30 juil. 2011

Au pays des vivants

Auteur: Nicci French

Titre original: Land of the Living

Traducteur: François Rosso

Editions: France Loisirs

Genre: Thriller

Date de parution: 2002

Résumé: Elle est seule. Dans le noir. Ligotée. Bâillonnée. Les yeux bandés. Prisonnière d'un fou. Sans le moindre souvenir de ce qui lui est arrivé. Elle s'appelle Abigail Devereaux. II va sûrement la tuer. Mais elle ne sait pas quand. Elle craint de perdre la raison. Seul un miracle peut la sauver. C'est alors que tout se complique, inexplicablement...



Ecrit à la première personne du singulier, ce livre nous plonge dans la vie de l'héroine, nous confiant directement ses pensées et actions. Et le début commence très fort. Tout comme elle on découvre sa situation au fur et à mesure qu'elle en prend conscience. Et on la découvre séquestrée par un malade. Toute cette première partie est un bon thriller, où l'on voit Abbie tenter de survivre, de ne pas tomber dans la folie en tentant de repenser à sa vie d'avant, voire de parler à son kidnappeur.

Ce récit est très prenant, on se sent oppressé comme elle, on espère qu'elle va trouver une issue de secours, jusqu'à ce qu'elle perde réellement tout espoir et tente de mourir. Sa tentative va échouer, et elle va retrouver le monde des vivants. Hélas pour elle, personne ne va croire son histoire et elle se retrouve dans Londres, sans un sous ni papiers et avec une perte de mémoire sur les evènements qui ont précédé son réveil dans sa prison. On quitte alors le thème du thriller pour se lancer sur les traces de la mémoire d'Abbie. L'histoire se base donc sur cette perte de mémoire et cette tentative de savoir la personne qu'elle était. Mais en même temps, elle doit faire face à l'incrédulité de ses amis face à son histoire. Au fur et à mesure que le livre avance, on se pose également la question de savoir si elle est folle ou si elle est véritablement en danger. Son attitude est parfois bien trop hystérique et elle apparait moins sympathique.


Cette histoire est sympa, on est curieux de savoir si Abby va retrouver la mémoire, si elle va réussir à prouver aux gens qu'elle a bel et bien été kidnappée. Et la fin arrive, et là grosse déception, du moins pour moi. J'aurais aimé une fin plus dynamique, à la hauteur du début, mais tout retombe à plat. Dommage, car il y avait du potentiel.

26 juil. 2011

Extrême urgence

Auteur: Michael Crichton

Titre original: A case of need

Traducteur: Patrick Berthon

Editions: Pocket

Genre: Thriller médical

Date de parution: 1968

Résumé: Vengeance criminelle ? Meurtre crapuleux ou erreur médical impardonnable ? Qui a interêt à ce que le cadavre de la jeune Karen, lamentablement échoué dans une rue de Boston, emporte à tout jamais avec lui ses secrets ?

Comment expliquer cette fin sordide pour la fille d'un des plus grands médecins de la ville, fût-elle marginale, nymphomane et droguée ? Est-elle morte, comme on le croit, des suites d'un avortement illégal ? La police a-t-elle raison de soupçonner le médecin asiatique qui aurait pratiqué l'intervention ?
L'autopsie live des révélations de plus en plus surprenantes. Lenquête chirurgicale tourne au suspense le plus pur.... Là où enquêteurs et policiers s'avouent très vite impuissants, un scientifique -seul face à tous- réussira peut-être à élucider le mystère insondable d'une vie qui n'est plus.



Seul roman que j'ai lu de Crichton, je dois avouer que je suis plutôt mitigée.

Le sujet est intéressant et nous fait réfléchir à une époque et aux attitudes passées face à l'avortement. On ne peut s'empêcher de réagir en voyant qu'un homme est accusé de meurtre sous prétexte qu'il pratique des avortements. Mais cela est illégal, il a franchit une limite que les puritains ne peuvent accepter, et comme ce coupable semble être désigné d'office (avorteur, d'origine chinoise) les autorités ne chercheront pas la vérité plus loin. De même du côté des avocats, c'est un pestiféré qu'il n'est pas bon de défendre. Cela montre toute la retenue et le puritanisme des années 50 face à l'avortement. En ce sens, il n'est pas très loin de certains comportements d'aujourd'hui, malgré le fait que les mentalités aient évolué.

Autre fait intéressant, sa description de la foule lambda qui, influencée par ce qu'elle peut lire ou voir n'hésite pas à se transformer en une bête assoiffée d'injustice. Cette foule ira même jusqu'à faire brûler une croix et casser les fenêtres de la maison de l'avorteur, blessant de jeunes enfants au passage. Cela ne fait que démontrer toute la stupidité d'une foule en colère, et que le bseoin de justice qu'on put ressentir ces gens passait par la violence.

Ce qui m'a dérangé, c'est l'écriture... trop longue, elle se perd parfois dans des descriptions qui n'ont pas lieu d'être, qui n'apporte rien de plus à l'intrigue. On mentionne un personnage, hop, on donne quelques informations sur lui, sans qu'il n'ait une quelconque utilité au narrateur. On sent que Crichton connaît le monde médical, ou du moins c'est très bien renseigné, mais ici encore on se perd quand il commence à décrire en termes techniques des procédés. Personnellement j'ai eu du mal à visualiser ce qu'il a écrit, et ces passages sont plus ennuyeux qu'autre chose.

Quant à l'enquête elle-même, je trouve ça vraiment étrange qu'un simple pathologiste puisse receuillir autant d'informations, juste parce qu'il est médecin... Bien sûr cela est peut être dû à la période. Peut être que dans les années 50 on racontait à un inconnu des choses sur sa soeur ou sa camarade de chambre.

Concernant les personnages et les relations entre eux: encore une fois j'ai été étonnée, car tous les médecins semblaient se connaître. Il y a des liens étranges qui m'ont perturbés. En ce qui concerne les personnages, ils manquent de personnalité. On dirait une simple ébauche de ce qu'ils sont. L'homme puissant de la famille riche est un arriviste colérique qui ne pense qu'à faire jouer ses relations. La victime devient une pauvre fille qui passe son temps à se droguer et coucher à droite et à gauche afin de se faire engrosser.... pour au final se faire avorter. Elle est dépeinte comme une sale garce, qui au final n'a eu que ce qu'elle méritait.

L'épilogue arrive d'un coup. Le héros se fait agresser et il a découvert ce qui s'était passé, comme par magie. Tout cela semble bien providentiel.



En résumé, je me suis forcée à lire jusqu'au bout, car malgré tout je voulais savoir ce qui était arrivé.

25 juil. 2011

Trailer Super 8 et Tintin

Voici les bandes annonces de deux des films que j'attend avec une grande impatience!


Dans la lignée d'un Rencontre du Troisième Type, Super 8 sent le bon film de science-fiction de l'année. Un train se crash de manière mystérieuse, et d'étranges phénomènes arrivent dans une petite ville... Un bon scénario qui nous fait pressentir que l'on va passer un bon moment. On attend donc Août pour découvrir le petit dernier de J.J Abrams!



