26 févr. 2012

Harold et Kumar chassent le burger

Film américain

Date de sortie: 2004

Réalisé par: Danny Leiner

Avec: John Cho, Kal Penn, Paula Garces, Neil Patrick Harris...

Durée: 1h28

Genre: Comédie

Synopsis: Harold et Kumar, deux colocataires amateurs de ganja, tombent sur une publicité du fast-food de luxe White castle, et décident de tout entreprendre pour manger ces délicieux burgers. Sur le chemin, ils seront confrontés à la police, à des rednecks et à encore beaucoup d'autre épreuves tout en cherchant de quoi fumer.



Si vous cherchez un film pour vous détendre et mettre votre cerveau en mode off, je vous conseille vivement celui-ci. Mélange entre un teen et un road movie, cette comédie enchaîne les gags du 1er genre en les adaptant au second. Ce qui laisse donc présager que le scénario n’est pas des plus compliqué… ce qui est le cas, puisqu’il doit tenir en deux lignes.

On suit les aventures de deux amis aux caractères totalement opposés :

Harold est un jeune cadre timide, bosseur et qui se fait légèrement exploité par ses collègues de boulot. Kumar, quant à lui, est un jeune diplômé de prépa qui cherche une école de médecine. Après une journée comme tant d’autres ils se retrouvent sur leur canapé à glander et fumer, encore fumer (pas des cigarettes hein) devant la télé. Petite scène comique quand une pub contre la drogue passe : un jeune est stone et prend le fusil de son père, se croyant invulnérable. Et bam ! Il va sans dire que nos deux compères sont explosés de rire devant ce spectacle, et nous avec. Comme on le sait tous, la fumette donne faim, et voilà le grand et unique débat du film : que va-t-on manger ? KFC, pizza etc. ?? Car oui c’est important de bien manger gras. Mais une pub pour les burgers White Castle viennent tout chambouler. Salivant d’avance sur le canapé, les deux amis décident d’aller faire un tour dans ce fast-food. Quitte à traverser tout l’état !

Les voilà donc sur la route avec pour mission de retrouver leur chaîne de burgers. C’est là que les ennuis commencent, sinon il n’y aurait pas de film. De situations ridicules en situations rocambolesques, les deux lascars découvrent la vie d’aventuriers citadins. On passe par une fête sur un campus avec beuh à la clé et belles filles, puis on tourne à droite on se fait attaquer par un raton laveur (scène assez poilante) et on s’arrête à l’hôpital où travaille le père de Kumar. Séquence sauvetage qui rappellerait presque celle dans Mr. Bean le Film. On repart vers d’autres horizons faire la connaissance d’un dépanneur à l’allure moche et effrayante : gros nez, des cheveux gras, des pustules sur tout le visage, dont certains suintent une texture verte étrange. Cet homme vit au milieu de la forêt, dans une cabane à l’air miteuse, et des objets tranchants dispersés un peu partout dans la cour. Comment ne pas penser à un tueur en série ? Mais non, ce n’est qu’un gros pervers qui permet aux garçons de coucher avec sa jeune et belle femme. Partouze à l’horizon ! Bizarrement, cela ne réjouit pas plus que ça nos deux amis. Apparaît ensuite Neil Patrick Harris, qui joue son propre rôle, mais en plus pervers qu’il ne l’est dans la vraie vie. Il est obsédé par les filles avec des gros seins et n’a qu’une envie : faire l’amour. Il met surtout les deux amis dans une situation embarrassante.

On continue avec des rencontres totalement décalées : des policiers stupides et racistes qui s’en prennent toujours à un pauvre noir, une panthère qui doit plutôt faire partie de leur imagination déjantée de fumeurs. Ils finissent bien sûr par arriver à ce lieu tant recherché, après une allégorie sur la poursuite du bonheur américain, qui semble passer par des petits burgers. Comme pour toute comédie, tout finit bien. Le gentil Harold grandit et s’endurcit, Kumar ne change pas.


En bref, même si le niveau ne vole pas forcément haut, on rigole du début à la fin. Les gags sont réussis et atteignent leur but, sans plus de prétention. En plus, il nous donne envie de goûter à ces burgers de White Castle.

25 févr. 2012

Death Note (animé)

Studio: Madhouse

Année de production: 2006 - 2007

Genres: Shonen; Policier, Thriller, Mystère, Fantastique, Psychologique

Nombre d'épisodes: 37 (25 min) - 2 saisons

Synopsis: L'histoire est centrée sur Light Yagami, un lycéen qui découvre un cahier aux pouvoirs surnaturels, le « Death Note ». Ancienne propriété d’un dieu de la mort, le Death Note permet à son utilisateur de tuer toute personne dont il connaît le nom et le visage. Le scénario suit les efforts de Light pour créer un monde utopique débarrassé du mal grâce au Death Note, ainsi que les conflits entre lui et ses opposants.


Death Note est un manga qui a fait grand bruit lors de sa sortie. Il est simplement génial et ce pour différentes raisons.

Premièrement pour son histoire, intelligente, bien menée et digne des plus grandes intrigues policières. On nous propose un savant mélange d'enquête à un mythe japonais, celui des Shinigamis.

