évolution de l’histoire, qui prend un réel tournant au Livre V.

Durant les quatre premiers livres la série joue sur des situations comiques, des jeux de mots, des incompréhensions, tout en distillant ici et là les prémices de l’histoire telle qu’on la connaît : l’amour de Lancelot pour Guenièvre, la lassitude qui prend possession d’Arthur face à ses devoirs et à la bande de bras cassés qui l’entoure, l’amitié entre le roi et son fidèle chevalier solitaire qui se fissure. Tout est là, sous-jacent, prêt à devenir plus sérieux et à rendre la série plus dramatique. Le Livre IV amorce ce changement, tout en restant dans la légèreté des débuts : les questionnements d’Arthur sont plus présents, les tensions ont éclaté au grand jour, le royaume de Logres semble sur le point de vaciller et les dieux sont en colère. Les choses ne s’arrangent guère dans le Livre V, et la série se tourne alors vers un côté plus psychologique, plus noir, plus tragique. Les personnages, qui s’apparentaient plutôt à des stéréotypes de guignols, peureux ou grosses brutes, prennent de la profondeur. L’intrigue autour d’Arthur et de Lancelot se renforce pour offrir un dénouement surprenant.




Le Livre VI reste le plus changeant, déroutant, celui qui partage les spectateurs. Parfois qualifié de non Kaamelott, voire de trahison par certains virulents, cette dernière saison n’en reste pas moins importante et excellente. Revenir sur la jeunesse d’Arthur à Rome était un pari dangereux, qu’Astier a su remporter. Même si au départ on est surpris par le changement de décors et de perspective, certains ont finit par accrocher à ce préambule, qui en plus d’expliquer comment Arthur est devenu roi et a su rallier ses chevaliers autour de lui, montre déjà un caractère plutôt dépressif chez le héros, faisant un parallèle entre le futur roi et César. Le rythme du récit est plus lent et posé mais cet effet rend compte du récit raconté, et va permettre de renforcer le ton dramatique du tout dernier épisode.

Le tour de force d’Astier est d’avoir su faire évoluer sa série, changeant le ton du départ tout en gardant l’essence de ses personnages. Si on passe de la comédie à un registre plus grave, on n’écarte pas pour autant le caractère cocasse, effronté ou peureux de certains, démontrant une progression pensée et maîtrisée de l’histoire. Ce développement se fait également par le biais de la réalisation. On passe d’un format de 100 épisodes de 3 minutes, qui correspond bien au côté humoristique du début (format utilisé pour toutes les mini séries du genre : Un Gars, Une Fille, Caméra Café, SODA, Scènes de Ménages etc.) à un format plus long pour les Livres V et VI, montrant un désir de tendre vers un projet cinématographique. La musique fait également partie intégrante de l’histoire. Elle évolue elle aussi, s’alignant parfaitement à l’ambiance du moment.




Kaamelott est une série française comme on en voit peu. Tantôt comique, tantôt tragique, on passe par toutes les émotions. Tous les aspects ont été travaillé minutieusement, que ce soit la réalisation, les textes, les décors et surtout les performances des acteurs. Il faut bien souligner ce jeu, fin, subtil, qui rend les personnages tellement vrai, au contraire d’autres séries françaises sous-jouée, avec ce jeu du visage et de la gestuelle qui n’est pas sans rappeler Louis de Funès ou un jeu théâtral. On notera également le genre de la série : Kaamelott tend vers l’heroic fantasy, avec son aspect médiéval et magique à la fois, permettant des références telles qu’Astérix, Star Wars ou Stargate pour les plus mémorables. Ce qui n’a pas empêché Astier d’inclure le scénario dans un réel contexte politique de l’époque, avec le déclin de l’Empire Romain, l’expansion du Christianisme, les divers royaumes se faisant la guerre ect. Cette contextualisation donne matière à des scènes formidables et permet également la venue d’une palette d’acteurs connus.


Ainsi Kaamelott a su prendre une place importante dans le paysage de la télé française, revenant sur un humour et des dialogues qui avaient fait les beaux jours du cinéma français dans le temps. En dépassant le stade de simple comédie, cette série montre que l’on peut mélanger les genres sans tomber dans le grotesque. On attend désormais la suite épique avec impatience, espérant que l’aventure continuera bien sur les grands écrans.