L'autre film que j'attends avec beaucoup d'impatience n'est autre que Tintin et le Secret de la Licorne, réalisé par Spielberg! Ce film sera-t-il meilleur que les précédents?

Par ailleurs la musique a l'air prometteuse!


Dead Silence

Film américain

Date de sortie: 2007

Réalisé par: James Wan

Avec: Ryan Kwanten, Donnie Wahlberg, Bob Gunton etc.

Durée: 1h30

Genre: Horreur

Synopsis: Un homme revient dans sa ville natale pour enquêter sur la mort mystérieuse de sa femme. Au fur et à mesure de ses recherches, il apprend que ce meutre pourrait avoir été commis par le fantôme d'une ventriloque continuant à vivre à travers ses marionnettes...



Tout commence une nuit d'orage avec un jeune couple. Un paquet étrange leur parvient, et en l'ouvrant ils découvrent une poupée de ventriloque, du nom de Billy. La femme trouve cela drôle, jusqu'au moment où elle se retrouve seule dans l'appartement, son mari étant allé acheter à manger. Et là c'est le drame pour elle, elle se fait tuer par la poupée, du moins semble-t-il. Son mari décide donc d'enquêter sur la mort de sa défunte bien aimée et pour cela remonte à la source de la poupée: sa ville natale.

On assiste alors à une sorte d'enquête policière, le mari faisant office de détective. Il découvre que la comptine qu'on lui chantait enfant n'en est pas vraiment une, et que la vilaine Mary Shaw a bel et bien existé et fut tué par des gens de la ville. Une malédiction repose sur sa tête!

Si au début on croyait que l'on allait avoir affaire à une poupée tueuse du genre de Chucky, on s'est fourré le doigt dans l'oeil. Le film dévie sur un spectre vengereur qui ne tue que ceux qui hurlent en le voyant.

Le réalisateur nous plonge dans l'ambiance dès le départ, avec une image sombre: l'appartement du couple est peu éclairé, on ajoute l'orage pour accentuer l'impression d'une atmosphère étouffante. Par la suite on a droit à des scènes chez un embaumeur, un cimetierre, et bien sûr l'ancien théâtre de Mary Shaw. Le suspens monte petit à petit, pour nous offrir une fin digne de tout film d'horreur: la confrontation entre le héros et le fantôme qu'il combat. Bien sûr au passage on aura quelques morts, sinon ce n'est pas intéressant. D'ailleurs, la particularité des morts est intéressante: une machoire écartée au possible pour bien montrer que la victime a perdu sa langue; on reste dans le thème de la ventriloquerie.


La fin nous dévoile un épilogue étonnant et sympathique, mais il nous en faut plus pour avoir réellement avoir peur.

23 juil. 2011

L'Epouvantail

Auteur: Michael Connelly

Titre original: The Scarecrow

Traducteur: Robert Pépin

Edition: Seuil

Genre: Policier

Date de parution: 2010

Résumé: Viré du L.A. Times, le journaliste Jack McEvoy hésite entre le dégoût et la rage. Mais c’est la fierté qui finalement l’emporte : avant de partir, il va écrire l'article de sa vie. Et les pontes de la direction n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

À priori l’histoire d’Alonzo Winslow, un dealer meurtrier de 16 ans, n’a rien de prometteur : le gamin a avoué. Mais d'autres meurtres, bien antérieurs, semblent prouver le contraire.
Embarqué dans une aventure qui le dépasse, Jack lance un S.O.S. à Rachel Walling, l’agent du FBI qu’il aime depuis toujours. Sans se douter que dans le même mouvement, il enclenche le piège machiavélique tendu par un tueur d’une intelligence et d’une cruauté ahurissantes.



Voici un nouveau roman où l'inspecteur Harry Bosh n'est pas présent. On y retrouve le journaliste Jack McEvoy qui cette fois est journaliste à Los Angeles. Viré comme un malpropre, il décide d'écrire un dernier arcticle qui signera l'apothéose de sa carrière, et que personne n'oubliera. Rien de tel qu'un article sur un jeune noir qui aurait assassiné une jeune fille blanche. Et bien sûr, comme rien n'est jamais ce à quoi il ressemble dans les romans de Connelly, le tueur n'est pas peut-être pas celui que l'on croit.

Et voilà comment début ce roman qui nous fait alors découvrir un nouveau tueur en série très perspicace, qui a su jusqu'à présent se jouer de la police. L'auteur revient à ce qui a fait son succès, et on accroche.

Sur fond de crise économique et crise entre la nouvelle presse technologique et la presse papier, l'histoire est plus qu'ancrée dans la réalité. On y retrouve le reflet de la société actuelle; on vire les anciens pour mettre les jeunes à la place, la technologie prend une place bien trop importante, qui a faire faire faillite à certaines industries, ici la presse papier. Loin d'avoir fait stagner son personnage, Connelly lui confère une nouvelle dimension. On découvre un journaliste blasé, et amer qui accpete malgré tout la fatalité qui lui tombe dessus. Ce qui n'a pas changé c'est sa tenacité face à une enquête. Et quand un journaliste sent qu'il tient un scoop, il ne lâche pas prise. Cette évolution est vraiment intéressante.

On l'aura compris, la technologie est au centre de ce roman. D'ailleurs, le tueur s'en sert pour trouver ses victimes, et il en a trouvé une nouvelle en la personne de Jack. A trop fouiner, on s'attire des ennuis. Et c'est ça la beauté du livre: dorénavant on peut trouver tout ce que l'on veut sur qui l'ont veut sur le net. Les dangers de trop se dévoiler sont mis en avant.

Mais Connelly ne s'étend pas pour autant sur ce sujet, et ne délaisse ni l'intrigue ni les rebondissements qui l'accompagne. Par ailleurs, il en profite pour faire revenir l'agent du FBI Rachel Walling, ce qui donne un goût de déjà vu.

Même personnages, même écriture, mais le suspense est là, et on ne s'ennuie.

22 juil. 2011

Harry Potter Trailer and Worldwide Premiere

J'avais 10 ans quand ma meilleure m'a fait découvrir Harry Potter, en me l'offrant pour mon anniversaire.

Il reste pour moi l'un des meilleurs cadeaux que l'on m'ait fait à ce jour. Pendant 10 ans j'ai grandit en lisant les livres, me précipitant pour les acheter dès leurs sorties, les dévorant en 2-3 jours. J'ai grandit en regardant les films, en les comparant aux livres.

Harry Potter fait partie intégrante de mon adolescence, comme pour bien d'autres. Ce qui fait parfois ricaner ceux qui n'ont jamais pris la peine d'ouvrir un tome.