Shinigami? qu'est-ce donc que cela? Il s'agit de simplement de "dieux de la mort". Il en existe plusieurs, et correspondent à la personnification de notre grande Faucheuse. Les shinigamis apparaissent souvent dans les fictions nippones, et ont des buts/actions différentes. Dans ce manga précis, les shinigamis sont ceux qui prennent la vie des humains, afin de rallonger leur propre vie. Cela se passe à travers l'utilisation de la Death Note. C'est là qu'entre en scène une question philosophique qui interpelle chaque spectateur. On s'arrête dessus et on ne cesse d'y repenser tout au long de la trame.

"Si vous aviez la possibilité de débarrasser le monde des meurtriers et criminels, le feriez-vous?" Ce n'est autre que le débat de la peine de mort qui est remis au goût du jour de manière détournée, mais l'auteur ne donne pas de réponse type. Il use des mêmes arguments qui ressortent toujours et s'en sert pour développer son histoire.


Autre raison qui fait de ce manga une oeuvre superbe: ses personnages. On a à faire à des êtres supérieurement intelligents, qui n'arrêtent jamais de nous surprendre. Sur la même longueur d'onde mais en rivalité, ils nous offrent le plus grand combat d'acuité jamais vu.


Light Yagami: lycéen de 17 ans surdoué, il n'aime pas réellement ce monde dans lequel il trouve qu'il y a trop d'injustice. Il va découvrir un carnet, la Death Note, et d'un coup de crayon il va enfin pouvoir mettre au point l'idéologie qui lui tient à coeur. Se débarrasser des criminels. Il va devenir célèbre sous le nom de Kira (Killer) et n'aura d'autre but que de devenir le Dieu de ce nouveau monde qu'il tente de créer, et de se débarrasser de ceux qui oseraient se mettre en travers de son chemin. Manipulateur, calculateur, il utilise ses atouts afin d'échapper aux autorités.


L: il est le plus grand détective au monde (et même les 2ème et 3èmes grand détectives, sous des noms différents). Résolvant ses enquêtes à couvert à travers un écran d'ordinateur, il va pour la première fois être obligé de se montrer. Il est doté d'une grande intelligence, d'une mémoire hors du commun. Il possède certains tics: marcher pieds nus, ne manger que des sucreries, se tenir courbé même assis et saisir les objets par le pouce et l'index. Il va dès le départ soupçonner Light, et fera tout pour confondre Kira. Son duel avec Light offre des moments forts en émotions.

 
Ryuuk: il est le shinigami qui a laissé tomber son carnet sur terre par ennui. Il va suivre Light tout au long de l'histoire, se contentant de regarder les évènements et de s'amuser de ce qui se passe tout en mangeant des pommes dont il est plus que friand.






Misa Amane: fille d'un couple tué par un cambrioleur, elle voue une dévotion aveugle à Kira qui a tué le meurtrier de ses parents. Elle entre elle aussi en contact avec une Death Note, et se sert de ses pouvoirs pour entrer en contact avec Light. Elle fera par deux fois le pacte avec un shinigami afin de posséder les "yeux d'un shinigami": grâce à cela elle peut connaître le nom d'une personne dont elle voit le visage. Mais cela lui coûte la moitié de son espérance de vie. C'est une lycéenne et mannequin amateur qui arbore un style plutôt gothique/lolita. A part Light, rien ne semble l'intéresser. Elle est immature et stupide.



D'autres personnages secondaires sont présents tout au long de l'histoire, la rendant plus attrayante. Mais ce sont quand même les deux personnages principaux qui font tout. Dès le début les motivations de Light sont claires. On se pose donc cette question écrite plus haut. Agirions nous aussi comme Light? Est-ce bien de se servir de ce carnet pour ramener la paix sur la terre? On comprend très bien ce qui le pousse à faire ça, on est même souvent de son côté. Pourtant..... est-il un sauveur ou juste un autre tueur? Décider de la vie d'autrui le renvoi au même statut de ceux qu'il tue. C'est en tout cas ce que pensent la police et L. Une poursuite effrénée commence pour connaître l'identité de l'autre le premier. Pour prendre le dessus, pour gagner ou survivre. Et c'est là que Light par en vrille. Son idéologie lui monte à la tête, et il se prend pour dieu. Ceux qui se mettront à travers de son chemin verront leurs noms sur le carnet. L'utopie tant rêvée fait place à une dictature "au nom de la paix". Light devient détestable, mais il s'en sort grâce à ses dons de manipulateurs. Mais à toujours se croire supérieur, on finit un jour par déchanter.





 Mon préféré est L, pour son apparence atypique, son intelligence et son calme à toute épreuve. Il est le seul à soupçonner Light, et à tout faire pour le faire tomber. Cependant Light le précède d'un pas. On assiste à une partie d'échec mental: chaque coup est prévu à l'avance par la partie adversaire, ce qui confère à ce manga une atmosphère oppressante.

La dernière raison qui rend ce manga super, c'est la réalisation et les graphismes. Le duel Ligh/L se retrouve dans une dualité de couleurs rouge/bleu. Différents effets sont utilisés pour rendre compte de l'atmosphère et des évènements qui arrivent.



En conclusion, ce manga est à voir absolument, on reste scotché devant du début à la fin, se demandant qui va gagner, et comment.