7 févr. 2013

Shi Ki

Auteur: Fuyumi Ono (Scénario); Ryu Fujisaki (dessin)

Type: Shonen

Genre: Horreur, Mystère, Surnaturel

Editions: Kaze

Publication: Terminé => 11 tomes

Résumé: Sotoba, un petit village reculé est touchée par une étrange vague de morts subites, pourtant toutes d'apparence naturelle. Yuuki Natsuno, un jeune homme récemment de retour en ces lieux, voit la population, de 1300 âmes, se décimer un peu plus jour après jour. Il va alors tenter de résoudre cette mystérieuse énigme, , mais lui qui est si terre à terre, il ne se doute pas qu'un mal bien plus profond et surtout plus surnaturel ronge en fait la vallée. Lui et les autres habitants vont devoir faire face à un fléau plus grand que ce que leur cauchemar aurait pu produire, surtout quand tous leurs proches sont concernés... vivants... ou morts.



L’histoire se passe dans un petit village isolé de tout par des montagnes. Durant un été, des morts mystérieuses surviennent, mettant en péril l’existence du village. Le scénario n’est pas sans rappeler celui d’Higurashi No Naku Koro Ni : entre un village à l’écart de tout, un jeune garçon qui vient de la ville et qui va faire face à des situations étranges il est difficile de ne pas faire le rapprochement. Mais Shiki est pourtant bel et bien différent et grâce au talent de Fujisaki, on est entraînés dans l’horreur pure.

L’isolement du village transforme l’histoire en un huit clos oppressant où la fuite ne semble pas permise. Le premier tome pose parfaitement les bases du récit et le ton est donné dès les premières pages, avec la découverte de trois cadavres dont la mort, imputée à un rhume d’été par défaut, intrigue le médecin du village. Au fur et à mesure que le temps avance, le nombre de morts augmente, faisant redouter la présence d’une épidémie. Et si tout ceci avait une autre origine ? Certains personnages commencent à s’inquiéter, d’autres à enquêter.

Shiki propose donc un récit solide, tournant principalement autour des réactions des villageois. Mais ce qui rend l’histoire particulière et intéressante, c’est cette narration à plusieurs voix. En effet, Fujisaki ne se cantonne pas à deux ou trois héros, mais prend tout le village à parti. On se retrouve avec une multiplication des personnages qui pourrait perdre le lecteur, mais la fluidité de l’écriture ne le permet pas. On remarque également une autre singularité du récit : chaque personnage est présenté sous le nom de dossiers, qui donneront le titre de chaque chapitre.


Malgré le grand nombre de personnages qui défilent au fur et à mesure de la lecture, nombreux sont ceux qui ne réapparaissent pas. Et parmi cette multiplicité on retrouve une constante parmi trois personnages : Natsuo, le jeune citadin, le docteur de la clinique du village et le fils du bonze (prêtre). Ce sont ces trois personnages que l’on suit plus précisément car à travers eux transparaissent deux points de vue opposés : la ville VS le village. Cette opposition va amener une autre dualité aux conséquences plus terribles. Faut-il sauver le village, ou le laisser disparaître ?



Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la réponse à la cause de ces morts consécutives arrive assez rapidement. Cela n’empêche pourtant pas la tension de monter, accentué par la lourdeur de la chaleur, inhabituelle même en cette période. Et tandis que la fin approche, tout s’accélère pour offrir une fin intelligente et sublime.

Cette ambiance déroutante et sombre est parfaitement rendue par le graphisme du dessinateur, que ce soit au niveau des décors ou du chara-design. Le visage anguleux des personnages leur confère un aspect singulier, et on remarquera l’attention portée aux yeux. Tantôt épuré, tantôt plus poussé, ce graphisme confère une dimension nouvelle au récit, mais qui colle parfaitement à l’horreur dépeinte à travers l’histoire.