Et cette année voit marquer la fin d'une ère, avec la sortie de la 2ème partie du dernier film. J'attendais ce moment avec impatience, et je le redoutais en même temps. Même effet que pour la sortie du 7ème tome: la lecture fébrile pour découvrir la fin, et cette tristesse qui nous envahit car après il n'y aura plus rien, plus d'attente, plus d'aventures.

J' ai attendu cette fin en film de la même manière, et j'ai ressenti la même chose. Une joie de voir ce film et la tristesse car cette aventure prend fin pour de bon.




Je vous fais donc partager la bande annonce du dernier film, en attendant d'écrire enfin un article sur la saga HP. J'y ajoute le discours qui a clôturé l'avant-première à Londres.



Delta Force

Film américain

Date de sortie: 1986

Réalisé par: Menahem Golan

Avec: Chuck Norris, Lee Marvin

Durée: 2h05

Genre: Action, Aventure

Synopsis: Un avion avec des citoyens américains est pris en otage par un groupe de terroristes palestiniens. Pour tenter de les sauver, on fait appel à un commando spécial, le "Delta Force".




Tout d'abord je crois qu'il faut préciser que ce film fait partie des plus grands nanars que le cinéma peut nous proposer.

Qu'est ce qu'un nanard: Le terme "nanar" est employé par certains cinéphiles pour désigner des films particulièrement mauvais qu'on se pique de regarder ou d'aller voir pour les railler et/ou en tirer au second degré un plaisir plus ou moins coupable. Soit, selon la définition d'un amateur, "un navet tellement navet que ça en devient un dessert".  (définition prise sur le site Nanarland)



L'histoire est simple: vous prenez un commando d'américains prêts à sauver le monde, la veuve et l'orphelin dans des situations à risques, des terroristes, arabes s'il vous plait, et vous avez le scénario d'un bon nanard truffé de scènes d'action pour épater nos petits yeux de spectateurs.

Tout va commencer avec le détournement d'un avion américain par deux terroristes qui agissent pour la liberté de leur peuple (normal). On envoie alors le commando Delta Force, commandé par Lee Marvin, avec 30 hommes dont Chuck Norris. Et là c'est le drame, tout ne se passe pas comme prévu. Mais heureusement, on peut compter sur notre ami Chuck qui va libérer tout ce beau monde.

Alors ce film accumule les clichés: plan sur un homme barbu, cheveux noirs et un peu frisés, au teint basané: on a tout de suite notre méchant terroriste d'origine arabe qui en veut aux Etats-Unis. On ajoute les Juifs, avec de beaux bijoux, des Marines en chemise hawaïenne et on a nos passagers.

L'une des beautés du film tient en la particularité de ses personnages, et des clichés qu'ils véhiculent:

On a des méchants qui ne semblent pas si méchants au début, jusqu'à ce qu'ils tournent racistes en découvrant qu'il y a des passagers juifs dans l'appareil. Et là, c'est le drame, on prend les hommes juifs en otages, avec les marines, et attention, magie du scénario: ils demandent à l'hôtesse allemande, (et oui ils ont osé) de se charger de trouver qui est juif. Tentative de la part du scénariste et du réalisateur de dramatiser ce moment, sans vraiment y parvenir: les clichés étant trop gros la scène n'en paraît que grotesque.

 Les méchants deviennent vraiment des méchants sans coeur, allant jusqu'a tabasser un des marines, et à le tuer (il fallait bien qu'il serve à quelque chose) sous les yeux de ses compatriotes Delta Forciens. Rien ne va plus à partir de là, puisque Chuck va vouloir la peau de ces salauds. On ne tue pas un américain impunément voyons!

Et ce qu'on attendait finit par arriver: des scènes d'action mythiques: Chuck et le lance-roquette; Chuck mitraille tout ce qui bouge en descendant le long d'un fil, Chuck fait joujou avec le canon d'un Uzi. Enfin: Chuck, seul face aux méchants.

Arrive donc la fin, avec le chevalier Chuck sur sa fidèle moto, qui se retrouve affublée d'un lance-roquette. Chuck devient désormais invincible, et il casse de l'arabe comme pas 2. Sa vengeance sera terrible et sans merci (on venge toujours un compatriote mort) et nous offrira un final culte et hilarant. Il nous offre par ailleurs de bonnes cascades sur sa moto (cascades qu'il a réalisées lui-même).

Mais il faut reconnaître qu'on ne s'ennuie pas une seule seconde en regardant ce film, d'ailleurs, on n'arrête pas de se poser des questions. En voici quelques unes:

-pourquoi d'un coup les terroristes s'en prennent-ils à des juifs? et pourquoi que les hommes?

-l'avion atterrit d'abord à Beyrouth pour faire descendre les otages "particuliers"(marines et juifs), va en Algérie, pour finalement retourner à Beyrouth ou les autres otages seront enfermés dans un camp de terroristes.. Pourquoi faire ce détour qui n'a aucun sens?

-Chuck démissionne au début du film. Quand ses potes reçoivent l'ordre de partir en mission, le colonel décide d'attendre Chuck. Sauf que ce dernier ne travaille plus pour lui et ne l'a jamais appelé pour lui dire qu'il allait rappliquer. Pourquoi alors le colonel attend-il Chuck pour partir?

Bref, tout ceci contribue à faire de ce film un bon nanar. Par ailleurs, on se demande pourquoi les Delta Forciens sont de la partie, sérieux, à lui tout seul Chuck aurait libéré tout le monde. Il est la Delta Force!

Mention spéciale pour la musique, qui est pour le coup bien dans le thème si je puis dire, puisque très patriotique. Elle nous reste en tête un bon moment aussi. Mais faites attention, à trop l'écouter l'envie de chevaucher une moto pour aller tuer des terroristes pourrait vous prendre!

Murder Princess

Auteur: Sekihiko Inui

Type: Seinen

Genre: Fantasy

Editions: Taifu Comics

Publication: Terminé => 2 tomes

Résumé: Le royaume de Forland est attaqué par des rebelles. L'héritière du trône, la princesse Alita, s'enfuit de son palais. Dans sa fuite, elle heurte une chasseuse de primes nommée Phalis, ce qui a pour conséquence un échange d'âmes. Phalis, prisonnière du corps d'Alita, s'engage alors à protéger le royaume de Forland, avec l'aide de ses amis Pete et Dominikov, de tous ceux qui convoitent le royaume et le pouvoir de Téoria qui y dort. C'est ainsi qu'elle devient « Murder Princess », la princesse la plus dangereuse de toute l'histoire.



J'ai adoré ce manga pour plusieurs raisons: tout d'abord l'histoire, qui est assez originale et très prenante. Il est rare de voir une guerrière princesse prête à tuer ceux qui attaqueront son royaume. Qui plus est, on a cette histoire d'échange de corps, qui déclenche tout un enchaînement d'évènements. On a de nombreuses scènes d'action dans une mise en scène formidable, les dessins sont assez accrocheurs et on en redemande. Ensuite, ce sont les personnages qui donnent du poids au manga. En plus des 2 héroïnes, on voit défiler des personnages secondaires tout aussi attachant et surprenant (côté gentils comme côté méchant) et bien délirant dans leurs genres.