20 févr. 2012

Grimm

Série américaine

Genre: Fantastique, Drame, Horreur

Durée: 45 min

Créée par: Stephen Carpenter, David Greenwalt, Jim Kouf

En production: 2 saisons, 39 épisodes

Avec: David Giuntoli, Russel Hornsby, Silas Weir Mitchell...

Synopsis: Lorsqu'il découvre qu'il est l'un des derniers descendants des Grimm, une lignée de chasseurs dont les célèbres récits ne sont pas des contes mais des faits réels, le détective Nick Burckhardt se met en quête de ces créatures surnaturelles susceptibles de faire du mal aux humains. Pour Nick, c'est un monde nouveau dont il ignore les règles qu’il lui faut affronter. Il est heureusement aidé par Eddy Monroe, un ancien loup-garou féroce qui reste dans le droit chemin grâce à un savant mélange de médicaments, un régime et des séances de fitness...




Depuis longtemps les contes bercent l’enfance des enfants, les plongeant dans un monde fantastique et féérique. Grâce à Perrault et aux frères Grimm, qui ont immortalisé sur papier ses histoires merveilleuses, on continue à les lire et à s’évader.

Ces histoires ont connu différentes versions (Disney, films, autres livres) et voici que la TV se lance également dans une relecture de ces contes. Tandis que Once Upon a Time est diffusé sur ABC, NBC se charge de Grimm.

Grimm relate l’histoire d’un inspecteur de police dans les homicides, Nick Burkhardt, qui apprend qu’il n’est autre que le descendant des Grimms, des chasseurs qui traquent les êtres surnaturels. Il possède lui-même un pouvoir, celui de voir la vraie nature des gens, cachée sous un visage humain.

Le premier épisode fait son travail de pilote, présentant les personnages, la trame de la série ainsi que l’intrigue principale. On découvre donc le personnage de Nick, qui vivait tranquillement jusqu’à ce qu’il se mette à voir certaines personnes différemment. Inquiet, il apprend par sa tante Marie qui vient de débarquer que c’est normal puisqu’il n’est autre qu’un Grimm. Son rôle est de donc de combattre les méchants monstres des contes et ainsi de pallier à la balance entre l’humanité et ces créatures fantastiques. L’intérêt de cette série, c’est qu’on n’assiste pas à la quête d’un défenseur prêt à sauver le monde entier des méchants. Non, on va se concentrer sur des disparitions, des attaques, des meurtres qui incluent ces êtres fantastiques. On est dans la série policière par excellence, mais avec du surnaturel.

Presque chaque épisode se base sur un conte des frères Grimm, prenant l’essence du conte pour le remodeler. Nick apprend petit à petit à connaître les monstres, leurs facultés, et à les combattre. Pour cela il est aidé par Eddy Monroe, un ancien loup-garou qui a choisit de renoncer à son héritage grimmesque et de vivre comme les humains.

Les 4 premiers épisodes mettent en place une intrigue sous-jacente, qui sera sûrement la principale de la série. On apprend que le chef direct de Nick fait partie des monstres que combattent les Grimm. Nick est incapable de voir sa vraie nature, ce qui est étrange. Ce chef a également tenté de tuer Marie, ne voulant pas qu’elle révèle à Nick sa vraie nature de Grimm.

Quel jeu joue-t-il ? Que cherche-t-il à faire avec Nick ? Ces questions posées, on les laisse de côté afin d’avoir de la ressource pour plus tard.

L’ambiance et l’histoire font que cette série est sympathique à regarder. La façon dont les contes sont détournés pour vivre dans notre monde est bien pensée. La relation entre Nick et Eddy est intéressante, et elle commence enfin à se développer (milieu de la saison). D’ailleurs, c’est le rôle d’Eddy qui est plus attachant que Nick. Il sert de mentor, décrivant les pouvoirs des créatures à un héros novice, qui tarde un peu à apprendre je trouve. Et puis ce policier est un peu mou. J’espère vraiment qu’ils développeront mieux ce personnage.


C’est une série qui se laisse regarder tranquillement, et que je conseille à tous les amoureux des contes et des relectures.

Les mots qui tuent

Auteur: Martha Grimes

Titre original: The Horse you came in on

Traducteur: Eric Lindor Fall

Editions: Pocket

Genre: Policier

Date de parution: 1993

Résumé: Le très britannique commissaire Richard Jury et ses fidèles acolytes, Melrose Plant et le sergent Wiggins, quittent leur Albion bien-aimée pour les États-Unis où les attend un cadavre, objet d'un nouveau mystère à éclaircir sous des cieux moins familiers. Tandis qu'il cherche une piste, et essaie de rassembler les pièces d'un puzzle fort dispersé, Melrose découvre un étrange manuscrit d'Edgar Allan Poe. Découverte extraordinaire ou obscur travail d'un génial faussaire ? Mais surtout premier indice... Les voilà à Baltimore dans une atmosphère que l'auteur des Histoires extraordinaires lui-même n'aurait pas reniée.



Les mots qui tuent est le premier roman que je lis de cet auteur, et j'ai été extrêmement déçue. La quatrième de couverture est assez alléchante, car elle nous présente un meurtre qui pourrait être lié avec une intrigue sur Edgar Allan Poe. Assez bien trouvé. Sauf qu'en vérité il va falloir attendre un long moment avant qu'on ne débouche sur l'intrigue principale.

