21 août 2011

School Days


School Days est un manga de type shôjo. Cet animé a été réalisé par Keitaro Motonaga en 2007.

Synopsis: Makoto est amoureux de Kotonoha. Il la voit chaque jour dans le train qui les mène à l'école, seulement, il n'a pas le courage de lui dire quoi que ce soit et se contente de la regarder de loin. Tout change lorsqu'il prend une photo d'elle avec son portable. Photo que Sekai, une de ses camarades de classe, voit avant de proposer au timide Makoto de lui arranger le coup avec la jeune fille. Le trio se retrouve donc à un déjeuner improvisé par l'entremetteuse, afin que les deux tourtereaux fassent plus ample connaissance.

Mais si Sekai est elle aussi amoureuse de Makoto, pourquoi tient-elle tant à le voir avec Kotonoha ?


Nous voici donc en présence d'un petit animé plutôt destiné aux filles, avec cette histoire d'amour en trio. Le début est sympa, la timidité du héros est mignonne. La curiosité nous pousse à voir un autre épisode, car on veut savoir comment ça va se dégoupiller. Et puis ça devient lassant. Il n'y a que 12 épisodes, et perso j'en ai zapé au moins 3 tellement c'était niais et gavant au bout du compte. Le garçon mignon et gentil du début se transforme en gros pervers qui n'hésite pas à coucher avec l'une des filles. Il joue sur les deux tableaux, et c'est gonflant. Kotonoha semble être la caricature de la jeune fille super canon, bien roulée mais complètement idiote. Elle espère encore et toujours que son Makoto va lui revenir.

La réalisation est simple, mais on remarque vite les gros plans sur les seins et les fesses des filles, comme pour souligner le côté pervers du héros. C'est assez gênant au final.

Quant au dernier épisode, c'est le plus intéressant de tous. Il est par ailleurs interdit au moins de 16 ans, tellement il est violent. C'est bien sûr mon épisode préféré, car la folie d'un personnage va prendre le dessus et la situation causée par Makoto va lui revenir en pleine face, d'une manière qu'on n'aurait jamais imaginé.
  

En conclusion, je ne vous conseille pas vraiment cet animé, sauf si vraiment vous voulez voir ce dernier épisode qui vaut le coup d'oeil.

13 août 2011

Ténèbres sur Jacksonville

Auteur: Brigitte Aubert

Editions:  Seuil

Genre: Horreur

Date de parution: 1996

Résumé: Jacksonville, petite ville du Nouveau Mexique, écrasée par la chaleur et bercée par le bruit des poids lourds de passage vers la frontière, voit sa sérénité remise en question, à la veille de la fête de l’indépendance, par une invasion de cafards, d’horribles cancrelats dégoûtants, répugnants. Ce qui suffirait amplement à son shérif Herbie Wilcox, si en plus de la désinsectisation de son commissariat, celui ci ne devait faire face à une vague de massacres horribles...



Ce livre est le premier que j'ai lu de cet auteur, et j'ai accroché dès les premières pages. Dans une petite ville des Etats-Unis, tout le monde vit tranquillement. Alors que la grande préoccupation de la population est de préparer les festivités pour le 4 juillet, fête nationale, d'atroces meurtres surviennent. 4 en moins de 72h, ça fait beaucoup pour une aussi petite bourgade. Le shériff est désemparé, le médecin légiste n'est peut être plus si vivant que ça et deux ados font face les premiers aux étranges phénomènes qui surviennent à Jacksonville. L'histoire s'enchaîne rapidement, nous décrivant les évènements à travers les yeux des principaux protagonistes. La plupart du temps on voit l'histoire à travers les yeux des deux ados, ce qui confère un aspect intéressant au livre. On voit leur peur d'être devenus fous et de ne voir qu'une transposition de leur imagination, la peur de ne pas être pas crus par les adultes sous prétexte que se sont encore des gosses, et surtout leur impuissance face à tout ce qui s'enchaîne. Le fait de changer de point de vue permet également aux lecteurs de connaître tous les évènements au moment où ils se produisent.