Le point négatif: la maison d'édition fermant, le mangaka a été obligé de s"arrêter au deuxième tome, ce qui n'était pas prévu. Il a tenté de faire une fin potable du mieux qu'il a pu mais on ne peut s'empêcher d'être déçu, et d'attendre et espérer qu'un jour il puisse faire une suite. Car ce manga est très prometteur et nous aurait sûrement offert une suite à la hauteur de nos attentes.
  
Côté animé, la fin est plus recherchée, on suppose que le mangaka aurait voulu que ça se termine plus comme ça. Les 6 épisodes reprennent bien la trame du manga papier, avec quelques différences, mais l'ambiance reste la même et on les dévore tous à la suite. J'ai eu un petit coup de coeur pour la musique du générique, que je trouve excellente.

Si vous aimez les mangas assez courts avec de la bonne baston, lisez le!

21 juil. 2011

La Blonde en béton

Auteur: Michael Connelly

Titre original: The Concrete Blonde

Traducteur: Jean Esch

Edition: Seuil

Genre: Policier

Date de parution: 1994

Résumé: L'inspecteur Harry Bosch se dit certain que Norman Church, l'homme qu'il a tué un soir dans une chambre de Los Angeles, était bien le Dollmaker, autrement dit "le faiseur de poupées", meurtrier en série qui assassinait des jeunes prostituées, et les maquillait outrageusement avant d'abandonner leurs cadavres dans des lieux publics. La veuve de Church, pourtant, a décidé de poursuivre le policier en civil : rien, à ses yeux, ne justifiait un tel recours à la force.Bosch se tait, et se sent, en sécurité. Malgré ses méthodes toujours peu orthodoxes, ses supérieurs hiérarchiques ne lui ont pas retiré leur confiance. L'avocate de la partie civile, la très brillante Honey "Money" Chandler, n'obtiendra tout au plus, en cas de succès, qu'une réparation symbolique.Jusqu'à ce que Bosch en vienne peu à peu, avant que quiconque ne l'accuse, à douter de l'identité du principal - et unique - suspect, aujourd'hui défunt...Norman Church était-il vraiment le "Dollmaker" ? Au cours du procès, le cadavre d'une nouvelle jeune femme est découvert sous la dalle en béton d'un immeuble. Et tout indique que ce meurtre ne peut être attribué qu'au Dollmaker.Inquiet, Harry Bosch rouvre le dossier du mort et reprend l'enquête à son point de départ.Où, et quand, a-t-il fait fausse route ? Et que peut-il faire pour arrêter l'assassin avant que celui-ci ne mette à exécution ses menaces de mort ?



Pour changer, voici encore une critique sur un roman policier. Et de Connelly, encore une fois. Il s'avère que j'apprécie énormément cet auteur, et je suis donc dans une période où je lis tous ses livres que j'ai sous la main.

Celui-ci, je l'avais acheté il y a bien 4 ans, mais je ne l'avais jamais ouvert. Heureusement cette faute a été rattrapée et je peux vous assurer que je n'ai pas été au bout de mes surprises.

Nous retrouvons donc le héros bien connu de Connelly, à savoir Harry Bosh. Il est ici en bien mauvaise posture, car sur le banc des accusés. Et si ce policier avait commis une erreur et tué un innocent?

A travers cette question, Connelly nous fait entrevoir le monde de la justice américaine, son fonctionnement, et les avocats qui sont prêts à tout pour gagner, tout cela accompagné d'une chasse à l'homme comme il sait si bien les écrire.

Le personnage Harry Bosh nous apparaît sous une lumière différente: son trop plein de zèle l'a peut être fait franchir une limite. On le voit douter, on le voit également amoureux. D'une certaine manière ces détails confèrent plus d'humanité à ce flic bourru qui ne lâche jamais une affaire. Et ça nous le rend encore un peu plus sympathique.

Le livre se passe en grande partie au tribunal, où l'on y voit les témoins défiler et les plaidoieries des avocats. Ce que l'on voit c'est surtout qu'un avocat n'est en fait qu'un maître des mots prêt à les manipuler à sa guise quitte à déformer la vérité pour convaincre le jury. Ici il prend la forme de Holly Chandler, avocate qui fera tout pour montrer que Bosh n'est qu'un monstre. Elle va jusqu'à dépeindre le serial killer mort comme la victime, voire un ange. Elle échange les rôles pour semer le doute, et en cela, elle est détestable. Ce n'est qu'une arriviste qui pousse dans ses retranchements notre héros, quitte à étaler son passé au public, et surtout à mettre à jour une enquête importante et secrète. C'est un personnage intéressant, ses motivations semblent n'être que l'argent, et ses tactiques démontrent sa haine envers les policiers et sa force de persuasion.

Mais le personnage le plus intéressant reste le serial killer, et surtout son identité! Qui est-il? Qu'elles sont ses motivations? etc... On voit un défilé de suppositions, de suspects, avant de découvrir qui est réellement le meurtrier. On se doute toujours que les premiers suspects ne sont pas le tueur, au vu du nombre de pages qu'il reste à lire, ce qui est dommage. Mais l'effet de surprise reste là à la toute fin.



J'ai vraiment bien aimé ce roman. Le procès m'a tenu en haleine, je voulais absolument voir Bosh gagner, innocenté. Quant au tueur, je ne m'y attendais pas du tout, et c'est un bon tour de force que Connelly nous a offert là.

18 juil. 2011

Le Poète

Auteur: Michael Connelly

Titre Original: The Poet

Traducteur: Jean Esch

Edition: Seuil Policiers

Genre: Policier

Date de parution: 1997

Résumé: Le journaliste Jack McEvoy a souvent interviewé de jeunes veuves, écrit des articles sur des assassinats, des suicides, s'immisçant sans vergogne dans la douleur des proches. Il sait que ce genre de d'évènement n'arrive pas qu'aux autres et sa vie bascule dans l'horreur le jour où Sean, son frère jumeau, est retrouvé mort au volant de sa voiture de police. Sean s'est tiré une balle dans la bouche. Le suicide ne ferait aucun doute : il n'aurait pas supporté d'avoir échoué dans une enquête sur un crime sadique, celui de Theresa Lofton, jeune étudiante retrouvée coupée en deux dans Washington Park. Mais Jack refuse de croire à cette thèse. Pour lui, en effet, deux indices demeurent inexpliqués : d'une part, sur le pare-brise de la voiture quelqu'un a écrit "Hors de l'espace, hors du temps" et il semble peu probable que ce soit Sean lui-même qui ait rédigé cette phrase, d'autre part, le jour de sa mort, Sean devait voir un indic, un certain Rusher, qu'on n'a jamais retrouvé. Jack rouvre le dossier.