Grimes perd ses lecteurs dès les premières pages. On assiste à la découverte d'un mort, ce qui en général nous plonge directement dans le bain. Ici Grimes préfère enchaîner directement sur une autre mort dans un musée cette fois-ci. Il s'agit d'une femme que l'on découvre sans vie, assise sur un siège en face d'un tableau. On se demande tout de suite quel est le lien entre les deux morts, et on attend fébrilement la suite. On va pouvoir attendre un peu. …

Avec cette deuxième mort, Grimes introduit son héros principal, l'inspecteur Jury. Alors que l'on s'attend à un début classique d'une enquête, qui nous emmènerait aux Etats-Unis (même si pour l'instant on ne voit pas le rapport avec la prochaine ou déjà passée mort de la jeune fille sur la tombe de Poe), Grimes nous entraîne sur les traces de Jury, mais pas du tout de la meilleure façon qui puisse exister. En effet, elle nous plonge dans les pensées du policier qui est en vacances, et fait face à un gros dilemme: doit-il quitter Londres et aller travailler dans un coin moins stressant ? Ou bien va-t-il rester dans la capitale londonienne ? Qu’est-ce que ce dilemme peut bien apporter à notre histoire ? Rien comme la plupart de ce qui va suivre.

On introduit maintenant les voisines de Jury, qui ont un différent sur qui devrait venir habiter dans le bâtiment. Hum hum. Des ragots de quartier. Grimes tente, il me semble mais ce n’est qu’une pauvre déduction de ma part, de rendre réel le personnage de Jury en l’encrant dans un quotidien vraisemblable. Sauf qu’au final, on s’ennui car ça ne nous apporte rien à nous, lecteur.

Si seulement Grimes s’arrêtait là pour les personnages qui ne servent à rien. Non, elle en rajoute une couche avec d’autres amis de Jury, dont un partira avec l’inspecteur l’aider dans son enquête aux States. (Oui, ils vont finir par partir). Ces gens sont d'un ennui profond. Leur conversation n’a absolument aucun intérêt, et puis on se perd entre eux, personnages de Grimes, et les personnages de certaines amies de Jury qui sont écrivaines. Mal de tête à l’horizon garanti.

Au final, on apprend que la mort au musée n’est pas criminelle. Cela serait dû au chagrin de la perte d’un jeune homme aux Etats-Unis. Ahhhh le pays de l’Oncle Sam apparaît enfin ! Petit à petit on en apprend plus sur 3 morts survenues chez les américains, qui semblent toutes liées. L’enquête débute enfin, mais avec lenteur. Certains passages sont plus que mous. Au final, même la résolution est fade.



Ce que je retiens de ce livre, c’est qu’il est d’un ennui mortel. L’histoire, les personnages sont inintéressants. L’écriture est un cafouillis sans nom, donnant l’impression que l’auteure s’est contentée de jeter ses idées sur le papier sans prendre la peine de tout coordonner pour ses lecteurs. Cette lecture a été une pure perte de temps, je déconseille ce livre.

15 févr. 2012

Les Trois Mousquetaires

Film américain

Date de sortie: 2011

Réalisé par: Paul W.S Anderson

Avec: Logan Lerman, Milla Jovovitvch, Matthew MacFadyen, Ray Stevenson, Luke Evans...

Durée: 1h50

Genre: Action / Aventure

Titre original: The Three Musketeers

Synopsis: L'impétueux jeune d'Artagnan et ses trois légendaires compagnons, Athos, Porthos et Aramis vont devoir s'unir et combattre tous ensemble un mystérieux agent double, Mylady de Winter et son employeur crapuleux, le cardinal Richelieu, afin de les empêcher de s'emparer du trône français et d'éviter que l'Europe toute entière sombre dans la guerre.




La littérature a toujours été une grande source d’inspiration pour le cinéma, et ce depuis ses débuts. Les grands classiques n’ont pas été épargnés, que ce soit pour le meilleur ou parfois pour le pire. Les Trois Mousquetaires n’échappent pas à la règle, et c’est cette fois-ci Paul W.S. Anderson qui se jette à l’eau.

Il est peut-être préférable de faire un rapide résumé de l’histoire telle que Dumas l’a écrite : d’Artagnan, jeune gascon, se rend à Paris dans l’intention de devenir mousquetaire au service du roi. Il va faire la connaissance d’Athos, Porthos et Aramis, trois mousquetaires, et va devenir leur ami. Ils vont devoir déjouer les plans du perfide cardinal Richelieu, combattre la terrible Milady afin de sauver le royaume, mais surtout la réputation de la reine. La trame du film est à peu près la même, mais servie à une sauce indigeste.



La scène d’introduction nous plonge directement dans le bain avec la présentation de nos trois mousquetaires, qui n’est pas sans rappeler certaines techniques employées ailleurs.