Shiki, catalogué étrangement de shonen (je pencherai plus pour le seinen), offre une histoire d’horreur prenante, qui parvient à se développer sans tomber dans le ridicule ou les caricatures. Les points abordés (que je ne peux dévoiler sans spoiler) poussent à la réflexion, et on dépasse le cadre du « je suis un gentil, tu es un méchant », ce qui en fait un excellent manga.

5 févr. 2013

Behind the mask: the rise of Leslie Vernon

Film américain

Date de sortie: 2006

Réalisé par: Scott Glosserman

Avec: Nathan Baesel, Krissy Carlson, Robert Englund etc.

Durée: 1h32

Genre: Comédie horrifique

Titre français: Derrière le masque

Synopsis : Un des plus des grands psychopathes vivants et libre invite une équipe de documentaristes à le suivre et à réaliser un documentaire sur lui....



En 1992 sortait sur nos écrans C’est arrivé près de chez vous, film belge qui jouait sur l’idée d’un faux reportage suivant un tueur qui s’attaquait aux personnes âgées ou de classe moyenne. Concept innovateur et plus qu’intéressant qui est enfin repris 16 ans plus tard, mais de façon différente dans Behind the Mask. On retrouve cette idée de faux reportage mais cette fois-ci sur un tueur en série en devenir. A travers ce faux documentaire, Scott Glosserman tend à décrire les rouages du slasher de manière cynique et compétente. Tandis que Wes Craven s’évertuait à se concentrer sur la narration de Scream jusqu’à user le sous-genre, on a droit ici à une revisite des codes du slasher du point de vue du tueur.

Dans une réalité alternative ou Freddy, Myers et Jason existent et commettent leurs crimes, une jeune journaliste du nom de Taylor Gentry veut en apprendre plus sur ce genre de personnes. Et pour cela, elle va suivre avec son équipe un homme du nom de Leslie Vernon qui se prépare à suivre la trace de ses idoles. Mais pour bien réussir un carnage en bon et due forme, il faut un minime de préparations, comme le futur tueur va l’expliquer à Taylor. De la légende d’où naît le tueur en passant par le choix des victimes, tout est déconstruit afin d’offrir une analyse pertinente des mécanismes. Le point fort de cette analyse réside dans la vision de Vernon et son approche de la tuerie. Ce personnage est perturbant, voire déstabilisant. On est loin d’un Myers ou Jason impassible, ne prononçant aucune parole. On a ici une personne joyeuse, excitée par ce qu’elle va faire tel un enfant sur le point d’ouvrir ses cadeaux. Tuer n’est plus une chose terrible, mais bien un métier normal. Cette banalisation est accentuée par la rencontre du mentor de Vernon, un ancien tueur qui aime parler de son ancien travail tout en faisant cuire des steaks. Image drôle et décalée, c’est le fond de cette première partie documentaire qui joue à rappeler toutes les étapes d’un vrai film d’horreur.




On a droit à un « vrai » reportage, intéressant, bien travaillé et maîtrisé, qui va pourtant laisser place à une seconde partie de réel slasher. On quitte le found footage pour reprendre une réalisation classique, pour suivre cette fois-ci la mise en application des préparatifs de Vernon. Le masque enfilé, il devient le tueur implacable qu’il rêvait de devenir. Mais son plan va être mis à mal par l’équipe de reportage, qui ne peut s’empêcher de vouloir sauver la bande d’adolescents écervelée. On est loin des frissons que l’on peut ressentir devant la vue d’un Freddy ou Myers. Il est vrai que le frêle Vernon ainsi que son masque ridicule ne font guère peur. Malgré tout on est entraîné par l’action qui s’enchaîne dans cette dernière partie, on s’amuse de cette mise en scène qui devient sanglante. La fin ne révèle en aucune manière une quelconque surprise mais le plaisir reste là.

Loin d’être un réel film d’horreur, Behind the Mask, the Rise of Leslie Vernon parvient à entraîner le spectateur dans le monde du slasher. On découvre avec un plaisir certain les références au film du genre, et notamment la présence de la Némésis du tueur, qui se rapproche considérablement du Dr. Loomis de Halloween, incarné ici par Robert Englund (Freddy). Mais ce film est avant tout une réflexion sur notre propre société : l’équipe de reportage démontre les proportions ridicules que peuvent engendrer l’avidité des chaînes de télévision, engrangés par ces spectateurs plus avides de morbidité que jamais. Il démontre également que la société a besoin de monstres pour exister telle qu’elle est.