 Petit à petit , Aubert nous plonge dans une histoire horrifique qui s'inspire largement des romans de Stephen King. On peut retrouver de petites références comme par exemple la scène où Annabella Wilkes voit un petit garçon à la fenêtre de sa chambre; cela rappelle une scène de Salem's Lot, où l'enfant vampire essaie de rentrer dans la chambre d'un personnage. Les vivants qui reviennent à la vie dans un cimetière fait penser à Simetierre. Tout cela mis à part, l'histoire est bien écrite et on prit dedans dès le début. Au fur et à mesure, l'ambiance se fait plus oppressante, on a l'impression que les personnages sont pris au piège dans leur propre ville. Aucune solution, FBI ou armée ne semble marcher.


La fin est sympa, elle reste dans la continuité de l'écriture et de l'histoire. J'ai passé un bon moment en le lisant.

4 août 2011

Coupe Gorge

Auteur: Carol O'Connell

Titre original: Winter House

Traducteur: Elisabeth Luc

Editions: Fleuve Noir

Genre: Policier

Date de parution: 2006

Résumé: Central Park West, quartier huppé de New York. Appelée en urgence par une vieille dame, la police découvre, dans son salon, le cadavre d’un serial killer. Il s’agit apparemment d’un simple cas de légitime défense. Mais la scène du meurtre, Winter House, est déjà bien connue des médias : une famille entière y a été massacrée soixante ans plus tôt à coups de pic à glace. Et la septuagénaire qui l’habite n’est autre que la mystérieuse enfant disparue après ce crime jamais élucidé. L’inspecteur Kathy Mallory est chargée de l’enquête. Pour elle, l’agression ressemble trop à une mise en scène. Propulsée dans un monde étrange où passé et présent se confondent, la jeune femme est bien décidée à faire parler les fantômes de Winter House…



Ce roman nous présente une histoire très bien ficelée, qui mêle présent et passé avec justesse. On entre vite dans le vif du sujet, avec ce cambriolage qui a mal tourné, et cette dame agée qui ne semble absolument pas choquée par son geste. On apprend d'ailleurs tout de suite qu'elle n'est autre que la Rouquine, jeune fille qui avait disparu 60 ans auparavant, le jour où presque toute sa famille avait été tuée. Par dessus le marché, le cambrioleur n'a pas été tué à l'aide de ciseaux, mais avec un pic à glace, la même arme qui avait tuée 9 membres de la famille Winter. Coincidence? Ce n'est pas vraiment l'avis de l'inspecteur Mallory, tête brûlée, qui va tout faire pour trouver la vérité. Et qui va y parvenir.

On voyage donc entre les faits présents, un tueur qui se fait tuer par une mamie, et les meurtres passés qui n'ont jamais été élucidés. Et la vérité s'impose petit à petit, à la lueur des indices trouvés par le coéquipier de Mallory, passioné par les crimes au pic à glace. Il faut dire qu'il tient ça de son père et de son grand-père. Et toutes les données amassées par ces inspecteurs permettra de découvrir ce qui s'est réellement passé 60 ans plus tôt.

Ce roman est très bien écrit, avec une intrigue dense et passionnante. Le voile qui entoure le mystère de la famille Winter se lève au fil des pages, nous faisant côtoyer un monde de fantôme, à moins que ce ne soit la frontière avec une douce folie. Qu'en est-il vraiment? Que se passe-t-il? Pourquoi veut-on tuer la vieille Nedda qui est enfin revenue chez elle? Tout est mis en place avec subtilité.

Les personnages font également la force de ce roman. Il faut dire qu'ils sont assez atypiques. Un géant pour psy, mais qui est empathique pour pouvoir exercer. Une flic désagréable au plus au point, voire détestable, qui n'hésite pas à user de manipulations, mensonges et tricheries afin de parvenir à ses fins. On a réellement l'impression que c'est un personnage sans coeur, aux antipodes de son camarade psy. Elle est en cela l'opposé du gentil flic parfois un peu bourru, mais qui a toujours du coeur. Mais il faut lui reconnaître sa tenacité face à une affaire. D'ailleurs, alors qu'on croit que la vérité a enfin éclatée, que tout est dit, elle nous bluffe en nous démontrant une partie de l'affaire que nous n'avions pas pu voir. Et la machination est déjouée.