On se retrouve à Venise et le premier à apparaître est Athos : il sort comme par magie de l’eau et attaque des méchants gardes à l’aide de deux arbalètes qui semblent sortir tout droit d’une histoire futuriste. Aramis, lui, se tient sur un toit et ressemble grandement au héros d’Assassin’s Creed. D’ailleurs il nous offre un plongeon digne du jeu, mais qui n’a rien à faire dans un film sur des mousquetaires. Passons ce décalage et allons voir Porthos enfermé et enchaîné à un mur. Le méchant rigole et est content de sa prise, mais voilà que son prisonnier lui rétorque que cette capture faisait partie d’un plan. Pour égailler ses paroles notre fort mousquetaire arrache ses chaînes en fer du mur, à la Hulk. Normal. Ces scènes se terminent chacune par un plan fixe avec le nom du personnage qui s’affiche, et tout ça à la façon de Sherlock Holmes. Même la musique n’est pas sans rappeler le film de Guy Ritchie. Mon enthousiasme se retrouve fortement refroidi dès le début, et ma surprise n’est pas prête de s’arrêter. Parce que c’est plus qu’une adaptation que nous avons, c’est une sorte de carnage de l’œuvre originelle.




Mais je m’égare, revenons à cette scène d’introduction. Elle se passe un an avant l’arrivée de D’Artagnan à Paris. Les mousquetaires sont en mission, et doivent ramener un plan. Pour cela ils sont aidés de Milady, qui est ici la compagne d’Athos. On a droit encore une fois à un plan du tonnerre ! Un long couloir se profile à l’horizon, qui mène au parchemin tant recherché. Mais il est piégé au niveau des murs. Comment passer ? C’est sans compter Milla Jovovitch qui va courir et se laisser glisser sur les genoux à la Resident Evil. Très original.

Ils parviennent finalement à récupérer le parchemin mais Milady les a trahis, ô vile femme ! Le plan de ce qui semble être un bateau volant se retrouve désormais dans les mains du duc de Buckingham, joué par Orlando Bloom.



Un an plus tard. D’Artagnan, jeune gascon, part pour Paris où il va rencontrer ses futurs amis. Ce sont de fâcheux accidents qui les conduiront d’abord à se battre en duel, duels qui vont les rapprocher. Je passe sur l’imbécilité des rencontres pour me pencher sur la scène qui scellera leur amitié : comme dans le livre, c’est une bataille contre les sbires du cardinal qui les rapproche. La différence, c’est qu’au lieu d’être 4 contre 5, Anderson a voulu pimenter son film et c’est donc un combat de 4 contre 50 qui se déroule dans Paris. Très réaliste. Cette fois c’est à Kill Bill qu’on pense, mais en moins bien réussi. Ils gagnent sans surprise, et les voilà devenus les meilleurs amis du monde. On découvre ensuite le roi… qui semble n’avoir d’yeux que pour la mode : bleu, vert, violet ? olalala qu’elle est donc la couleur tendance en ce moment ?? On lui ajoute un air d’homosexuel (je n’ai rien contre eux) et voilà donc Louis XIII transformé en cage aux folles. On s’enfonce un peu plus dans le ridicule avec le détournement du Duc de Buckingham. D’un être passionné, amoureux et prêt à aider d’Artagnan à sauver la réputation de la reine, on passe à un personnage diabolique qui cherche à renverser le roi de France, en se servant bien sûr du plan dérobé au début du film. Vous vous rappelez, le plan d’un bateau volant ?! Oui, Anderson a osé mettre des bateaux volants dans un film sur des mousquetaires. De plus Orlando Bloom a l’air d’imiter Johnny Depp dans son rôle de Jack Sparrow,  ce qui est loin d’être convaincant. Bien sûr on ajoute un combat dans les airs à la mode pirate, qui se termine sur le toit de Notre-Dame. Pour faire plus spectaculaire il faut une scène d’épée sur ce même toit, scène tellement mal jouée qu’elle en devient pathétique. D’Artagnan se bat contre son méchant du début ; il se fait dominer du début à la fin mais on sait pertinemment qu’il va quand même gagner, parce que c’est le héros. Ola, quel suspense de fou.



Bref, pour résumé, je déconseille vivement ce film. Il  n’a aucune fraîcheur, il ne fait que se servir d’autres films comme Matrix, Resident Evil, Sherlock Holmes et Pirates des Caraïbes. Cette ressemblance se répercute dans la bande sonore, aucunement originale. Quant au choix d’Anderson pour ses acteurs, on repassera.

Adapter un film est une chose, dénaturer une œuvre en est une autre et on devrait parfois empêcher certains réalisateurs de réaliser de telles inepties. Le pauvre Dumas doit être en train de se retourner dans sa tombe, surtout quand on sait qu’il risque d’y avoir une suite.

9 févr. 2012

Prédateurs

Auteur: Maxime Chattam

Editions: Albin Michel

Genre: Policier / Thriller

Date de parution: 2007

Résumé: Ils sont déjà parmi nous... Une guerre sans nom. De jeunes soldats sauvagement mutilés dans des mises en scène effroyables. Mais l'ennemi n'est pas le coupable. Pour le lieutenant Frewin, fasciné par le langage du sang, il ne peut s'agir que d'un psychopathe, un monstre de ruse et sadisme, un prédateur cruel et archaïque qui va les décimer un par un... Renouant avec la veine de sa Trilogie du Mal, Maxime Chattam nous propulse dans un vortex de terreur, imposant une fois encore son univers mystérieux et sanglant. Plus qu'un thriller, un guide de survie !