Il s'aperçoit alors que d'autres flics se sont suicidés après avoir, eux aussi, échoué dans des enquêtes sur des meurtres tout aussi effroyables que celui de Theresa Lofton. Sur les lieux de ces différents "suicides" on a retrouvé le même genre de phrases énigmatiques. Une première conclusion s'impose : il y a certainement eu meurtre et l'on a sans doute affaire à un tueur de flics particulièrement redoutable. Celui-ci signe chacun de ses meurtres d'une citation que Jack finit par identifier : ce sont des vers tirés de différents poèmes d'Edgar Allan Poe. Jack remonte alors la piste de ce "Poète" meurtrier, et c'est toute une organisation pédophile (utilisant les réseaux internet, échangeant informations et photographies, s'appuyant sur des avocats corrompus, etc...) qu'il va découvrir...



Connelly délaisse ici son célèbre inspecteur Harry Bosh pour nous entraîner dans une enquête d'un genre plus journalistique. Son nouveau héros est tout aussi charismatique, et lui aussi est prêt à tout pour que la vérité éclate. Journaliste borné, Jack McEvoy n'a aucune intention de se laisser mettre de côté par le FBI, quitte à user de chantage. Ce nouveau personnage est intéressant car à travers lui Connelly nous dévoile les dessous du métier de journaliste, métier qu'il a lui même exercé un certain temps. Serait-ce une sorte d'hommage à son vieux métier? Quoi qu'il en soit, cette nouvelle perspective donne une sorte de fraîcheur dans le récit policier et c'est assez intéressant.

Ici encore on a une histoire qui est passionnante, qui se laisse lire facilement et qui nous offre une intrigue fort intéressante, recherchée, et riche en rebondissements. Comme dans tous les autres livres de Connelly que j'ai pu lire, on a encore ici la division des points de vue: celui de Jack et celui du tueur. Ainsi la lecture est cadencée par leurs deux histoires, ce qui donne un rythme particulier à l'écriture.

Le lecteur voit donc évoluer l'enquête, l'approche des héros vers ce tueur qui sait qu'on le poursuit. On se demande juste comment tout cela va se terminer, comment le tueur va se faire prendre? Et là on retrouve un Connelly au plus haut de sa forme avec un dénouement inattendu, surprenant et super.

D'un bout à l'autre de son roman Connelly balade son lecteur de rebondissements en rebondissements, sans pour autant le perdre. L'intrigue doit être une des meilleures qu'il ait écrite à ce jour.


Personnellement ça doit être mon roman préféré de Connelly. On le lit d'une traite tellement on est pris dedans.

14 juil. 2011

The Frighteners

Film Néo-Zélandais

Date de sortie: 1996

Réalisé par: Peter Jackson

Avec: Michael J. Fox, Trini Alvarado, Peter Dobson....

Durée: 1h40

Genre: Fantastique

Titre français: Fantômes contre Fantômes

Synopsis: Un architecte médium arnaque les habitants de sa ville avec l'aide de ses amis revenants. Lorsque plusieurs habitants ont des infarctus, il est le coupable idéal aux yeux de la population. Il va devoir faire appel aux fantômes pour s'en sortir et affronter un véritable spectre-tueur...





Ce film est une comédie fantastique, voire un peu horreur. L'histoire se passe aux Etats Unis, mais le tournage s'est déroulé en Nouvelle Zélande... d'où la conduite particulière de Michael J. Fox dans certaines scènes :D.
Le scénario est bien ficelé, le jeu des acteurs est super. Le film commence avec une attaque par un fantôme, mais la suite, au lieu de tourner Ghostbusters ou Poltergeist, tire vers le thriller où le tueur n'est autre que la mort... du moins semble-t-il. D'ailleurs, la forme du spectre-tueur est bien trouvé, une longe cape marron, qui cache la totalité du corps et qui ne peut faire penser qu'à la mort. On retrouve un scénario un peu à la Hitchcock dans le sens où un innocent est accusé injustement et va devoir prouver son innocence... pas facile quand on est le seul à voir le tueur!
Ce film nous présente également de bonnes scènes fantasmagoriques, drôles, avec du suspense... et un brin de folie! Je dirais un peu à l'image du réalisateur.

C'est un film que j'ai adoré car il combine un réalisateur que j'apprécie énormément, et un acteur que j'adore depuis toute petite. De plus on est pris du début à la fin dans cette histoire, en se demandant comment on peut bien vaincre la mort! Les scènes de fin sont bien surprenantes. Je vous le conseille fortement pour passer un bon moment!

13 juil. 2011

Requiem for a dream

Film américain

Date de sortie: 2000

Réalisé par: Darren Aronofsky

Avec: Jared Leto, Ellen Burstyn, Jennifer Connelly, Marlon Wayans...

Durée: 1h50

Genre: Drame

Synopsis: Harold (dit Harry) Goldfarb, sa petite amie Marianne, et son meilleur ami Tyrone rêvent d'un monde meilleur et d'une vie plus facile. Ils passent leurs journées à se droguer, pour être en parfaite lévitation, là où ils se sentent invulnérables et tout simplement heureux. Mais les paradis artificiels ont un prix, alors Harry met en gage la télévision de sa mère, Sara Goldfarb, accro à son programme de télévision préféré. Sara, quant à elle, rêve de passer un jour à la télévision ; c'est alors qu'elle décide de commencer un régime draconien à coups de privations extrêmes et de pilules amaigrissantes, afin de rentrer dans une ancienne robe quand le grand jour sera venu...






Ce film traite de la dépendance à la drogue, et nous plonge sans détour dans les méandres de ce monde à part. On assiste à la décadence de ces 4 personnages, qui en voulant profiter d'un monde imaginaire dans lequel ils se sentent bien, finissent en fait par se détruire à petits feux. Il y a 3 différents types de drogue dans ce film: la drogue que prennent Harry, Marion et Tyrone, la TV qui plonge la mère dans un monde de féeries, et les pilules amincissantes qu'elle finira par prendre.

Dans la réalisation, j'ai particulièrement apprécié ce schéma qui revenait constamment: la prise de drogue quand les jeunes sniffent, la télécommande pour allumer la tv, et quand la mère prend ses cachets. Gros plan sur les éléments destructeurs qui font partis d'un rituel.

La musique prend une part importante; on retrouve toujours le même air mais modifié, on suit le film au rythme de sa cadence. On retient son souffle avec les personnages, on espère qu'ils s'en sortiront, qu'ils vaincront ce cycle infernal.

Personnellement, j'ai adoré la fin et la vision que je trouve plus que réelle que nous offre le réalisateur. C'est un film dérangeant qui prendrait presque l'aspect d'un documentaire.


Je vous le conseille vivement!

12 juil. 2011

Insidious

Film américain

Date de sortie: 2011

Réalisé par: James Wan

Avec: Patrick Wilson, Rose Byrne, Ty, Simpkins etc.