Ce qui fait la magie de ce livre, c'est surtout tout le mystère qui entoure les meurtres passés, cette envie que l'on a de découvrir qui est le véritable coupable. On fonce alors dans la lecture, qui ne déçoit pas du tout.

3 août 2011

La Nonne

Film espagnol

Date de sortie: 2006

Réalisé par: Luis de la Madrid

Avec: Anita Briem, Belen Blanco, Cristina Piaget

Durée: 1h36

Genre: Horreur

Titre original: La Monja

Synopsis: Elèves dans une école privée, six jeunes femmes subissent les mauvais traitements d'une nonne impitoyable. Quand l'une d'entre elles tombe enceinte, cette dernière décide de la "purifier" par la torture. Ses amies décident de l'aider et d'intervenir. La nonne disparaît et quelques semaines plus tard, l'école ferme ses portes.

17 ans après ces évènements, les six amies ont grandi et se sont éloignées, afin d'oublier ce terrible secret qui les lie. Pourtant quand deux d'entre elles sont retrouvées mortes, elles doivent se rendre à l'évidence : la nonne est de retour. Aidée de la fille de leur amie assassinée, elles retournent à l'école pour faire face à leur passé et affronter cette nonne vengeresse...





Voici bien un film d'horreur qui ne fait pas peur. Bien au contraire, il est ennuyeux d'un bout à l'autre de l'histoire. On commence par un flash-back: lumière lumineuse pour montrer que tout va bien, avec 6 jeunes filles un peu rebelles qui n'aiment pas la mère supérieure qui leur donne des cours. Cette dernière s'en prend à une des filles, Marie, et son visage change... et on atterrit dans la réalité, ceci semble n'avoir été qu'un cauchemar. Marie se réveille 17 ans plus tard, chez elle. La lumière du film a changé, elle est sombre pour bien montrer le ton que prend le film. Mise en place du scénario. Sauf que là, on se retrouve à une fête d'étudiants, avec la présentation des personnages principaux. Présentation fade et longue, sans intérêt, accompagnée de dialogues plats et inutiles. Et on passe de la maison de Marie à la fête durant tout le temps du début. Jusqu'à ce que bien sûr la fille de Marie, Eve, rentre et découvre sa mère morte, avec au dessus d'elle l'image d'une nonne. Le ton est donné, la nonne, mère supérieure, est le spectre qui va tuer tout le monde, on ne sais pas pourquoi. Enfin si, nous spectateurs comprenons tout de suite que cette nonne est morte, qu'elle se sert de l'eau pour accéder à ses victimes et les tuer. Et comme on est loin d'être benés, on se doute que ces femmes tuées, qui ne sont autres que les 6 jeunes filles du début, doivent avoir affaire avec la mort de cette terrible nonne.

Hourra! 1h30 plus tard, on apprend que nous avions vu juste! trop forts. Pendant ce temps, on assiste à la mort des femmes sans sourciller ni exprimer une once de frisson. Tout est plat; même l'apparition de la nonne, qui est sensée être horrifique, est sans saveur. On voit juste une femme qui se dandine dans l'eau, genre je bouge mes bras pour te faire peur.

La mise en scène des meurtres est sympa, elle s'inspire de tableaux représentant la mort de saintes.... Saintes qui partagent donc leurs noms avec les victimes. Le problème, c'est que quand on découvre ces tableaux, l'image est tellement sombre qu'on ne voit pas très bien les détails du tableau.

Le réalisateur s'inspire aussi du Projet Blair Witch, puisque de temps en temps les scènes sont filmées caméra amateur: en effet, l'un des personnages est féru de sa caméra, et passe son temps à tout filmer. Dommage que cet hommage ne soit pas plus exploité. Son utilisation reste basique et on n'a pas cherché à s'en servir pour faire peur.

Quant à la fin, si on a réussit à suivre le film, on aura deviné la fin avant qu'elle ne nous soit dévoilée. M'étant presque endormie, j'ai eu la surprise de découvrir tout ça en même temps qu'un personnage.


Bref, ce film est un navet qui ne mérite pas d'être classé dans la section horreur. Le scénario est intéressant, mais il n'a pas été assez bien exploité, nous offrant un film ridicule. A éviter.