Avec ce livre, j'ai eu l'impression que Chattam revenait à ce qui a fait son succès: un thriller sombre et terrifiant. Il nous plonge dans une mise en abyme intéressante, nous présentant des personnages pris dans le tourbillon d'une guerre sans nom. Alors que plusieurs unités de soldats se préparent à débarquer sur une plage, à plonger dans l'enfer qui les attend, un imprévu terrible s'abat sur eux. On retrouve un soldat mort, crucifié à un mur, sa tête remplacée par celle d'un bélier. Le lieutenant Frewin, chef de la Police militaire, est tout de suite dépêché sur les lieux. Il comprend au premier coup d'oeil qu'il a affaire à un tueur méthodique, prévoyant, qui ne s'arrêtera pas à ce premier crime. Un loup se promène dans la bergerie, et c'est son rôle à lui et son équipe de le stopper au plus vite. Sauf qu'il y a un problème. Les soldats sont sur le point d'embarquer pour une plage où ils devront combattre un ennemi connu et inconnu à la fois. La Police Militaire va être séparée, mais surtout, la hiérarchie va se mettre en travers de l'enquête. La guerre est le seul point sur lequel tous doivent se focaliser, l'enquête de ce meurtre atroce doit être reléguée au placard. Un second meurtre survenu la nuit suivante va pourtant tout relancer. Frewin est fébrile: qui est donc cet homme qui n'attend pas longtemps pour commettre son forfait, et qui surtout n'hésite pas à faire ça dans un huit clos avec un haut risque d'être surpris? La confiance qui émane de ce monstre est terrifiante, mais seul Frewin en comprend la portée.

Les soldats ont d'autres chats à fouetter: la bataille sur la plage sur laquelle ils arrivent fait rage, les pertes sont considérables. La tension des meurtres fait place à la tension de la guerre. Car voilà le tour de force de Chattam; plonger ses personnages et ses lecteurs dans une tension continue et dans le trouble. Les soldats sont dans l'expectative de la guerre, ne sachant aucunement ce qui les attend sur le champ de bataille. Nous lecteurs attendons, comme Frewin, son équipe et l'infirmière Ann Dawson qui les aide, le prochain meurtre. Et on n'est pas déçus par l'imagination employée par Chattam pour décrire ces crimes horribles. On se demande où il va chercher tout ça. Les descriptions des cadavres et de leurs expositions sont bien détaillées, peut être trop pour les âmes sensibles. On découvre à travers cela une intelligence et une imagination débordante de la part du tueur, ce qui le rend bien plus dangereux que les opposants dans cette guerre. Cette dernière est un bon prétexte à Chattam pour plonger encore plus profondément dans les méandres des ténèbres de l'Homme. Il ajoute une réflexion sur l'être humain, le mal qui l'habite et le fait agir. Au final, la guerre et les meurtres ne sont que des exemples qui illustrent les propos de l'auteur. Mais il réussit son pari, car tout le monde sans exception, également les héros, possèdent sa part des ténèbres. Personne n'y échappe, et c'est grâce à cela que Chattam nous perd dans hypothèses sur l'identité du tueur. Tous peuvent l'incarner.

Il faut attendre la toute fin pour découvrir l'identité de cet être tordu. La surprise peut être au rendez-vous, sauf si vous avez l'habitude de ce genre de lecture et que vous avez prêté attention à certaines indications. En tout cas, tout s'enchaîne pour la révélation, on apprend comment certains meurtres ont été commis. Mon regret c'est que les premiers meurtres, les plus originaux de mon point de vue, ne sont pas expliqués. Pourquoi cette mise en scène? Ok le méchant aime choquer et faire voir son "oeuvre" mais ça n'explique pas ses choix. Je trouve le dénouement un peu bâclé.


Ce livre m'a réconcilié avec Chattam, mais je me méfie quand même en entamant ces livres.

8 févr. 2012

Kaze no Stigma

Auteur: Takahiro Yamato (Auteur); Neko 

Type: Shonen

Genre: Action, Comédie, Romance, Surnaturel, Fantasy

Editions: Fujimi Shobo (pas de publication française)

Publication: En hiatus => 2 tomes

Résumé: Quatre ans plus tôt, Kazuma Kannagi perdit contre sa cousine Ayano Kannagi lors du combat de succession pour l'Enraiha, une épée transmise dans la famille Kannagi. Sa défaite, ainsi que son absence de talent pour l'En-Jutsu, l'art du feu, la spécialité des Kannagi, aboutit à son bannissement de la famille. Aujourd'hui, Kazuma revient en tant que Kazuma Yagami, un expert du Fu-Jutsu, l'art du vent.

 




Pour l'instant, je n'ai lu que les scans du manga, et j'ai été agréablement surprise. Bon, ça reste un shonen de base: l'histoire est assez courante dans la fantasy. On prend deux jeunes héros qui possèdent des pouvoirs, un méchant qu'il faut défaire et une histoire d'amour sous-jacente.

Les personnages sont sympathiques, avec chacun un fort caractère bien trempé.

Ayano Kannagi a 16 ans, et est le successeur de sa famille. Elle est une En-jutsu, c'est à dire qu'elle peut contrôler l'élément du feu, et ce grâce à son épée l'Enraiha. Cette dernière peut être utilisée n'importe quand et contient les propriétés du feu. De plus, elle résiste à toute forme de magie, ce qui est assez pratique puisque donc infaillible. Ayano est impulsive et s'énerve facilement, surtout quand ça touche son cousin Kazuma. Elle est également fière, ce qui fait qu'elle s'énerve facilement. Ce sont d'ailleurs ces deux derniers traits de caractère qui mènent ces combats, la poussant ainsi à combattre de manière imprudente. Elle semble avoir des sentiments pour son cousin, mais les nie avec ferveur.