Durée: 1h42

Genre: Horreur

Synopsis: Josh, son épouse et leurs trois enfants vivent depuis peu dans leur nouvelle maison lorsque l'aîné tombe dans un coma inexpliqué. Étrangement, une succession de phénomènes paranormaux débute peu après. Un médium leur révèle alors que l'âme de leur fils se trouve quelque part entre la vie et la mort, dans la dimension astrale, et que les manifestations sont l'oeuvre de forces maléfiques voulant s'emparer de son enveloppe corporelle. Pour le sauver, Josh va devoir lui aussi quitter son corps et s'aventurer dans l'au-delà ...




Insidious reprend la trame de films d'horreur tels que Paranormal Activity, Amytiville, mais en bien plus réussi. Le réalisateur se joue des spectateurs, commençant doucement à mettre en place l'idée d'une maison hantée. D'ailleurs, on a encore droit à une immense maison avec les portes qui s'ouvrent toutes seules, des objets qui disparaissent, des bruits dans la chambre du bébé. Mais petit à petit la terreur s'installe pour de bon, avec une atmosphère qui se veut de plus en plus oppressante, et un suspens servi au bon moment. L'horreur est enfin présente, apparaissant à travers des images qui semblent presque subliminales tant elles disparaissent vite. La surprise tient du scénario et du revirement de situation en deuxième partie de film. Une idée fraîche et nouvelle qui démontre un scénario poussée en avant, rendant l'histoire plus intéressante qu'un simple film sur des fantômes.
Le rythme est constant, il faut rester vigilant, les yeux rivés sur l'écran afin de ne rien louper de ce qui peut arriver.
Les acteurs nous offre une très bonne prestation qui démontre leur talent déjà vu dans d'autres films.


Alors oui j'ai vraiment flippé en voyant ce film, je n'ai pratiquement pas dormi de la nuit, et je l'ai trouvé bien mieux que Poltergeist et L'Exorciste réunis, qui eux font plus rire qu'autre chose.

11 juil. 2011

2 Soeurs

Film coréen

Date de sortie: 2004

Réalisé par: Kim Jee-Won

Avec: Im Soo-Jung, Moon Geun-Young, Kim Kab-Su

Durée: 1h59

Genre: Drame

Titre original: Janghwa, Hongryeon

Synopsis: Su-Mi et Su-Yeon, deux soeurs, rentrent chez elles. Leur belle-mère les accueille mais Su-Mi l'évite volontairement et Su-Yeon semble en avoir peur. Un jour, le frère de la marâtre et sa femme leur rendent visite.
Pendant le dîner, elle aperçoit un fantôme et des événements étranges se produisent. Le fantôme d'une petite fille hante en effet la maison. Les oiseaux meurent.
Persuadée que leur mort est due aux agissements de Su-Yeon, la belle-mère l'enferme dans un placard. Le conflit entre la marâtre et les deux jeunes soeurs ne fait que commencer...



Ce film est un drame psychologique, tellement complexe qu'il faut au moins le voir deux fois pour comprendre ce qui s'est passé. L'ambiance est oppressante, on se retrouve dans une grande maison à l'écart, où il fait bien trop sombre à mon goût tandis que dehors le soleil baigne de sa lumière les alentours. Le film est parsemé de longs silences qui nous mettent mal à l'aise. Les relations entre les différents protagonistes semblent tendues. Le comportement de la belle-mère est plus qu'étrange dans certaines scènes. Le film inclue des flashbacks rapides, ne permettant pas de comprendre le drame en lui-même, nous perdant encore plus dans ces méandres psychologiques.
Sur fond de drame familial vient s'ajouter un fantôme, apparaissant de temps en temps, classant le film dans le répertoire des films d'horreurs. L'horreur n'est pas vraiment présente, on sursaute rarement, le fantôme n'apparaît pas tant que ça, et alors qu'on attend enfin une explication à sa présence, son identité, rien n'est vraiment dit. On suppose sans être sûr. Une certaine déception nous envahit quand, à la fin, alors que le film se dit horreur, on attend une fin au paroxysme de l'horreur, rien.... au moins le réalisateur tente une explication sur le drame, nous faisant comprendre les comportements étranges survenus plus tôt.


Malgré tout, ce film reste une très bonne réalisation, les personnages sont travaillés et le jeu des actrices excellent. Je vous le conseille.

Maléfices

Auteur: Maxime Chattam

Titre Original: /

Traducteur: /

Edition: Michel Lafont

Genre: Thriller

Date de parution:  2004

Résumé: Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l'Oregon. C'est d'abord un employé de l'environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel... Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d'effraction dans les maisons... Et puis se répand une épidémie singulière : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s'accumulent et la psychose s'intensifie. Et s'il n'y avait qu'une seule personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. On commence à murmurer le pire : et s'il n'était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O'Donnel vont mener l'enquête, entrer dans la toile et faire face à l'impensable. Une nouvelle génération de tueur.



Il est inutile d'avoir lu les deux romans précédents pour comprendre celui-ci. En effet, même s'ils s'agit des mêmes personnages (Joshua Brolin et Annabelle O'Donnel), l'histoire est complètement indépendante.

Chattam frappe là où ça fait mal, en reprenant le thème des araignées, l'une des pires peurs universelles. Il y ajoute des disparitions de femmes, des cadavres vidés de toutes substances et vous avez un excellent thriller qui vous donnera quelques frayeurs arachnéennes. L'écriture reste fluide, comme dans ses précédents romans, et ne nous laisse aucun moment de répit. Le suspens est présent dès les premières pages, nous tenant en haleine en jouant avec des faux semblants et des rebondissements intéressants.

L'auteur nous dépeint des scènes avec un réalisme à faire froid dans le dos, quitte à nous mettre mal à l'aise dans une scène des plus terribles. Excellent conteur, Chattam arrive une fois encore à nous plonger dans le monde des serials killers avec une aisance époustoufflante.

Quant au personnage de Joshua Brolin, il évolue encore pour enfin trouver une stabilité tant recherchée dans cette trilogie.


Ainsi la boucle est bouclée, et on regrette presque que cette trilogie se termine.

In Tenebris

Auteur: Maxime Chattam

Titre Original: /

Traducteur: /

Edition: Michel Lafont

Genre: Thriller

Date de parution: 2003

Résumé: New York, hiver 2002 : on a retrouvé une femme atrocement scalpée. Détective de Brooklyn, Annabel O'Donnel enquête : la victime a été droguée à l'Ativan, un somnifère et obtient l'adresse de Lynch, un grand acheteur d'Ativan qu'elle surprend chez lui à réaliser des perruques avec des scalps humains ! Lynch abattu, Annabel découvre, des cadavres putréfiés et les photos de personnes disparues. Tandis que sur le mur, des lettres de sang glorifient Caliban, Annabel retrouve un texte énigmatique et reçoit l'aide de Joshua Brolin, un profileur : selon lui, Lynch n'agissait pas seul...