En somme ce film est un plaisir, magnant cynisme et respect pour un genre qui semble en perdition. Même si la seconde partie est plus faible que la première, ce film reste intéressant dans sa manière de traiter le slasher et ravira les fans du genre.

The Collection

Film américain

Date de sortie: 2012

Réalisé par: Marc Dunstan

Avec: Josh Stewart, Emma Fitzpatrick, Christopher McDonald, Lee Tergesen etc…

Durée: 1h22

Genre: Horreur

Synopsis : Quand les amis d’Elena l'emmènent à une fête secrète dans un lieu inconnu, elle n'imaginait pas qu'elle deviendrait la dernière victime de The Collector, un tueur psychopathe. Ce dernier l'enlève et la transporte dans un hôtel abandonné, transformé en un labyrinthe privé de la torture et de la mort. En apprenant la disparition de sa fille, le riche père d'Elena engage un groupe de mercenaires pour la récupérer de l'emprise de son ravisseur. Ces mercenaires vont contraindre Arkin, le seul homme à avoir échappé à la colère de ce monstre odieux, de les guider dans l'horrible labyrinthe.



3 ans après The Collector, Marc Dunstan et son ami Patrick Melton remettent le couvert avec The Collection. Suite directe du premier opus, les comparses reprennent le concept du jeu du chat et de la souris, mais cette fois-ci au profit d’une surenchère de torture et de violence qui ravira les fans de torture porn.

 On oublie le côté intimiste du volet précédent, avec la maison et ces trois / quatre victimes, pour un terrain de chasse bien plus grand qui permet un bon massacre de masse. Le collector met les bouchées doubles, préférant désormais tuer une centaine de personnes d’un coup. Le ton est donné : le sadisme sera ici encore plus grand qu’auparavant, allant à la limite du réalisme. Mais cette première scène de tuerie complètement déjantée, peu vraisemblable pour plusieurs raisons, sert également pour deux autres points : expliquer logiquement l’échappée d’Arkin, le héros du premier film, et donner une raison à la suite de l’aventure avec l’enlèvement d’une ado, devenue la nouvelle pièce de collection de notre psychopathe.
  


Alors qu’on pourrait imaginer à ce niveau que le tueur veuille revenir achever son ancienne proie qu’est Arkin, on est surpris par la tournure que prennent les évènements. En effet, l’adolescente enlevée étant la fille d’un homme riche, un commando sur demande est mis en place pour traquer le collector dans son antre. Et pour se faire, Arkin va être sollicité. Ce revirement de situation est intéressant, car plaçant d’une certaine façon le chasseur en proie traquée. Mais bien évidemment, rien ne sera aussi simple. La chasse au tueur dans son propre milieu va revêtir une dimension horrifique. En effet, loin de rencontrer seulement des pièges, comme pour le premier film, on découvre toute la portée des actes du collector, ainsi que son musée personnel, faisant comprendre au spectateur qu’elles sont les motivations de ce fou dangereux : l’anthropologie, ou l’étude de l’être humain.





Outre ces scènes gores et la découverte de ce musée de l’horreur, le film offre des séquences intéressantes, autant sur le plan de la réalisation que sur une évolution du personnage d’Arkin. Ce dernier passe de la bête traquée qui veut s’enfuir à un homme rempli de haine et de vengeance. La prestation de Josh Stewart reste aussi bonne dans ce nouveau volet, soutenue par celle d’Emma Fiztgerald et du collector. On déplorera par contre une absence de profondeur dans les personnages de l’équipe de sauvetage, qui resteront de la chair à pâté sans aucun réel intérêt.


Bien que possédant des trous dans le scénario et certaines scènes loin d’être totalement réalistes, The Collection offre une suite convaincante et sympathique, plus poussée que le premier opus. La fin, entre autre, reste une des plus probantes et parfaites qui existent pour ce genre de films. Comme The Collector, ce film reste divertissant mais reste loin d’un film extraordinaire.