Kazuma Yagani est donc le cousin d'Ayano. Il a échoué face à elle pour la succession de l'Enraiha et est incapable de manier l'En-jutsu. De ce fait, il a été renié par son père et a quitté le pays. Il est revenu 4 ans plus tard, mais changé. En effet, il peut désormais contrôler le Fu-jutsu, c'est à dire le vent, ce qui fait qu'il est devenu plus puissant qu'Ayano. Il est également un Contractor: cela signifie qu'il a passé un pacte avec le dieu du vient: il peut faire appel à toutes les forces du vent, ce qui amplifie largement ses pouvoirs. Il a un petit frère, Ren, qui lui manie le feu.

Il n'est pas indifférent aux charmes d'Ayano, et il semble avoir des sentiments à son encontre. Il aime l'embêter et ainsi la mettre en colère.

En tant que descendants d'une grande famille d'En-jutsu, ils ont pour mission de défendre les humains contre des monstres, les Youmas, qui dévorent les êtres humains.


L'histoire m'a attirée tout de suite, mais le problème, c'est qu'en 2 tomes, on ne développe pas grand chose. L'histoire aurait pu être poussée plus loin. Surtout que ce n'est pas une banale chasse aux monstres auquel on a affaire. Misao, qui fait partie de la famille, veut se venger de Kazuma, qu'elle tient pour responsable de la mort de ses frères. Elle va tout faire pour y parvenir, quitte à vendre son âme au diable. Le problème, c'est que ce comportement n'est pas bien vu dans la famille Kannagi, et Ayano va devoir aider à mettre hors d'état de nuire Misao. Le problème, c'est que Kazuma ne va pas permettre qu'on touche à celle qui veut le tuer. Et il ne compte pas non plus mourir. Pourquoi ce choix? Voilà ce qui perturbe Ayano, qui n'hésitera pas à se battre contre son cousin.

Tout se passe très vite. Mais voilà, je reste un peu frustrée. Premièrement, parce que si je n'avais pas lu le résumé, je n'aurais jamais su qu'il y avait eu combat entre les deux cousins pour la succession de la famille. En effet, cela n'est jamais mentionné dans le manga. Un petit flashback au début aurait bien fait. De plus, un nouveau personnage fait son entrée: quand il dit son nom, il semble que Kazuma le reconnaît. Il parle même du maître du nouveau. Sauf que c'est tout, on n'a pas plus d'explications sur le qui il est, pourquoi il veut tuer Kazuma. Ce qui est dommage, on aurait appris plus de choses sur le héros, ce qui aurait été sympa. La dernière chose qui m'a déçue, c'est le fait qu'Ayano n'évolue pas dans sa technique de combat. J'aurais aimé la voir apprendre à contrôler ses émotions et ainsi gagner en puissance. Dommage

Malgré tout ça, l'histoire est sympa, et se lit très vite. Les personnages sont attachants et drôles.


6 févr. 2012

He is my master

Auteurs: Asu Tsubaki; Mattsu

Type: Shonen

Genre: Comédie, Ecchi

Editions: Square Enix (pas de publication française)

Publication: En hiatus => 5 tomses

Résumé: Izumi Sawatari et sa petite sœur Mitsuki, deux lycéennes, viennent de fuguer de chez elles sans un sou en poche, et se voient contraintes de trouver un travail rapidement. Mais le seul endroit où on accepte de les engager est un manoir occupé par Yoshitaka Nakabayashi, un adolescent pervers, millionnaire depuis la mort de ses parents, dont le rêve est d'avoir à son service des soubrettes sexy. Izumi et Mitsuki sont tentées de refuser, mais leur alligator de compagnie ayant cassé des objets précieux, elles sont finalement contraintes de faire le ménage en tenue légère jusqu'au remboursement de leur dette. Plus tard, elles seront rejointes par une troisième fille, Anna, qui endossera elle aussi la tenue de soubrette si chère à Yoshitaka.




Le début de ce manga est prometteur. Il combine parfaitement humour et perversité, nous offfrant de bonnes scènes comiques. Comme dit dans le résumé, le héros, Yoshitaka, est un gros pervers fétichiste des costumes, qu'il fabrique lui-même.Il a doté chaque pièce de son manoir de caméras, et il adore espionner Izumi. Cette dernière se retrouve toujours dans des situations cocasses à cause surtout de sa propre soeur Mitsuki, qui passe son temps à lancer des compétitions. Izumi est soit une concurrente contre son gré de ses compétitions, soient le prix. On ajoute à ce jeu le comportement insouciant de la maman des filles, qui n'hésitent jamais à lancer son aînée dans les griffes du pervers. Anna, la dernière soubrette, a quant à elle rejoint le manoir afin d'être proche d'Izumi dont elle est tombée amoureuse. On n'oublit pas non plus le crocodile qui remplace le chat ou le chien comme animal de compagnie, et qui est aussi pervers que Yoshikata.