Ce livre est encore meilleur que le premier. Chattam a repris ce qui avait fait son succès, avec une histoire bien morbide à souhait qui pourrait presque nous faire tourner parano. La forme reste classique, nous offrant un pur thriller où nous suivons les personnages principaux dans leur enquête, essayant de deviner comme eux la signification des indices trouvés. L'écriture est fluide, et là où on pouvait trouver quelques lourdeurs dans L'Ame du Mal, ici ce n'est plus le cas. On sent que l'auteur a évolué dans son style et son écriture et on plonge encore plus facilement dans l'horreur qu'il nous dépeint. Certains passages sont difficiles, car terrifiants.
A cela s'ajoute les différences de points de vues, tantôt celui de Joshua, tantôt celui d'Annabelle, voire celui d'une jeune disparue, ce qui confère une impression de temps qui presse. Ce qui est le cas.
On assiste à une descente aux Enfers des plus surprenantes, avec des révélations étonnantes qui font froid dans le dos. Le thème important, qui n'est révélé qu'à la fin, est déroutant, dérangeant et immonde. On se croirait réellement en Enfer.
Pour terminer, il faut ajouter le fait que les personnages sont une fois de plus très bien travaillés, surtout Joshua. Il y a une évolution par rapport au précédent livre, qui rend le personnage humain et complexe. Annabelle est elle aussi bien réussi, vraie flic qui en veut et va jusqu'au bout de ses enquêtes. C'est un personnage attachant et fort crédible.


En d'autres mots, c'est un thriller qui se dévore rapidement et qui est pour moi un incontournable du genre.

L'Ame du Mal

Auteur: Maxime Chattam

Titre Original: /

Traducteur: /

Edition: Albin Michel

Genre: Thriller

Date de parution: 2002

Résumé: Pas plus que sa jeune assistante, l'inspecteur-profileur Brolin ne pense que les serial killers reviennent d'outre-tombe. Fût-il le monstrueux bourreau de Portland qui étouffait et vitriolait ses victimes avant de les découper avec précision. Mais le bourreau est mort et le carnage se poursuit, identique : un même rituel horrible. Le nouveau tueur agit-il seul ou fait-il partie d'une secte ? Pure sauvagerie ou magie noire ? Brolin a peur. Cette affaire dépasse tout ce qu'on lui a enseigné. S'immerger complètement dans la psychologie d'un monstre, le comprendre afin de le cerner et de prévoir ses crimes, devenir un monstre soi-même, tels sont les moindres risques de son métier. On dit au FBI qu'il s'en faudrait d'un rien pour qu'un bon profiteur aille rejoindre la galerie de ses pires clients. Peut-on impunément prêter son âme au mal ?


J'ai trouvé ce thriller totalement captivant, pourquoi? Et bien d'abord pour son histoire. On suit l'enquête au moment même où elle se déroule (certes comme dans tout thriller), on reçoit les informations au compte goutte, nous décrivant les avancées d'une enquête, son lot d'espoir mais aussi de désillusions. De plus j'aime cette particularité de Brolin: ancien du FBI devenu inspecteur de police, il met au service de ses enquête son aptitude de profiler, à savoir sa faculté à se mettre dans la peau d'un tueur. Et c'est prenant, parce que là, à la différence de ce que l'on peut voir à la télé, on est dans la tête de Brolin, et donc du tueur. On entre dans l'antre du mal.
L'histoire est intéressante et se découpe en 5 parties dont une se passe dans le passé. La suite se déroule avec un premier serial killer, le Bourreau de Portland, et continue avec.... le fantôme du Bourreau qui serait revenu d'outre-tombe?? 
Le suspens est là, bien présent dès le début. Jamais ou presque on voit le point de vue du tueur. Il est en retrait si on veut. Ce qui est important c'est l'évolution de l'enquête avec ses personnages principaux, flics, civile, scientifiques.
D'ailleurs Chattam attache une grande importance à la criminologie ainsi qu'aux détails des éléments scientifiques. On apprend beaucoup de choses à travers cette lecture, ce qui parfois peut rendre un peu long certains passages, mais cela reste rare. En effet l'auteur fait preuve d'une grande fluidité dans ses descriptions qui permettent aux lecteurs de bien se représenter la scène.
Ainsi on vit l'instant décrit avec les personnages, on ressent la pression qui envahit nos héros mais qui nous envahit également avec cette peur de retrouver à nouveau un cadavre, et cette description de l'horreur qu'il aurait subit. On plonge dans un monde de ténèbres mais on est tellement pris que l'on dévore ce livre en un rien de temps.


Je terminerais avec cette note de l'auteur lui-même: "La réalité dépasse la fiction. Après ces deux années j'ai découvert que mes parents et que tous les parents du monde avaient menti à leurs enfants : les monstres existent. Sans faire l'apologie de l'horreur, j'ai tenté d'écrire ce roman en étant le plus près possible de la réalité. C'est sans doute cela le plus effrayant."

10 juil. 2011

L'affaire du Dahlia Noir

Auteur: Steve Hodel

Titre original: Black Dahlia Avenger

Traducteur: Robert Pépin

Edition: Poche

Genre: Policier, Enquête réelle

Date de parution: 2004

Résumé: Janvier 1947... le cadavre d'Elisabeth Short est retrouvé à Los Angeles, découpé en deux et mutilé. Cette jeune fille de 22 ans est par la suite plus connue sous le nom du Dahlia noir, et son affaire défrayera la chronique pendant un long moment, alimentant encore aujourd'hui l'imagination de certains. Qui s'est-il passé après sa sortie de l'hôtel Biltmore? Pourquoi fut-elle torturée à ce point?
Tant de questions qui restèrent sans réponses... jusqu'à ce que l'ancien policier Steve Hodel enquête sur cette mort en 1999.


Black Dahlia Avenger est le récit de l'enquête qu'a menée ce policier. Il nous dévoile au fil des pages le tueur, sa personnalité, des indices qui feraient office de preuves face à un jury. Son avis sur la question? Son propre père serait le tueur, et le meurtre de Beth Short ferait partie d'une série d'autres meurtres commis sur des femmes vers la fin des années 40.
Pas d'inquiétudes, je n'ai rien spoilé, puisque l'identité du tueur est suggérée sur la quatrième de couverture. Steve Hodel nous décrit le cheminement de son enquête, avec support image en ce qui concerne ses pièces à conviction.
Personnellement j'ai trouvé le livre long, on se perd à force de venir, puis revenir à un sujet. Il n'y a pas de réel fil conducteur, à part celui de démontrer que son père est bel et bien le tueur. Les déductions sont intéressantes, mais la partie la plus absorbante reste la fin: car Hodel a fait part de ses conclusions au LAPD et demandé qu'on enquête à la lumière des nouveaux indices.

Je vous laisse le lire si vous voulez savoir s'il a réussit ou pas à convaincre les inspecteurs à terminer cette enquête.


L'Orphelinat

Film espagnol/mexicain

Date de sortie: 2008

Réalisé par: Juan Antonio Bayona

Avec: Belén Rueda, Fernando Cayo, Roger Princep etc.