Il n'y a pas de réelle histoire conductrice dans ce manga, à part le fait qu'Izumi cherche à quitter le manoir. Les gags s'enchaînent à travers les chapitres, nous dévoilant de nouveaux personnages aussi tarés que les principaux. On rigole, mais malgré tout, l'histoire ne décolle pas vraiment, et les personnages stagnent et n'évoluent pas. Au final ça devient répétitif  et la fraîcheur du début disparaît rapidement. Le problème majeur reste l'absence de fin, puisque les auteurs s'étant séparés ils ont laissé à l'abandon leur manga. 
Bref, je ne vous conseille ni ne vous déconseille ce manga, à vous de voir si ça vous tente.

3 févr. 2012

Musique de films version métal

Il est sans conteste qu'un excellent film a toujours une bonne BO. Quand nos grands compositeurs, (John Williams, Howard Shore, Hans Zimmer...) sont revisités, voilà ce que ça donne!
















2 févr. 2012

Les bouchers de Dieu

Auteur: Joseph D'Lacey

Titre original: Meat

Traducteur: Paul Benita

Editions: First

Genre: Thriller/ Horreur

Date de parution: 2008

Résumé: Abyrne.
 Une petite ville qui se délabre, enchâssée dans un désert qui ne cesse de la ronger. Ce qui sauve Abyrne de la désaffection, c'est son industrie bovine, florissante: ici, les abattoirs font vivre la population et confèrent le pouvoir à ceux qui les gèrent. Les hommes y travaillent et tous, parents comme enfants, sont absolument accroc à la viande, allant jusqu'à se nourrir de steaks au petit-déjeuner.
Du coup, à Abyrne, on regarde un peu Richard Shanti comme un extra-terrestre: un végétarien? Allons donc, cet homme a forcément un problème! Et bien oui, Richard a un vrai problème: il ne supporte plus de taire ce qui se passe derrière les portes des chambres froides... Quelle viande peut bien provoquer une telle addiction? D'où provient-elle? Que se cache-t-il dans les abattoirs d'Abyrne? Un thriller terrifiant dans la droite lignée de James Herbert et Clive Barker: la relève est enfin assurée!



Voici un des livres que j’ai reçu à Noël ; je me suis bien sûr empressée de le lire car entre la quatrième de couverture et la phrase d’accroche de Stephen King, je ne pouvais qu’être intriguée. Je ne m’attendais pas du tout une histoire pareille et la surprise a été plus que grande.


Tout se passe à Abyrne, ville perdue dans le désert. On ne sait ni pourquoi elle s’est développée là, ni comment. Seul ce qui passe au moment des évènements est important. Bien sûr ce n’est pas une ville comme les autres, sinon il n’y aurait pas d’histoire. En effet, les habitants d’Abyrne semblent vouer un culte à la viande. Oui, oui, vous lisez bien, à la viande. Etrange concept, mais la bizarrerie de cette ville va bien plus loin encore. Tout comme la religion, l’industrie aussi tourne autour de la viande, faisant des ouvriers de l’abattoir des être importants et respectés par les autres habitants. Pourtant un être, Shanti, le meilleur abatteur de l’usine, refuse de se nourrir et se contente de légumes, ce qui n’est pas au goût de sa femme qui a peur pour leurs filles. Ok, il est végétarien, mais pourquoi ce choix ? et pourquoi court-il  avec un sac rempli de pierres sur les épaules pour aller et venir du boulot ? Les réponses à ces questions ne sont pas longues à venir, et c’est à travers des indices que l’auteur nous les fait comprendre. Le bétail, taureau, vache, vœu, n’est en fait constitué que d’humains. Tel est le culte terrible qui se déroule à Abyne. Ces êtres sont mutilés dès leur naissance afin de les dissocier des autres humains, et sont appelés les Elus.

On comprend très vite que tout ça est l’œuvre d’une secte qui a créé ce vice sous prétexte qu’un Dieu aurait demandé qu’on mange ses enfants. C’est donc le réveil de Shanti que l’on découvre à travers ce roman, comment il va rencontrer le prophète Collins, un homme qui a abandonné la viande depuis longtemps et qui prêche la fin de ce culte terrible. Une guerre sous-jacente semble se préparer, entre Magnus, le maître de la viande et Collins. Sans oublier la secte qui n’hésitera pas à vouloir remettre sous son joug Magnus pour qui seul le profit compte. La dernière partie est la plus intéressante, elle s’accélère et nous offre un dénouement formidable.


C’est donc une dystopie qu’a inventé l’auteur. Les habitants d’Abyne sont prisonniers de plusieurs manières : le désert qui entoure leur ville, une secte qui n’hésite pas à s’immiscer dans leur vie pour s’assurer qu’ils suivent les principes religieux et le marché de la viande. Les autres commerces ne subsistent qu’avec difficulté, le lavage de cerveau est bien opérationnel. On sent à travers ce texte une critique acerbe de notre société actuelle et du commerce qui gère nos vies. On pourrait prendre comme message la lutte de Collins et Shanti comme étant celui de la liberté de pensée et d’agir. Il ne faut en aucun cas se laisser asservir.



Ce livre est intéressant et bien écrit, même si simplement. D’Lacey joue beaucoup avec les suggestions et ses personnages et leurs motivations sont bien travaillés. Quelques scènes gores peuvent mettre mal à l’aise. Mais c’est un livre à lire.