Durée: 1h46

Genre: Fantastique, Drame

Titre original: El Orfanato

Synopsis: Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d'autres enfants qu'elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l'intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l'imagination de Simon, qui commence à se livrer à d'étranges jeux avec "ses amis"... Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l'univers de Simon, convaincue qu'un mystère longtemps refoulé est tapi dans l'orphelinat...



Ce film réussit à créer son petit effet avec notamment quelques clichés du genre qui fonctionnent à merveille: une grande maison ayant abritée des enfants auparavant et qui se trouve à l'écart, des bruits étranges dans cette immense demeure, une vieille femme bizarre que personne ne connait et qui semble en vouloir à l'enfant. Bayona nous plonge dans l'univers de cette famille avec une technique efficace: des plans larges avec une caméra qui se déplace lentement, prête à montrer aux spectateurs un monstre sorti de l'obscurité, alternée avec une réalisation plus intimiste, en particulier au début pour la présentation des personnages.
L'intrigue se mélange à un jeu de piste qui atteint son apogée à la fin, avec la révélation qui ne peut qu'étonner. Cette fin contraste avec le rythme du film qui monte en adrénaline, mais elle reste largement correcte, nous offrant une réponse des plus plausibles.
Le thème du film se concentre sur la disparition d'un enfant dans une famille, le refus d'abandonner des parents en ne sachant où se trouve leur enfant. Mais c'est surtout la lutte d'une mère prête à croire et tenter l'impossible afin de retrouver l'être aimé. Jusqu'où seriez-vous prêts à aller?? Voilà ce que ce film démontre, avec justesse, en incluant une bonne part d'humanité souvent absente de films d'horreurs ou thrillers.

En somme, j'ai passé un excellent moment, on entre facilement dans l'atmosphère du film, essayant aussi de trouver des réponses.

A voir.

9 juil. 2011

Echo Park

Auteur: Michael Connelly

Titre original: Echo Park

Traducteur: Robert Pépin

Edition: Seuil

Genre: Policier, Thriller

Date de parution: 2007

Résumé: En 1993, la jeune Marie Gesto disparaît à la sortie d'un supermarché d'Hollywood. L'affaire est confiée à l'inspecteur Bosch, qui ne peut la résoudre, la victime n'ayant jamais été retrouvée. Treize ans plus tard, soit en 2006, Bosch reçoit un appel lui signalant qu'un suspect accusé de deux meurtres de femmes particulièrement ignobles, dont celui de Marie Gesto, est prêt à passer aux aveux moyennant un recours à la procédure du 'plaider coupable' qui lui éviterait la condamnation à mort. La tâche de Bosch consiste donc à recueillir ces aveux et à vérifier si l'assassin n'est pas en train de blouser l'appareil judiciaire afin d'éviter la piqûre.






Excellent roman qui nous dépeint une fois encore un flic introverti qui tente par tous les moyens de trouver la vérité. Il est tenace et ne lâche jamais rien, quitte à faire fi de sa hiérarchie. Connelly nous livre ici une histoire qui nous montre les enjeux d'une enquête d'un point de vue politique; la rencontre entre deux univers (politique et policier).

Le livre commence doucement, et se découpe en 3 parties:

- le flash back sur la disparition de Marie Gesto;

- la plus longue partie sur la vérification des aveux de l'assassin détenu;

- la révélation sur toute l'affaire.



Ce roman nous livre donc une très bonne intrigue, nous faisant suivre les doutes de l'inspecteur, sa ferveur dans sa recherche de la vérité. L'écriture de Connelly est entrainante, il semble presque qu'il décrit un bon polar qu'il aurait vu à la télé. On retrouve une bonne palette de personnages qui sont assez bien travaillés, surtout dans la présentation de leurs motivations, et le tueur semble presque sympathique. Le rythme de l'écriture s'intensifie au fil des pages, nous offrant des scènes clés et des dialogues acérés.

Ce roman propose également une certaine réflexion sur le thème de la peine de mort, nous encrant dans la réalité du système judiciaire américain de nos jours.


Excellent polar qui se laisse lire facilement.

5 juil. 2011

X-Men First Class

Film américain

Date de sortie: 2011

Réalisé par: Matthew Vaughn

Avec: James McAvoy, Michael Fassbender, Kevin Bacon, Jennifer Lawrence, Rose Byrne, Oliver Platt etc.

Durée: 2h10

Genre: Action, Science-Fiction

Titre françaisX-Men Le Commencement

Synopsis: Avant que les mutants n'aient révélé leur existence au monde, et avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils n'étaient encore que deux jeunes hommes découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Avant de devenir les pires ennemis, ils étaient encore amis, et travaillaient avec d'autres mutants pour empêcher la destruction du monde, l'Armageddon. Au cours de cette opération, le conflit naissant entre les deux hommes s'accentua, et la guerre éternelle entre la Confrérie de Magneto et les X-Men du Professeur X éclata...
X-Men : le commencement nous entraîne aux origines de la saga X-Men, révélant une histoire secrète autour des événements majeurs du XXe siècle.




 Ce dernier X-Men est un pur régal, qui relève le niveau de la saga après les échecs de L'affrontement Final et Wolverine. Il débute comme le premier X-Men, et pour cause, on dirait une réplique exacte de la scène d'ouverture du premier film de la saga: un début dans un camp d'Auschwitz, la séparation entre Erik et ses parents par les nazis, la découverte des pouvoirs d'Erik avec l'image du portail. Cette similitude va jusqu'à se retrouver dans la musique, puisque c'est la même qui est utilisée - hommage au compositeur du premier film mort en 2003??Mais la similitude s'arrête ici. En effet le film se concentre sur la jeunesse de nos mutants préférés, dont notamment les deux plus grands: Charles Xavier et Erik Lenhsherr, tout cela sur fond de guerre froide et crise de Cuba et des missiles. Le monde est au bord de la 3ème Guerre Mondiale et les mutants sont la dernière chance des humains pour stopper cette folie.

Cette tentative de donner un effet de réalisme rend le film prenant, grâce aux images d'archives (Kennedy parlant des missiles russes en partance pour Cuba).
Le film est bien rythmé, ne laissant aucune place à l'ennui. Les personnages sont touchants, attachants, de par le fait que ce sont de jeunes adultes se cherchant, en prise à une crise d'identité. La relation Charles/Erik est intéressante, on voit enfin ces vieux frères en amis, avant de découvrir ce qui les séparera. Il y a une portée humaine dans ce film.
Les scènes d'actions sont impressionnantes, jouant sur les pouvoirs des mutants tout en évitant de tomber dans le grotesque. Leurs aptitudes servent aux scènes d'action et non l'inverse. Tout cela accompagné par une bande son intéressante.
Quant au choix des acteurs, du nouveau fait vraiment du bien. Ces acteurs nous offre une prestation des plus authentiques et incroyable. Mention spéciale à James McAvoy et Michael Fassbender qui reprennent avec brio les rôles de Patrick Stewart et Ian Mckellen.


En résumé, ce film nous offre un X-Men à la hauteur de nos attentes.